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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 21:53

Une commission de l'assemblée nationnale doit statuer sur les règles de la "bio-éthique" ou les limites que fixe la loi en ce qui concerne l'exploitation de matériaux biologiques, que ce soit dans le domaine médicale ou de la recherche ou de l'assistance médicale à la procréation. Si vous vous rendez sur le site de l'assemblée nationnale vous trouverez les décrets déjà établis de cette commission.

 

- C'est ainsi que j'ai lu que le don d'organe de son vivant devait être le fait de personnes entretenant "un lien affectif". Je me suis alors demandé si ce don personnalisé pouvait aussi concerner le don des gamètes qui dans ce cas pourrait faire exception à l'exigence de l'anonymat dans ce cas là:
ex: si ma soeur avait été stérile(ou l'inverse), c'est sans problème que je lui aurait donné mon ovocyte car notre héritage génétique est le même. Si mon mari eut été stérile, j'aurais aimé bénéficier d'un don de gamètes d'un homme de sa famille proche, on pourrait d'ailleurs préserver un relatif anonymat en prenant deux frères ou père et cousin germain, les donneurs étant proposés par le mari. Je sais qu'un psychiatre pourrait y trouver à redire car même un psychiatre, en bioéthique réagit selon ses propres critères culturelles.

 

Prenons le cas de la fécondation in vitro: elle eut ses détracteurs car dans un milieu sans culture scientifique, cela pouvait être assimilé à "fabriquer des enfants" comme des objets.

- Hors tout dépend de la culture familliale, la fécondation in vitro en fait, dans un milieu intellectuel sera vécu comme une fécondation naturelle, l'accompagnement au cours de la grossesse et lors de l'accouchement étant déjà fortement médicalisé.
- L'adoption est comlexe, pour être réussi il faut que non seulement l'enfant et ses parents "s'adoptent" , mais il faut aussi parfois qu'il y ait acceptation des grands parents sinon, un rejet de leur part sera mal vécu par les parents ou l'enfant.  Le recours au don de sperme,  donne l'impression à certains que l'enfant est l'enfant naturel de l'un et adopté de l'autre.

- Pour ce qui est du don de gamètes anonyme, l'enfant parfois aurait désiré avoir des renseignements sur son père biologique. Peut être pourrait-on donner à l'enfant des informations anonymes sur le groupe ethnique, sociale, culturelle de son père. Si un enfant éprouve ce besoin d'information, c'est qu'il se sent en partie "adopté" et veut se rattacher à une communauté pour son origine, ex: père nationnalité française, né à Genève, sport: foot, cadre commercial, fait un don pour telle raison, culture chrétienne, non pratiquant ect...A l'adolescence si on lui demande qui était son père, il pourrait avoir la liberté de répondre: "il était d'origine suisse, je ne l'ai pas connu, c'est mon père adoptif qui m'a élevé."

Mais précisément, pour certains, le don de gamète, c'est comme le don du sang, pour eux, sur le plan du caractère ou du développement intellectuel, tout est question d'éducation et des valeurs inculqués. C'est donc nier l'héritage génétique, nier l'origine animal de l'homme puisque ces mêmes personnes choisiront cependant un chien en fonction de sa race. 

Certes, il n'y a pas de chez l'homme de déterminisme cognitif par race du fait de la complexité de la nature humaine  qui fait de chaque homme une race à lui seul. Mais il n'en demeure pas moins vrai que chaque être humain se reconnait comme membre d'une famille de part les points communs physiques ou mentaux avec divers membres de sa famille. Certes, l'enfant s'il a une bonne relation avec le père qui l'a "reconnu", créera des ressemblances par mimétisme; mais dans certains cas, à l'adolescence, s'il "se cherche", s'interroge sur lui même, et si des questions restent sans réponse, il cherchera, à tort, à se reconnaître à travers une image paternelle, et parfois dans celle de son père biologique. D'autres enfants, certes, ne se poseront pas de questions, mais cela on ne peut le savoir avant la maturité de l'enfant.

 

- Reste bien évidemment les questions:

  • de l'insémination chez la femme lesbienne,
  •  la demande par des femmes stériles de par l'impossibilité de gestation ou par des homosexuels masculins d'avoir recours à une mère porteuse.

- Dans les deux cas se posent la question de "l'imprégnation culturelle" très jeune à l'homosexualité, un conditionnement que l'on peut comparé au conditionnement religieux qui fait que l'individu "hérite" des croyances de ses parents ou milieu éducatif.

- Bien souvent, on se trouve devant le fait accompli, il convient dans ce cas de nommer un parrain et une marraine civile, dans le cercle famillial si possible, hétérosexuels pour une garde alternée indemnisé par le parent.

- Dans le deuxième cas se pose la question d'une nouvelle forme de prostitution.




- Pour ce qui est de l'avortement thérapeutique, là encore question de culture.  Pour moi les choses sont simple, la grossesse c'est le film de l'évolution résumée: début un être unicellulaire, puis pluricellulaire, stade poisson, stade mammifère inférieur, mammifère supérieur, être humain à l'acquisition de la viabilité sans nécessité de réanimation, couveuse simplement. Mais c'est avant tout la promesse de la continuité de la Vie, la transmission d'un héritage génétique qui redonne vie à ceux qui l'ont précédé. J'estime que tout parent a droit et attend un enfant en parfaite santé, je respecte la vie, refuse l'avortement d'un embryon sain, dit non au nucléaire. Un enfant lourdement handicapé c'est accepter une vie faite de souffrances pour lui et ses parents et de lourdes conséquences également pour la fratrie.Un jeune enfant peut refuser de progresser de peur de voir un aîné handicapé accaparé toute l'attention de ses parents.

Il est arrivé qu'un des parents tue un nouveau né en qui ils ne reconnaissaient pas un enfant ou voulaient lui éviter de souffrir, la loi fait d'eux des criminels alors qu'un avortement thérapeutique leur permet de fonder une famille et transmettre la vie. Là encore, dans quel cas l'avortement thérapeuthique doit -il être envisagé, le dépistage de malformations doit-il entraîner une surveillance échographique multiples chez toutes les femmes, les avis divergent.

Certains parlent "d'eugénisme", de désir  "d'enfant parfait", cette surveillance déboucherait sur une augmentation d'avortement thérapeuthique.

Mais il est habituel qu'un nourrisson naisse sain, sans être amputé dès sa naissance d'un handicap pour lui même, sa famille, sa fratrie, et un enfant lourdement handicapé peut même décourager des parents à avoir un autre enfant, coupant ainsi le fil de vie inter-générationnel.

Ou encore, un parent choisira de devenir infanticide face à un handicap majeur, sera jugé comme criminel, alors qu'un avortement lui aurait permis de construire une famille heureuse.

Comment imposer à une famille un enfant qui parfois de par son déficit cognitif n'a plus rien de commun avec homo-sapien, quand dans le même temps, au nom de la nation, on sacrifiera des jeunes de 18 ans?


- Mais il semble contradictoire de s'interroger sur l'avortement thérapeutique quand on choisit la poursuite de l'exploitation de l'énergie nucléaire ce qui signifie clairement l'acceptation d'un risque de contamination radioactive pour la population. Si on refuse l'avortement thérapeutique et la surveillance pour dépistage qu'il impose, alors on prend le risque d'augmenter considérablement les anomalies génétiques qui parfois seront transmissibles en cas d'atteinte des gonades de sujets qui un jour seront parents(cas des enfants sans bras de soldats américains exposés à l'uranium appauvri en Irack.).

Ce choix énergétique a des implications aussi sur la surveillance prénatale.

 

Et  je terminerai ces interrogations par une autre interrogation: Quand le législateur s'astreint à répondre à des exigences individuelles au mépris de l'intérêt collectif, et quand l'homme politique accepte de prendre le risque de dégénérer l'espèce humaine, par contamination radioactive, en permettant la reproduction d'individus porteur de tares dominantes qui autrefois décédaient avant l'âge adulte sans l'aide de la médecine actuelle, on peut se demander où est passé l'esprit des lois qui privilégiait l'intérêt supérieur de la nation.

 

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Published by marie-jeanne jourdan - dans politique
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Merci beaucoup pour ce site et toutes les informations qu’il regorge. Je le trouve très intéressant et je le conseille à tous !
Bonne continuation à vous. Amicalement

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