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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 10:52

- Si quelque chose devait symboliser notre époque ce serait bien la crise identitaire:

- L'identité se définit comme les éléments qu'un individu partage avec un groupe, ce qui entraîne la reconnaissance réciproque de son appartenance au groupe.

- Ainsi un individu peut -il s'identifier par son sexe, son groupe famillial ou tribal, sa place au sein de la hiérarchie sociale qui est aussi fonction du sexe, mais pas seulement, la place des femelles étant très variable. Cette identité n'est pas propre à l'homme, elle se retrouve aussi dans la classe animale à laquelle nous appartenons: les mammifères qui peuvent vivre soit de manière individuelle en dehors des périodes d'accouplement, soit en société. Il existe des groupes familliaux ou de plusieurs familles unit par des liens consanguins, des meutes, des hardes , des clans, où l'on retrouve un mâle dominant mais aussi des femelles dominantes. Chez les prédateurs, à la chasse, les femelles jouent souvent le rôle de "rabatteur", le mâle celui du chasseur.

De même chez l'homme, quand au sein d'une même espèce animale s'organisent des groupes qui le plus souvent chez l'animal s'identifient par l'odeur et se reconnaissent par l'odorat, ces groupes s'affrontent pour un territoire, des jeunes mâles s'associent pour chasser un ancien(lion) ou tuent la progéniture d'un rival. Chez les hyènes, l'expérience a été faite de séparer les petits de leur mère peu après la mise à bas, puis de les présenter plus tard soit à la meute d'appartenance de la mère, soit à une autre meute. Dans le premier cas les petits étaient reconnus et "adoptés", dans le second cas ils pouvaient être tués. La seule différence notable entre la meute animale et la tribu humaine est le rôle primordial de la reconnaissance par l'odorat dans la première, le rôle de l'existence d'un dogme fédérateur au sein d'une tribu qui le plus souvent se rattache directement à un élément naturel créateur où issu d'un seul ancêtre qu'un mythe intègre aux éléments de la nature environnante et assurant un rôle protecteur face aux forces de la nature qui au cours de l'évolution des sociétés humaines alimentera une mythologie, explication magique du monde.

-Ainsi la race ou l'ethnie est un facteur identitaire dont l'ancienneté dépasse celle de l'homme.

 

- La pression du milieu sur l'espèce va avoir un impact sur le mode de reproduction de l'espèce aussi bien animal qu'humaine:

  • En milieu hostile nécessitant une protection des petits, la sélection naturelle favorisera donc les espèces à durée de vie longue et un espacement des naissances.
  • En cas de modification du milieu ce sont les espèces à forte reproductivité et durée de vie courte qui seront favorisées

- Et bien la pression du milieu eut aussi un impact sur la reproduction chez l'homme, ce qui se traduisit par "l'évolution des moeurs":

  • Dans l'antiquité s'oppose le monde méditerranéen et le nord de l'Europe que grecs, juifs ou romains qualifient de "barbares". Le climat favorable à l'agriculture à l'origine de sociétés agricoles ou chez les nomades non soumis aux rigueurs de l'hiver et aux troupeaux nombreux, la polygamie qui multipliait les bras de travailleurs était de règle de même les sociétés agricoles qui nécessitaient et favorisaient la transmission du savoir avait une organisation de type patriarchal, une solidarité verticale. Au contraire, chez les barbares, les clans les plus pauvres ne comptent qu'une femme pour plusieurs hommes, ce sont des sociétés guerrières avant tout, et il ya une solidarité horizontale, générationnel, comme chez le Lion, il n'est pas rare de voir de jeunes guerriers s'allier pour renverser un aïeul déclinant, si bien que parfois c'est le père qui supprime un fils de crainte qu'il ne le supplante.
  • La croix qui symbolise le catholicisme et fait référence au supplice du Christ, peut aussi rappeler que le christianisme chercha un équilibre entre ces deux mondes, notamment en réalisant une solidarité verticale en recommandant le respect des anciens comme dans le judaïsme, mais aussi la solidarité horizontal établit non pas par les seuls liens de sang, mais par le lien spirituel des chrétiens enfants de Dieu. C'est ce lieu qui bien plus tard permettra l'évolution vers la solidarité nationale tel que nous le verrons plus tard. La ferveur des religieux, renonçant à transmettre par le sang leur lignée, de par leur propre volonté ou par contrainte eut des conséquences majeures sur l'évolution de la société médiévale: un grand nombre de bras disponible pour défricher et augmenter les terres agricoles, un secours pour les orphelins ou enfants abandonnés, et donc une diminution du risque de famine, une possibilité d'instruction pour les enfants pauvres, et donc la construction d'une civilisation d'une société pouvant mieux résister aux rigueurs climatiques. Le droit d'aînesse imposé par l'église empêche le morcellement des terres, limite la natalité par l'ascétisme à grande échelle. Mais cette différence de natalité explique aussi la suprématie des arabes en terres chrétiennes qui du fait de la polygamie générèrent très vite un grand nombre de guerriers. Dans l'ancien testament, l'apparition de la monogamie  après la polygamie du livre de la génèse peut s'expliquer également par la sédentarisation et la volonté de limiter le morcellement des terres et par l'idée que c'est une femme vierge de sa tribu qui transmet la race d'un homme, dans une société dont les prophètes revendiquent sans cesse l'égalité entres frères hébreux, le droit légitime de chaque homme de se marier avec une femme de sa tribu limite donc le nombre d'épouses. La christianisation eut donc pour effet de régulariser les naissances: diminuer au nord la mortalité infantile,  diminuer globalement la natalité.

 

 

 

 

 

- Ainsi, jusqu'à une époque récente des sociétés modernes où hommes et femmes partagent plus ou moins les mêmes tâches, l'individu, dès sa naissance était identifié par son sexe qui allait déterminé son éducation et sa place au sein de la société. Puis, au fur à mesure de l'évolution des sociétés, la sexualité est apparue comme un facteur déterminant de l'évolution sociale, ce qui explique que la société humaine décida de contrôler la sexualité des individus, élément majeur de l'évolution d'une société, de son adaptation à son milieu et donc de ses chances de survie, voir de domination quand les sociétés humaines s'affrontèrent .

 

- C'est ainsi qu'apparut la religion, autre facteur identitaire, par la volonté d'une société de maîtriser son avenir en contrôlant la sexualité des individus qui la composent et par la volonté de comprendre la Vie et de la transmettre de génération en génération.

Ainsi, deux types de sociétés de moeurs vont se rencontrer: celle soucieuse avant tout de transmettre leur race et d'éviter la dispersion des terres tribales par l'endogamie, ce sont des sociétés où la femme est à la fois assimilée à la terre et détentrice de la terre ou des biens dont elle hérite, c'est elle qui est la maîtresse de la vie, les sociétés exogames, la femme est un bien précieux qui permet les alliances par unions matrimoniales, l'homme est maître de la vie, la femme permet seulement l'épanouissement de la vie. La vie selon la croyance animiste, conception spirituelle la plus ancienne, est définit par le mouvement et tout ce qui bouge vit, un esprit anime les êtres ou la nature en mouvement(vent, source d'eau). De cette conception va naître la gnose: le monde matériel dérive d'une puissance secondaire imparfaite, en chaque homme est enfermé une étincelle du Dieu suprême dont est issu toute chose y compris , l'âme ou esprit venant de ce Dieu. Il est vrai que cette interprétation "magique", intuitive de l'univers est assez juste, du soleil est tiré toute chose, la vie apparait avec la terre, monde matériel corruptible où rien ne semble éternel si ce n'est les atomes qui la et nous composent, éléments atomiques issus du soleil.

Et jusqu'à l'arbitrage de Jésus, au sein même du judaïsme, s'affronte les deux conceptions, celle de la femme détentrice de la vie jusqu'à Jacob et seuls les enfants issus d'unions consanguines sont légitimes, ce que l'on retrouve également dans les clans germains, celle de l'homme détenteur de la Vie, ce que Jésus soutient mais en précisant que l'esprit de l'enfant est le fruit de l'union de l'esprit de l'homme et de la femme, ouvrant ainsi la porte à l'évolution vers une société plus égalitaire où la femme qui possède un esprit participe aussi à la vie spirituelle ou intellectuelle de la société dans la communauté chrétienne primitive des apôtres.

 

Le souci de se protéger des aggressions extérieures par la religion est manifeste quand on observe les réactions d'une société face aux maladies sexuellement transmissibles liées à la conception des épidémies vécues comme des punitions divines:

- La syphilis en est un bon exemple.

Mais il est vrai que l'apparition  des maladies sexuellement transmissibles est étroitement lié à la sexualité hors normes(zoophilie, sodomie) et leur propagation à la prostitution. Il y a donc un contrôle hygiénique de la religion sur la sexualité.

 

- Cette volonté de contrôle se traduisit aussi par le culte ancien et répandu de la virginité, la volonté, avec Moïse par exemple qui demande de n'épargner que les vierges, d'avoir la certitude de transmettre la race dans une conception patriarchal de la transmission de la race.

Par la suite, de ce concept naquit la notion de "pureté ", de "chasteté" permettant le rapprochement avec Dieu. Chez les ascètes grecs la chasteté augmente l'agressivité guerrière, à l'époque pré -chrétienne, grecs et juifs gnostiques la recommande pour faciliter la réflexion mystique ou phylosophique. Bien entendu on retrouvera cette notion dans le catholiscisme et la ferveur des moines et nonnes. Jésus cependant ne semble pas avoir assimilé cette notion, lire:

  - Ainsi un concept religieux allait -il bloquer l'évolution des individus dont la maturité devait déboucher sur la sexualité et la reproduction. Ce fut le premier obstacle à la sexualité mais de nos jours il n'est ni le seul ni même souvent le plus fréquent, l'ascétisme religieux apparaît comme désuet et le refus de la sexualité se manifeste de nos jours par une revendication d'érotisation asexué ou homosexualité(terme on ne peut plus mal choisit..) qui également peut avoir un impact sur l'évolution de la société. 

  lire:Les grands maîtres de la manipulation médiatique.

lire:link regisdauxois.blogspot.com/2011/07/sur-lhomosexualite-et...

 

Cette crise de l'identité sexuée est -elle liée à une évolution de la société?

- On peut constater que l'homosexualité s'apparente à une prolongation de l'adolescence définit souvent comme une quête identitaire par regroupement avec ses semblables avant la maturité adulte débouchant sur la reproduction.

- La solidarité platonique entre individus de sexe masculin "identiques" est encouragé dans les sociétés guerrière, à Sparte et chez les SA allemandes avant l'épuration par les SS, c'est même l'homosexualité qui est encouragé. Dans tous les cas elle favorise l'agressivité vers l'extérieur. Un malaise sociale peut donc favoriser l'homosexualité masculine, de même les situations d'isolement des hommes et des femmes. Une diminution des repères identitaires sexués homme - femme peut -il être un facteur favorisant?

- L'héritage culturel de la pureté virginale opposé à la sexualité peut  favoriser également l'homosexualité.

- De même l'impact d'une grossesse sur une carrière professionnelle.

- L'usage régulier des contraceptifs chez la femme modifie le climat hormonal, ce peut être un facteur influant sur un psychisme plus "carriériste", moins maternelle, d'où un facteur favorisant la recherche d'un érotisme asexué au lieu d'une sexualité potentiellement fécondante.

 

- Le quatrième facteur identitaire est le nationalisme héritage mixé de la solidarité tribal du lien de sang auquel se substitut le lien spirituel puis culturel apporté par le christianisme.

Deux guerres mondiales mirent à mal le nationnalisme tenu pour responsable de deux monstrueux massacres de masse et de souffrances extrêmes(vie dans les tranchées, usage du gaz pour la première, torture à grand eéchelle pour la 2sde). Hors ces guerres n'étaient que le reflet avant tout de l'incapacité des nations à s'organiser à l'échelle international, en cela rien n'a changé, pourtant des menaces climatiques, cataclysmiques, de famines et de guerres à l'échelle planétaire persiste. Le mal d'aujourd'hui en France, suite aux campagnes de "dénationalisation" identitaire est la disparité dans le communautarisme qui ne favorisera pas l'évolution vers une organisation internationale dans le respect des valeurs identitaires.

 

 

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Published by marie-jeanne jourdan - dans politique
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