Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 18:46

Les contradictions du Coran ne le sont qu'en apparence et s'expliquent par l'histoire de ce livre et de son prophète "Muhammad".

Le Coran invite " au respect des gens du livre", c'est à dire ceux qui ne tiennent pas Mahomet pour son prophète s'en tenant à l'enseignement de la Thora pour les juifs, les évangiles canoniques et le pentateuque(Torah) pour les chrétiens. Les chrétiens sont cités comme les "meilleurs amis des croyants", "ils reconnaissent la larme à l'oeil le consolateur " l'évangile de St jean est pris en référence; le prophète est présenté comme "le consolateur", terme par lequel le Coran désigne le "paracletos" , consolateur promis par Jésus à ses disciples dans St Jean, mais qui est "un esprit vivant de Dieu qui demeurera au sein des disciples, leur permettant de comprendre ce qu'ils n'ont pas encore compris".(voir ci dessous la bible mentionne t-elle Muhammad).

Mais d'autres sourates invitent aux crimes ou à la haine: "les juifs sont les pires ennemies des croyants", "les juifs et les chrétiens sont amis les uns des autres", "ceux qui croient à la sainte trinité(trois personnes, Dieu, Jésus, le St Esprit, en une seule) sont des polythéistes", "les polythéistes sont des paiens", "brulez les païens".

Comment expliquer ces contradictions?

Le Coran, tout comme les livres bibliques, n'est pas un livre unique, monolithe comme la tradition musulmane veut nous le faire croire, mais lui aussi un recueil de textes d'origine et d'âge différent(voir ci dessous "le Coran aux trois visages"). D'autre part le prophète est désigné par le terme passif Muhammad qui signifie "le bien aimé" , terme qui désignait Jésus ("celui ci est mon fils bien -aimé") dans les évangiles. Les auteurs du "Coran aux trois visages" nous font remarquer que le terme Muhammad n'est écrit que 4 fois dans le Coran, contre 150 fois pour Moïse, 40 fois pour Jésus, Marie 28 fois, dans les autres cas, il s'agit d'ajouts, Muhammad étant écrit entre parenthèse, idem pour le mot Coran.

La lecture des ouvrages de Frère Bruno(ci dessous) nous apprend que dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, les tribus arabes deviennent chrétiennes. D'autre part le Coran d'origine est le plus vieux texte connu écrit en langue arabe, ce qui explique que selon la tradition musulmane "le Coran est apparu en même temps que son prophète dans une langue merveilleuse", l'arabe écrit. L'examen des lettres arabes montrant à la fois une origine grec et araméenne, il semblerait que l'arabe écrit fut instauré par des chrétiens pour convertir les tribus arabes. On retrouve d'ailleurs des emprunts aux chrétiens syriaques(voir le Coran aux 3 visages), le mot Ramadan en syriaque signifiant "cendre" et donc évoquant le "jour des cendres", entrée en carême des chrétiens, le mot sourate signifiant "cantique".

Dans le "Coran aux trois visages" est pointé du doigt notamment le fait que l'auteur du Coran n'est pas clairement désigné, pas de citations des compagnons ou des femmes e Mahomet(contrairement aux hadits, écrits postérieurs au Coran, décrivant entre autre, la vie du prophète en détail)., peu de précision sur les lieux ou les dates contrairement aux récits bibliques. Selon certains spécialistes cela s'expliquerait par le fait qu'1/3 du Coran est constitué de prières chrétiennes, prières nazaréennes(Jésus était surnommé "le Nazaréen) judéo - chrétienne, à cette époque, les chrétiens étant en majorité d'origine juive. D'autre part, les nombreux commentaires des sourates dans le Coran, date de la même époque que les hadits, comme si ces commentaires avaient pour but de légitimer les hadits.

Tous les auteurs ci dessous s'accordent pour dire que dans le Coran il n'est fait nulle part allusion à la Mecque mais à Jérusalem.Citons l'abbé Bruno de Jésus:

"Lorsque l’auteur du Coran promet à « ceux qui croient » de les faire entrer dans des « jardins » où les fleuves couleront « de dessous » (min tahtihâ; IV 13 et passim), l’expression correspond très précisément au système d’irrigation des « jardins » de Jérusalem appelés par les chrétiens « paradis », situés au sud-ouest de la ville à l’époque byzantine. Sur le plan, les « citernes » désignent de petits réservoirs souterrains.
Bakka (III 96) désigne la vallée située au sud-ouest de Jérusalem.
LaGéhenne (jahannam; II 206 et passim), située au sud, en prolongement du val debâkâ’, offre un contraste saisissant avec le « paradis » des « jardins ». Transformée en décharge publique où un feu permanent consumait les déchets, la « géhenne du feu » (Mt 5, 22; 18, 9) est le symbole du châtiment éternel (IV 14, 93).
LaKa’ba (V 95) est un monument situé sur le chemin qui, de la sainte Sion, lieu de la « dormition » de la Bienheureuse Vierge Marie, mène à son « tombeau », à Gethsémani.

Ajoutons que tous les géographes de l’antiquité ignorent La Mekke. La légende qui en fait le lieu de naissance de l’islam n’a donc pas le moindre fondement historique et constitue un énorme anachronisme."

Maintenant voyons comment l'histoire peut nous aider à démêler l'écheveau des contradictions dans le Coran:

Reprenons pour cela l'analyse de Frère Bruno que l'on retrouve dans le Coran aux 3 visages également:

Si l’on récuse la légende musulmane postérieure, pour s’en tenir au texte du Coran rapporté aux données attestées par l’histoire positive, une hypothèse s’impose : chef de l’expédition sarrasine qui se joignit à la coalition judéo-perse de 614, l’auteur a, tel Josué, conduit les enfants d’Ismaël à la conquête du « Pays » (II 11, 168), jusqu’aux « portes du Dieu » (II 158, 189), dénomination désignant respectivement le mont Scopus, éminence sise au nord de Jérusalem, d’où l’on découvre la Ville sainte comme d’un observatoire, d’une part, et une localité de la montagne de Juda, d’autre part. Ils ont « déferlé d’Arabie » (II 198), sont entrés dans Jérusalem (II 208). Tel un nouveau David, l’auteur, d’abord victorieux, fit obstacle au désir de domination universelle, tant des juifs que des chrétiens (III 151-152), non sans renouer cependant avec la grande politique théocratique d’Isaïe et avec son universalisme, mais pour asservir le monde aux enfants d’Ismaël.

En effet, l'Islam est inconnu des historiens à l'époque des premiers califes, on parle de "religion des ismaélites". En effet selon l'auteur du Coran, "Dieu fit alliance d'abord avec Ismaël", car selon la bible il est circoncis avant Isaac, et Ismaël est le patriarche des arabes issus de "la servitude" car né d'Agar, esclave égyptienne et d'Abraham, tandis qu'Isaac, issu d'Abraham et de sa première femme Saraï, est le patriarche des hébreux d'où le peuple juif est issus. Selon le Coran, les juifs sont indignes de l'alliance pour avoir à l'époque de Moïse, adoré le veau d'or et "tué les prophètes"(en fait Jésus et ses disciples), les chrétiens sont indignes pour avoir cru en la sainte trinité. C'est donc aux arabes qu'il appartient d'être le peuple élu, le conquérant qui établira le royaume de Dieu. Hors, l'expédition après une première victoire, est une défaite, l'autorité du 3e temple de Jérusalem(la mosquée du Rocher, la plus ancienne mosquée, aurait ce rôle là) ne peut être établit définitivement. De la même manière que les turcs vaincus par les russes rendront responsables les arméniens, car un peuple élu ne saurait perdre, chrétiens et juifs sont tenus pour responsables de cet échec! Le Coran n'institue pas l'Islam, la loi des ismaélites dominant, et la Mecque cité de Dieu, mais le laisse pressentir: le Coran console les vaincus "vous étiez au bords d'un gouffre de feu", faisant allusion à la vallée de la Géhenne, vallée des idôles avant le roi Josias(-600), aux abords de Jérusalem et où un brasier permanent brulant les immondices de la ville était entretenu à l'initiative du roi Josias. Ce passage du Coran semble sous entendre que cette défaite était une volonté de Dieu, sa cité ne pouvant exister à coté d'une telle vallée. La Mecque était une riche cité commençante, la main mise sur elle par les ismaélites assurerait leur prospérité, et en devenant le centre religieux des ismaélites, les commerçants de la Mecque, à l'instar des villes moyenâgeuse d'Europe enrichit par les pélerins lorsqu'une cathédrale y était construite. Une alliance d'intérêts réciproques entre ismaélites et commerçants de la Mecque a pu donc être conclu, les juifs et les chrétiens passèrent du statut d'alliés à celui d'asservis, et sur les deux tribus juives de la Mecque, qui sans doute s'opposèrent à cet asservissement, l'une fut massacrée, l'autre chassée.

Les louanges dans le Coran des chrétiens, le respect des juifs, ou inversement le rejet jusqu'au crime des uns et des autres, sont donc a replacer dans un contexte historique, le jugement de l'auteur du Coran(ou des auteurs?) varie donc selon des considérations politiques, et les considérations religieuses ne viennent qu'en second plan pour les appuyer, puisque l'ambition du (ou des) auteur(s) du Coran est d'établir une théocratie. Dans le Coran, "Muhammad", qualificatif("bien aimé") semble désigner aussi bien l'ange Gabriel que Jésus, et est que 4 fois dans le texte, les autres sont des ajouts, entre parenthèse, assimilant ainsi l'auteur du Coran, un chef ismaélite, à Jésus dont la nature, selon le Coran est humaine, mais parfaite car créé par le verbe de Dieu. Une conception de Jésus(et de Marie également) qui est celle des moines nestoriens, considérés eux aussi comme véritables croyants, persécutés par Bizance, et qui donc selon "le Coran aux trois visages", furent les alliés des Ismaélites dans la conquête d'Egypte arrachée à l'empire bysantin.

La conclusion de tout cela est simple: un musulman qui veut vivre dans une république laïque, doit expurger du Coran les jugements de valeurs pris pour des considérations politiques d'une théocratie, régime égalitaire certes, mais basé sur un ordre divin misogyne. Et si l'histoire religieuse doit être enseigné, le meilleur outil à cet enseignement me semble être un ouvrage comme "le Coran aux trois visages".

Partager cet article

Repost 0
Published by marie-jeanne jourdan - dans sociologie
commenter cet article

commentaires

Ismael 18/05/2016 10:59

Il y a un minimum de connaissance (quand même) mais beaucoup de désinformation et d'analyses non objectives. Vous n'avez pas lu le Coran visiblement pour essayer de le comprendre, surtout dans son originalité. Vos arguments qui vont à contre sens du Coran (sans jeux de mot) ne tiendraient pas dans un débat avec un mou'atezil .
Bonne journée

voyance gratuite par mail 03/09/2015 12:49

Un site adorable que je viens de découvrir par hasard, bravo !!

auteur 05/05/2015 15:38

merci

Voyance gratuite mail 04/05/2015 11:52

Mes vives félicitations pour votre site! Ça m'a beaucoup aidé et plu, surtout que tous vos partages sont intéressants. Longue vie à votre site. Surtout ne vous découragez jamais ; votre blog est vraiment au top !

voyance gratuitement 19/03/2015 10:56

Félicitation pour votre site! Vraiment, il est génial et comme j'ai vu dans les premiers posts c'est vrai que partages et interface du site sont vraiment une aubaine pour bosser le style. Vraiment un grand merci !

Présentation

  • : Le blog de marie-jeanne jourdan
  • Le blog de marie-jeanne jourdan
  • : sociologie, comment bâtir un monde viable avec les menaces planétaires qui pèsent sur le monde de demain.
  • Contact

Profil

  • marie-jeanne jourdan
  • formation:médecin
centres d'intérêts:histoire et étude des religions,écologie,sociologie. 
écrivain:auteur de "plaidoyer pour un monde viable"(commande aj56@live.fr)-sociologie- et "le temps des révélations" roman à thèmes, chez publibook
  • formation:médecin centres d'intérêts:histoire et étude des religions,écologie,sociologie. écrivain:auteur de "plaidoyer pour un monde viable"(commande aj56@live.fr)-sociologie- et "le temps des révélations" roman à thèmes, chez publibook

Recherche

Pages