Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 17:32

"Le mot âme vient du latin animalis qui signifiait animé et donna également le terme animal",

 

me dit un jour ma cousine Colette qui a conservé d'assez bons souvenirs de son apprentissage du latin qui à cette époque était encore enseigné aux élèves en primaire si les parents donnaient leur assentiment. Et c'est toute l'évolution psychologique des communautés monothéïstes actuelles, qui à travers ce terme latin traverse les âges pour nous parvenir et que nous allons développer ci dessous:

- Alors que l'homme n'était encore qu'un animal chasseur cueilleur, il sépara son univers en deux monde:
* il y avait ce qui bougeait, la proie qu'il traquait ou le prédateur qui le traquait ou des éléments naturels qui se comportaient comme des prédateurs, semblaient le poursuivre lui ou toute sa tribu pour l'anéantir: le feu, la rivière qui déborde, la source qui jaillit pour l'abreuver, l'éclair qui le terrasse, le vent qui le pousse ect...
* Et il y avait ce qui ne bougeait pas ou ne bougeait plus, la seule chose qui restait posée là pour l'éternité, les rochers, et tout ce qui finissait par disparaître, les morts, la flaque d'eau qui s'assèche, des arbres si vieux qu'ils semblaient éternels....Et ce qui ne bougeait plus fut assimilé à l'état de mort. D'ou les légendes de personnages inconsolables que les dieux changèrent en pierre ou en arbres.

(l'arbre est assimilé plutôt à la vie endormie, le sommeil permettant l'oubli de la souffrance, sauf de temps en temps par les cauchemards, et chez l'arbre le bruissement des feuilles qui semblent un long sanglot: la poésie était née).

 

- Probablement là encore le phénomène volcanique joua un rôle dans cette conception:

la montagne vivait, les forêts s'agitaient sous le vent, la neige dévalait la pente en avalanche, lors d'orage, les pierres roulaient sous vos pieds et l'eau des torrents vous emportait quand la montagne était en colère et manifestait sa colère par le grondement du tonnerre et les éclairs qui semblaient chercher à vous tuer. Mais quand la montagne s'avérait être un volcan, que l'on ressentait les vibrations du séïsme, c'était un géant qui sortait des entrailles de la terre, dévalant la pente sous forme de lave dont la puissance dévastatrice laissait un traumatisme collectif qui se transmettait d'une génération à l'autre. Sans doute des hommes ou animaux fossilisés par la lave furent à l'origine du mythe de l'homme changé en pierre, soit pour punir un mauvais personnage, soit pour supprimer une souffrance insurmontable chez un personnage bon. D'où les mythes grecs des titans emprisonnés sous terre par Zeus, le Dieu du mont Olympe qui lance des éclairs quand il se sent outragé et qui sont fabriqués par Vulcain, Dieu dont la forge est souterraine et qui est au service de Zeus.

 

- Mais pour comprendre comment naquit l'idée que la passage du vivant lié au mouvement, à létat de mort et de l'absence de mouvement, se fait par la séparation du corps et de l'âme, il nous faut plonger dans les légendes de Perse et les textes des tablettes sumérienne de l'épopée de Gilgamesh pour le comprendre:

 

"Avant le temps, il n'y avait rien. Rien que deux sortes d'eau, qui coulaient côte à côte, sans rives, sans rien. Ces deux eaux ne se mélangeaient pas. Chacune avait une divinité pour la gouverner:
L'eau douce obéissait au Dieu Apsou, l'eau salée à la déesse Tiamat; et Tiamat était l'épouse d'Apsou. Cet état des choses dura longtemps. Mais comme le temps n'existait pas, il est impossible de dire combien d'années, de siècles, ou de dizaines de siècles...
Tiamat et Apsou engendrèrent un fils et une fille Lahmou et Lahamou, dont nous ne savons pas grand chose, sinon qu'ils engendrèrent à leur tour Anshar et Kishar... avec Anshar et Kishar, le frère et la soeur, il y eut un haut et un bas: le monde prenait forme et le temps commença à couler à son tour. Le temps n'est pas un Dieu, mais le sentiment que les Dieux ont d'eux mêmes. Anshar contenait tout ce qui est en haut, et Kishar tout ce qui est en bas. C'était déjà l'ébauche d'un ciel et d'une terre, d'un monde des Dieux et d'un monde des hommes. Anshar et Kishar eurent un seul enfant, un fils nommé Anu, qui prit possession du ciel: avec lui apparurent le firmament , chargé d'étoiles, cette voûte de cristal transparent et bleutée, sombre la nuit et transparent le jour, à laquelle tout ce qui est sur terre se trouve rattacher par des liens mystérieux. Anu règnant sur le ciel, engendra à son tour un seul fils: ce fut Ea. Avec Ea, l'univers connut une force nouvelle, et ce fut l'esprit....il était "Celui qui connaît". En lui se trouvait contenu, de façon mystérieuse, tous les êtres qui avaient existés jusque là. Il n'y avait plus de secret dans le monde, car Ea connaissait tout.
Dès lors, les générations divines se succédèrent avec une grande rapidité. Il naquit des dieux en grand nombre, chacun incarnant une qualité d'Ea. Il y eut le dieu de la Guerre, la déesse des fileuses, le patron des artisans, celui des moissonneurs,celui des bergers, les divinités des sources et celles des montagnes. Ea par sa seule pensée, concevait les êtres à venir, et chacune de ses pensées était un Dieu qui naissait.

 

Ce texte magnifique par la poésie, la sagesse qu'il renferme, est un héritage spirituel d'Uruk à l'époque de la première dynastie qui remonte vers 2700 à 2500 av J.C. Hors les tablettes d'argile des premières cités sumériennes, Uruk en ce qui concernel'épopée de Gilgamesh, et Ur qui fut la cité originaire d'Abraham, père des croyants dont l'épopée est compté dans le livre biblique de la génèse, décrivent également un déluge identique au déluge biblique et dans un article précédent( Eden, le paradis terrestre du livre de la génèse était en Arménie occidentale.   ) nous avons montré que ce déluge correspond probablement au cataclysme qui il y a plus de 7000 ans fut à l'origine de la formation de la mer noire par rupture de la barrière rocheuse du Bosphore qui permit l'invasion d'un ancien lac d'eau douce d'une vallée qui était en dessous du niveau des eaux de la mer Egée par ces mêmes eaux et donc que les rescapés de ce cataclysme furent les fondateurs des deux premières cités sumériennes Ur et Uruk.

 

- Voyons maintenant comment le traumatisme collectif engendré par ce cataclysme provoqua une réflexion mystique apportant une réponse mythique au tout début d'une réflexion philosophique engendrée par le sentiment d'anéantissement, d'extinction d'espèce par la disparition du lac et des cités lacustres l'entourant, il y a plus de 7 millénaires. Appelons notre premier philosophe: Umnapishti, nom du "héros du déluge" des tablettes sumérienne, un personnage qui pourrait correspondre à notre Noé biblique.

Il était l'héritier de cette civilisation prédéluvienne vivant au bord d'un lac vivant "Eden" pourrions nous l'appeler en se référant à la bible, et d'Eden sortait quatre fleuves selon la génèse. Homo sapiens devint homme quand il prit conscience que le corps était animé par les pensées d'un "esprit" et par conséquent, tout ce qui bougeait était vivant, et tout ce qui était vivant était animé par un "esprit" qui prit le nom de Dieu lorsqu'il s'agissait d'un esprit animant une force colossale de la nature, la mer, le volcan, le soleil ou le ciel, le vent ect...

Cette cité lacustre vivait essentiellement de pêche et donc ne connaissait ou ne s'interessait qu'à deux Dieux: celui du lac, l'eau douce, Apsou, et celui de la mer, Tiamat qui en fait était une déesse et l'épouse d'Apsou.

De ce temps là prédéluvien nous gardâmes un souvenir des croyances animistes existant encore de nos jours en Afrique qui ne connut pas le déluge. Ce souvenir, c'est "l'âme" nom de l'esprit qui animait les êtres humains.

Mais avant l'âme, apparut les Dieux secondaires, les nymphes des sources, le monde des dieux se hiérarchisa de la même manière que se hiérarchisa les premières cités sédentaires.

A de nombreuses reprises dans les récits bibliques on trouve l'expression: le peuple se leva "comme un seul homme", l'observation de ce qu'aujourd'hui nous appellerions "mouvement de foule" "esprit de corps", "communion" ..., amena la notion d'un esprit supérieur commandant aux esprits des individus de la même manière qu'il y avait pour les éléments des dieux et des dieux secondaires pour les sources, habitant les bois ect... Ainsi naquit Ea et sa progéniture de dieux de corps de métier. Et la chronologie de la naissance des Dieux, est celle de l'évolution psychologique de la tribu Adam de la cité lacustre. Adam observa que l'eau du lac se déversait dans un fleuve, et que ce fleuve se jetait dans la mer. De la même manière que la pluie du ciel semble féconder la terre, que ce qui sortait du sexe de l'homme fécondait la femme, l'eau douce était Apsou, Dieu masculin et le fleuve était son sexe et il fécondait la mer, la déesse Tiama qui était son épouse.

Ainsi, les peuples indo -ariens qui ont en commun la vénération d'un Dieu masculin, sont probablement issus d'une matrice tribale originelle d'une cité lacustre au bords du lac de la vallée d' Eden qui était en dessous du niveau de la mer, d'autant que les recherches archéologiques montrèrent le début d'apparition de l'agriculture autour de la mer noire. Probablement des infiltrations d'eau salée ou un changement climatique rendirent les terres impropres à la culture, ce qui dans la génèse se traduit par le fait que Dieu n'agréa pas l'offrande de Caïn l'agriculteur qui migra "à l'orient". A l'oppposé, ceux dont les ancêtres n'étaient pas originaire d'Eden, continuèrent à adorer la déesse Terre dont le culte se répandit il y a 8000 ans dans le bassin méditerranéen et le moyen orient. Quand Apsou, Dieu du lac fut tué par la mer, il laissa sa place aux "héros", homme ayant un ascendant divin et dont les exploits firent de lui un Dieu protecteur de sa tribu, ce fut là l'origine du  polythéïsme des dieux ancestraux. Refusant l'idée de mourir, des hommes jeunes risquèrent leur vie pour gagner l'immortalité dans la mémoire collective. C'est ce que nous explique l'épopée de Gilgamesh, et les héros de la Grèce antique firent de même, Alexandre le grand, le macédonien fut le plus ambitieux et le dernier conquérant voulant gagner sa place parmi les Dieux, et au Nord, ce sont les viking que l'ambition du héros entraîna jusque sur les côtes d'Amérique.

 

- De cette conception de l'eau du lac fécondant la mer, naquit la notion "d'esprit".

"Esprit" désigna  à l'origine tout fluide animant un corps ou un élément, et l'origine commune des esprits ne pouvait être qu'un fluide immense l'eau du lac et de la mer.

  Et ce que l'on observa pour les dieux  permit de concevoir la naissance du peuple ancestral, du premier couple. Ainsi Adam est façonné avec la boue

Eve est tirée d'Adam. Dans ce passage de la génèse, Eve, mère de tous les vivants dérive du concept de la déesse mère qui est à la fois fécondée et née du dieu qui donne la vie, fluide sortant de son sexe, le sang fluide de la vie de l'individu qui meurt lorsqu'il se vide de son sang. Le Dieu masculin supérieur maître de la vie des peuples indo-ariens et des religions monothéïste héritière du judaïsme, est apparu là, dans la cité lacustre de la tribu d'Adam, et il s'appelait Ea. Paul, apôtre chrétien ne s'y trompe pas en disant que le Christ a été envoyé pour faire connaître le Dieu Vivant aux peuples qui "l'ont oublié", sous entendant que les juifs conservait le souvenir d'un Dieu d'une civilisation mère de plusieurs peuples et qui ont oublié le Dieu de la civilisation mère.

 

-Mais revenons à Umnapishti, le premier philosophe, notre héros du déluge, inconsolable et qui contemple son monde englouti "par les eaux de la mort".

Quand, il y a sept millénaires, la barrière rocheuse du Bosphore céda et que "les eaux de la mort "(mer Egée), animée par la déesse Tiama se déversèrent dans la vallée qui disparut ainsi que le lac animé par le Dieu Apsou et ses habitants de la tribu d'Adam, notre philosophe dont le monde avait disparut sous les eaux, se mit à méditer tout en urinant.

L'urine jahissait en jet continu comme le sang, le sang était le fluide ou l'esprit qui animait l'individu puisque l'individu qui saignait mourait, fin habituel d'une proie mise à mort par un prédateur, l'homme étant parfois une proie, mais le plus souvent un prédateur, alors quel fluide -esprit représentait l'urine? L'urine s'écoulait d'abord comme n'importe quel fluide de vie, puis formait une flaque qui disparaissait rapidement, tout comme les eaux de la mort de la déesse Tiama s'écoulèrent ou tombèrent du ciel avant de recouvrir le lac qui disparut. L'urine était donc comme les eaux de la mort qui avait fait disparaître sous terre le lac et pris sa place, c'était un esprit mauvais qui disparaissait sous terre. Ainsi naquit la notion de "démon", esprit mauvais qu'il fallait évacuer, des malades n'urinaient plus et mourraient ce qui prouvait bien que la maladie était un démon fort que l'esprit de l'individu ne pouvait chasser. D'où naquit l'idée des chamans, homme à l'esprit fort qui par leurs incantations pouvaient chasser les démons qui après l'avoir affaibli, allaient emporter sous terre l'esprit du malade. C'est ainsi que le monde souterrain devint le monde des esprits des morts emportés par les démons ou la colère d'un Dieu. Jésus et ses disciples, des millénaires plus tard, "chassaient les démons"( L'enseignement de Jésus), et les selles dont la couleur évoquait la terre, l'odeur la pourriture de la mort, étaient les impuretés rejetées par les démons.

Et l'on retrouve là la base du raisonnement gnostique du monde matériel corruptible par les démons, de la terre crées par les archontes puissances maléfiques, alors que l'esprit incorruptible est comme une étincelle du Dieu bon, père de l'Adam primitif, l'homme parfait qui n'est qu'esprit. C'est l'apparition du Dieu solaire universelle, les forces de la lumière( les dieux des juifs et des égyptiens se mêlent et se confondent ) et cet esprit  "lumineux" , esprit du Bien, issu du Dieu bon et emprisonné dans l'envelloppe charnel crées par les archontes, est libéré par la mort d'un corps corruptible, c'est l'âme qui rejoint le monde pur, immatériel de la lumière, de l'esprit parfait. Cette nouvelle évolution dogmatique, nous la devons aux phénomènes volcaniques et sismiques, la bible y fait de multiples références, et même dans le mythe d'Eden, un ange agitant une épée flamboyante empêche le retour, ce qui évoque une éruption volcanique. Dans l'épopée de Gilgamesh ou dans le mythe éyptien, le soleil parcourt un tunnel souterrain, la découverte de "puits de lave" en suivant la course du soleil couchant ou levant en est probablement à l'origine, de même dans la gnose, ce sont les Archontes, puissances maléfiques qui font un second Adam(le premier n'est qu'esprit, né du Dieu bon et androgyne), il est fait avec de la boue mais est incapable de se lever, c'est le Dieu bon qui le prend en pitié et lui donne une étincelle de vie et d'esprit. Là, la boue est probablement la lave qui recouvrant des corps humains fut à l'origine de l'Adam de la gnose qui se répandit aussi bien en Grèce, en Egypte et chez les juifs.

Cette notion de fluide ou d'esprit incorruptible, est née avec la découverte des eaux souterraines. Des sources sortaient de terre animée par des esprits et les nymphes, naïades y vivaient. Il n'est pas impossible qu'en observant une source, l'idée de creuser un puit naquit car plusieurs observations( mare qui s'assèche devenant une zone boueuse) donnèrent à penser que les esprit des eaux disparaissaient sous terre et demeuraient emprisonner, alors que la notion d'évaporation était inconnue. De la même manière, séïsme et volcan furent interprétés de deux manières: pour les hébreux et les peuples issus de Seth, troisième fils de Noé, c'était une manifestation de la colère de l'Eternel, Dieu de Seth(voir), pour d'autres, une manifestation des forces maléfiques dont il ne fallait pas invoquer le nom, ce fut là l'origine probable du Diable chef des démons que servaient les juifs qui ne se convertirent pas au christianisme,

l'anti-judaïsme de l'antiquité. En effet, bien des éléments du christianisme primitif emprunte au culte du solaire, "la lumière" devient la manifestation de Dieu, et le feu sous terre devient l'esprit du Diable, mais le séïsme reste une manifestation du créateur puisque dans la bible il détruit des villes païennes, le diable d'ailleurs s'en prend uniquement à ceux qui n'obéïssent pas à Dieu et donc reste vassalisé à Dieu. L'angoisse mystique, existentielle, ne s'extériorisant pas par un fluide représentant la sortie du démon, devient un signe de possession par le diable, chef des démons à qui l'on attribue des manifestations organiques ou psychosomatiques. A partir de ce moment on distingue donc l'esprit animal ou démon sous forme d'un fluide et l'esprit étincelle donné par le "Dieu de lumière"  qui prend le nom d'âme.

Si l'esprit animal domine en l'homme, il s'agit d'un démon qui est responsable d'injures, de vociférations, de cris, de violence, de blasphèmes...C'est ce qui fera considérer par les hébreux comme impurs les femmes menstruées, la viande non cachère.  

NB: Dans l'évangile apocryphe de Thomas on lit: "Jésus dit: Bienheureux est ce lion que l'homme mangera en sorte que le lion devienne homme. Mais maudit est l'homme que le lion mangera en sorte que le lion devienne homme! Pour les contemporains de Jésus, l'esprit animal du lion restera en l'homme qui l'a mangé et s'il domine l'esprit de l'homme, l'homme devient possédé par un démon. Par contre l'esprit de l'homme mangé par un lion peut rester prisonnier dans le corps de l'animal et donc ce lion devient un homme puisque son âme est prisonnière du corps du lion.


Avec le christianisme, et il faudra attendre le concile de trente avant que l'église attribue une âme aux femmes. En effet les menstruations étaient un signe de la maturité de l'esprit animal qui animait la femme, d'elle sortait régulièrement "des démons" d'où la nécessité de la mettre à l'écart pendant les menstruations. La femme avait un esprit "faible" qui ne se fortifiait pas en Dieu comme l'homme , adulte, l'esprit animal dominait en elle et elle devait être guidée par son père ou son mari. Quand elle était enceinte, l'esprit divin de l'enfant qu'il tenait de son père, lui permettait de dominer l'esprit animal. Lorsque Jésus chassa sept démons en Marie Madeleine, cela signifie probablement qu'elle eut sept grossesses et donc sept arrêt des menstruations. La femme âgée servait au temple car la ménopause était vécue peut être comme une période ou l'esprit animal était chassé ou dominé.

Mais Jésus était censé n'avoir qu'une mère et tenir son esprit directement de Dieu selon l'église, puisque Marie serait devenue enceinte avant sa première menstruation et sans avoir eu de relation sexuelle, donc Jésus tenait son âme d'homme parfait de sa mère qui ne pouvait être également que parfaite. Et si Marie avait une âme, l'église en conclut que toutes les femmes avaient bien une âme quoique plus faible et plus facilement séduite par "le diable". Et nous trouvons là l'origine des terribles persécutions que subir principalement les femmes au moyen âge, accusées de sorcellerie.


 

Ainsi des raisonnements irrationnels furent-ils à la base d'observations rationnelles permettant l'essor des sciences comme la science du guérisseur, de l'irrigation, des constructeurs de monuments gigantesques comme les pyramides, l'observation astronomique qui bien souvent relevait d'une démarche philosophique spirituelle.

Un raisonnement irrationnel amena cependant à une compréhension juste de son univers de l'homme de cette époque, le rôle majeur de l'eau et du volcanisme dans la vie terrestre, les notions d'hygiène, d'impureté des excréments, de l'urine, des "humeurs "d'un malade, l'interaction entre le psychisme et le physique, la personnification des éléments de la nature d'où leur identification permettant ultérieurement de les dominer. L'idée du Diable, un bel ange déchu qui commande les démons, les démons correspondent à des douleurs ou des affections somatiques(maladies), soulagées par l'évacuation d'humeur, d'une fausse couche, de diarrhée..., tandis que le Diable représente une angoisse majeur que l'on ne peut évacuer et qui peut provoquer des désordres. Et dans l'antiquité ou an moyen âge(malgré la censure de l'église) la science astronomique fut impressionnante et amena la science mathématique, on l'oublia par la suite, mais c'est dans l'Egypte antique, avec une simple mesure de compas qu'un homme démontra que la terre était sphérique et non plate.

organiques, des affections psycho-somatiques. Inversement un bon psychisme permet de  mieux faire face à des affections somatiques.

Mais surtout la notion d'apocalypse liée à une colère divine suscitée par nos fautes, qui nous prépare à la notion actuelle éco-cataclysme nous engagent à la solidarité et un comportement respectueux envers le Vivant.

 

lire également: Le volcan, père de l'évolution humaine du premier hominoïde à Jésus.

 

                          Traumatisme collectif, perversion religieuse, trouble ou frustration sexuelle

 

                          A l'origine, la religion exprime la conception de la création et de la reproduction sexuée

                           Le Zodiaque ou l'histoire des peuples qui ont écrit leur histoire dans les étoiles

                       

                           Quand religion, histoire, et évolution psychologique ne font qu'un...      


 

Par marie-jeanne jourdan - Publié dans : psychologie, sociologie - Communauté : "Psychologie interdite"
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