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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:15

C'est ce qu'affirme le blog du comité de soutien au Colonel Major Kaddour Terhzad dont vous pouvez lire ci dessous l'histoire parue sur ce blog:

 

Le Colonel Major Kaddour Terhzaz, à la retraite depuis 1995, a été brutalement arrêté le 09 novembre 2008 alors qu'il sortait de son domicile de Rabat et incarcéré. Il a fait l’objet d’une procédure extrêmement expéditive de la justice militaire marocaine, pour "atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat", et a été condamné à une peine criminelle de douze ans de réclusion pour  une lettre écrite à Sa Majesté Le Roi du Maroc en 2005, en faveur des officiers marocains prisonniers du Polisario, libérés après 25 ans de détention en Algérie.

 Accusé de "divulgations d'informations militaires" et "atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat"Il a, dans cette lettre, écrite en 2005 à Sa Majesté Le Roi, dont la seule photocopie a été retrouvée, et qu’il a remise à d’autres officiers marocains pour l’appuyer dans sa démarche, relaté des faits datant d’une trentaine d’années, bien connus des militaires marocains. Kaddour Terhzaz était à l’époque Commandant en Second de l’Armée de l’Air Marocaine. Cette lettre décrivait la situation d'anciens militaires marocains  prisonniers du Polisario durant des années et libérés sans aucun dédommagement ni reconstitution de carrière. Elle était conséquente à la libération des prisonniers de Tindouf. Elle avait pour objet les préjudices de carrière pour ces pilotes: capturés avec un grade, libérés 25 ans après avec le même grade.

Ce chef d'accusation est basé sur une simple lettre, écrite en 2006 à Sa Majesté Le Roi, Chef Suprême et Chef d'Etat Major Général des Forces Armées Royales. La lettre avait été envoyée à Sa Majesté Le Roi du Maroc  et Kaddour avait remis, la copie de cette lettre au Capitaine Ali Najab, un de ces pilotes placé naguère sous ses ordres qui avait été capturé par le Polisario le 10 septembre 1978 alors qu'il effectuait un vol de reconnaissance à vue à bord d'un avion F5.  A sa libération,  Capitaine Ali Najab a voulu constituer une association des anciens prisonniers de guerre et, mon père, en écrivant cette lettre, a voulu appuyer sa requête.

  C'est la copie de cette lettre  qui est arrivée, on ne sait par quel biais, entre les mains de personnes qui se sont saisies de ce prétexte pour faire emprisonner Kaddour. En fait, il n'y a aucune divulgation de renseignements d'ordre militaire puisque d'une part, Kaddour avait remis la copie de la lettre au Capitaine  Ali Najab, qui était directement concerné par  son contenu, et d'autre part, il s'adressait au Roi lui même, Chef Suprême des Armées.

Il était tout à son honneur, en sa qualité de chef hierarchique, d'essayer d'aider et de défendre ses anciens officiers, prisonniers du Polisario pendant 25 ans et rentrés au Maroc sans ajustement de carrière ni distinction particulière, puisque tel était le but de cette lettre.

Une parodie de procès Nous avons assisté à ce procès inique, en date du 28 novembre 2008, dont la durée n’a pas excédé deux heures, qui s’est déroulé à Huis Clos, sans possibilité pour le prévenu d’avoir des témoins. En un mot, ce procès a été monté de toutes pièces. Les droits de la défense ont été bafoués. Le juge a prononcé un peine de 12 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat en invoquant l'article 192 du code pénal qui condamne l'acte en temps de guerre.

Dès le jugement rendu, Kaddour Terhzaz a aussitôt formé un pourvoi en cassation, seule procédure possible, le Tribunal Permanent des Forces Armées Royales statuant en premier et dernier ressort, puis un recours en grâce auprès de Sa Majesté. Le 13 mai 2009 la cour de cassation s’est prononcée mais a rejeté le pourvoi.

 

 

 

Certes, je n'irai pas comparé mon sort à celui de ce colonel, je suis à mon domicile, libre de mener une petite vie tranquille avec mes petits moyens. La tranquilité de me situation, m'a fait oublier peu à peu, le traumatisme d'une trahison et d'une injustice qui m'ont privée de mon travail, enlevée toute possibilité de repartir à "zéro" en me collant une étiquette de "psychose" simplement pour avoir écrit une lettre à un service d'inspection des établissements pour personnes âgées. Cette histoire, mon histoire, m'a inspirée "le roman noir de la médecine" dont vous pouvez lire les épisodes sur ce site.

Cette lettre que j'ai reproduis dans le roman noir de la médecine, en modifiant seulement ce qui concerne la vie privée ou tout détail pouvant permettre l'identification des acteurs de cette triste comédie, lisez là ci dessous:

«… Je vous écris de part l’obligation déontologique qui est faite à un médecin de signaler aux autorités compétentes les privations dont peut être victime une personne qui en raison de son âge ne peut se protéger elle-même.
    En 2005  j’ai exercé la fonction de médecin coordinateur à la résidence pour personnes âgées de Prison ville à Bel ville, petite ville « tranquille » dans une région de l’est de la France. Et qui reçoit des patients en placement ou en attente de placement, après hospitalisation au centre hospitalier le plus près de leur domicile.
    Durant cette période j’ai pu constater l’effet délétère sur leur santé d’un placement souvent contre leur gré des patients par le biais d’hôpitaux  éloignés  parce que les services de soins de suites ou les services de gériatrie locaux sont débordés par les demandes ou refusent des patients opposés au placement, alors qu’à Prison vieux  il y a toujours une place disponible rapidement, et qu’on accepte ceux que l’on refuse ailleurs.

    - Dans le premier cas, il s’agissait d’une patiente célibataire de 80 ans, Mme Philomène  Dumoulin aidée par une aide ménagère et qui vivait seul avec son chat « Limo ». Quand son chat mourut, d’une manière particulièrement cruelle, puisque des enfants, voulant jouer les caïds du quartier, mirent le feu à sa poubelle, après avoir jeté son chat dedans, enfermé vivant dans un sac plastique, Mme Philomène Dumoulin avala ce qui lui restait comme tranquillisants dans la boîte, soit six comprimés « pour dormir et oublier dira-t-elle. C’était une mesure de représailles, car Mme Philomène Dumoulin refusait d’ouvrir sa porte aux enfants qui réclamait des sucreries le soir d’Halloween. Elle était fille unique, puis vieille fille, donnait dans sa jeunesse des cours de piano, mais vivait essentiellement des placements du riche héritage parental. Depuis peu elle avait donné procuration sur son compte bancaire à une cousine en second qui gérait son budget. Elle fut hospitalisée pour tentative de suicide. Sa cousine demanda à ce « qu’elle aille en maison de repos, mais en espérant que Mme Philomène Dumoulin finirait par accepter un placement en « résidence pour personnes âgées » car, disait-elle, son maintien à domicile était problématique du fait d’une difficulté à se déplacer importante et la possibilité de chute, et le fait qu‘elle était malvoyante. On lui proposa donc de faire un séjour de quinze jours en « maison de repos » lui dit-on. Elle  lui fit croire également que son séjour serait payé par sa mutuelle, connaissant l‘avarice atavique de cette vieille demoiselle acariâtre chez qui seul son chat, son aide ménagère, et sa cousine en second trouvaient grâce à ses yeux, elle avait toujours une querelle avec un voisin en cours.
     Au bout de 15 jours elle ne cessa de réclamer son retour à domicile. Cependant, son retour eut été problématique, étant donné que nous savions que pendant son absence, la cousine avait déjà vidée une bonne partie de l’appartement aux dires d’un voisin venu lui rendre visite une fois. D’autre part cette patiente qui déjà avait l’habitude de l’inobservance thérapeutique et de l’automédication, refusa toute prise en charge médicale y compris un traitement pour hypertension artérielle sévère en disant « on ne me fait rien donc je n’ai aucune raison de rester ». Dans ces conditions je proposais au médecin directeur de Prisonvieux d’organiser sa sortie. Il s’y opposa sauf si sa cousine prenait la responsabilité soit d’un retour à domicile, soit un placement  dans la ville où elle était domiciliée. En effet cette patiente réclamait également de se rendre dans des lieux du centre ville car elle avait l’habitude de sortir seule en prenant les bus de sa ville dont l’accès de plein pied est aisé pour une personne handicapée. Par la suite, ses accès de colère  devinrent de plus en plus fréquent et son état général s’aggrava. Le chef d’établissement refusa  que je l’adresse en consultation gériatrique du centre hospitalier de sa ville à un moment où l’aggravation de son état empêchait un retour à domicile. Finalement elle décéda environ 4 mois après son admission dans les suites d’un accident vasculaire cérébral sans avoir revu son appartement et son chat, ni être retourné dans sa ville natale.

    Dans le deuxième cas, il s’agissait ....

 Ces situations me désespèrent car je pense qu’il y a des fins de vie tellement triste, qu’il serait préférable de mourir dix ans plus tôt si cela permettait de les éviter. Il me semble que lorsque, faute de place, un patient  est adressé  loin de son domicile, une consultation gériatrique à  un ou deux mois,  devrait être prévue pour envisager soit un retour à domicile si amélioration par le service social de l’hôpital, soit lui proposer un placement plus proche s’il le désire. Si les patients partaient de l’hôpital avec un rendez vous de consultation, ils accepteraient mieux leur séjour le sachant provisoire. Laisser cette décision au directeur de l’établissement ne respecte pas une règle démocratique qui veut que l’on ne peut être juge et parti, et c’est le laisser seul face à une famille qui considèrera qu’il va à l’encontre d’une mesure prise par l’hôpital que la famille considèrera comme définitive, et il peut craindre qu’en cas d’échec ou aggravation de l’état de santé à domicile, on ne le tienne pour responsable. De plus
Comment concevoir qu’un médecin ayant un cabinet médical et la direction d’une  maison de retraite sans service social attaché, va vouloir chercher à placer ses patients  chez un concurrent? »…

 

Mais entre "mon histoire" et celle du Colonel majeur, je constate cependant certaines troublantes similitudes:

- La démarche du Colonel-majeur, est désintéressée, tout comme la mienne auprès du service d'inspection.

Sa demande concerne d'anciens compagnons d'armes envers qui leur pays est redevable.

- Sa qualité de patriote incontesté et fidèle soutien au roi du Maroc, semble faire de lui une personne autorisée à émettre un avis auprès de sa Majesté. J'étais médecin coordinateur, et à ce titre, je ne pouvais taire ce qui précisément était mon travail: veiller à la qualité de vie des pensionnaires.

- Un officier de la gendarmerie dira à l'épouse du Colonel Major: c'est une coquille vide, quelqu'un aura abusé de la confiance de votre mari. En ce qui me concerne, la même personne qui m'a incitée à écrire, m'a, sitôt la lettre écrite, menacée d'être attaqué pour défaut de confrérie devant le conseil de l'ordre des médecins, car il en est ainsi en France, les médecins se doivent assistance pour cacher des fautes même gravement préjudiciable au patient et volontaires! Alors là est ma question: la lettre du Major-Colonel allait-elle permettre de faire connaître au grand jour une malversion d'une personne haut placée du régime?

- Mon histoire, j'ai essayé de la faire connaître au plus haut niveau, sans succès, comment la France peut-elle se prétendre un état démocratique en éliminant un témoignage gênant par des méthodes procédurières de type stalinienne, c'est à dire en discréditant un médecin pour discréditer un témoignage, utilisant des psychiatres qui comme dans l'ex URSS sont prêts à fabriquer des diagnostics de complaisance à la demande d'une administration corrompue.

Le roi du Maroc reste étrangement silencieux sur l'injustice faite à un grand serviteur de l'état dont le procès expéditif n'est qu'une mascarade, une parodie de justice, selon le comité de soutien.

Mais la fin de nos histoires diverge: cette injustice faite au Major colonel Kaddourh Terzagh est maintenant médiatisé, il devient un martyr, le roi du Maroc apparait sous un jour tyrannique qui casse "son image de marque"en Europe et au Maroc.

Moi, mes persécuteurs ont su se protéger, je suis discréditée. Je perçois "une pension", à 53ans avec un diagnostic de psychose alors que j'avais prouvé que j'étais parfaitement compétente sur le plan professionnel et que cela ne fut pas contesté, que j'ai refusé d'invalider ce diagnostic bidon en acceptant de consulter afin de produire une ordonnance avec des neuroleptiques qui aurait justifier "des erreurs de jugement de ma part. Je n'ai pris aucun traitement psychotropes malgré d'odieuses mises en scène et atteinte à ma vie privée, la volonté de multiplier les traumatismes psychologiques afin de me détruire par des méthodes des plus odieuses d'individus qui cachent par un jargon professionnel une simple haine destructrice de ceux qui n'ont pas les mêmes valeurs qu'eux, c'est à dire un sentiment de caste au dessus des lois et du citoyen lambda.  

 

Mais revenons au Major- Colonel de sa Majesté le roi du Maroc: qu'il déclare, ce qui est vrai, qu'il a écrit sous l'emprise d'une "pulsion", d'un sentiment de profonde injustice envers des militaires dont il se sentait responsable de par son grade. Ce serait bien le diable s'il ne trouve pas un ou deux psychiatres pour lui coller un diagnostic de "paranoïa"!
Peut être qu'un diplomate français pourrait faire remarquer à sa Majesté le roi du Maroc, qu'il est beaucoup plus avantageux pour lui de faire croire qu'un ancien haut officier présente des troubles psychiatriques, que de passer pour un despote ingrat qui persécute ceux qui l'ont servi. Ensuite le major Colonel Terzagh pourrait faire jouer sa nationalité française, s'installer en France, et réclamer une pension d'invalidité.

C'est ainsi, nous vivons dans un monde de requins et d'escrocs, et celui qui fait preuve de dévouement, de compétences, gêne des intérêts crapuleux, apparait de nos jours comme un fanatique délirant dont il faut se débarrasser par n'importe quel moyen!

 

 

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Published by marie-jeanne jourdan - dans actualités
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