4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 15:04

Aux informations télévisées, une manifestation urbaine en Turquie: jeunes femmes modernes, revendications sur le front ou le bas du thorax, une image "laïque" de la Turquie et une manifestation pour le refus d'une loi qui diminuerait la durée de l'avortement légal à 4 semaines avec, en fond de toile, l'inquiétude pour ce qui est "l'exception turque" dans le monde de l'Islam: les droits de la femme à disposer d'elle même.

 

Et bien moi, j'approuve cette initiative étatique turque et souhaiterais qu'il en soit de même en France. Comment le droit de la femme pourrait-il passer outre au droit de vivre pour l'enfant? Car lorsqu'on avorte à 3mois c'est déjà un petit individu entièrement formé qui se meut dans le sein de sa mère.

- A notre époque un Beethoven dont le père était brutal et alcoolique ne serait peut être jamais né, pas plus que Napoléon, sa mère devant fuir à cheval dans un contexte de guérilla alors qu'elle était enceinte pour la 5eme fois à l'âge de 19 ans!

- On peut comprendre qu'à une époque  l'avortement devint légal dans le but essentiellement de voir disparaître les avortements illégaux qui parfois coûtaient la vie à des jeunes femmes désespérées.

Mais comment le comprendre quand de nos jours existe de telles possibilités contraceptives, la pillule du lendemain et l'avortement médicale les premières semaines? Il y aura toujours des cas particuliers, mais la loie est faite pour être appliquée à une majorité.

- Et c'est une grave erreur que de croire que liberté d'avorter va automatiquement de paire avec liberté tout-court pour la femme. En effet combien de jeunes filles ou femmes n'avortent qu'à contre coeur secrètement, cédant aux pressions d'un conjoint qui se dérobe allant parfois jusqu'à frapper à coups de pied sa conjointe, aux pressions familliales, aux "qu'en dira t-on?", ou encore pressions professionnelles.

 

- Si une femme n'a pas avorté à quatre semaines c'st que bien souvent elle ne désire pas avorté mais n'ose l'avouer.Deux histoires me reviennent en mémoire:

  • Celle racontée par une femme réfugiée "pied noir" dans son enfance après la guerre d'Algérie et dont le frère avait probablement été assassiné sur son lieu de travail par les feddayins. Au moment où la "faiseuse d'anges"(avortement illégal à cette époque) perçait la poche amniotique elle crut sentir bouger l'enfant pour la première fois et la pensée de sa mère plenrant son frère lui vint en mémoire. C'est la peur de la misère, une famille déjà nombeuse qui lui avait fait prendre cette déçision. Et ce souvenir la hantait lui donnant le sentiment d'être une mère criminelle.

Celle de cette célibataire d'un certain âge enceinte pour la première fois et qui probablement n'aura pas d'autres occasion d'être mère. Cet avortement l'effraie, mais la réaction de son entourage l'effraie encore plus, elle a peur de perdre son emploi également. Après la visite du chirurgien post avortum, elle est en larmes. Ce dernier l'accuse de lui avoir caché l'âge véritable de sa grossesse, elle ne comprend pas, elle a soudain conscience non plus d 'avoir avorté mais tué son enfant.

 

Non, l'avortement n'est pas "libérateur" pour toutes les femmes et n'est pas non plus un facteur de régulation des naissances car c'est bien souvent dans les populations les moins fertiles qu'il est le plus utilisé.

 

Je dirai donc que c'est une sage décision et une décision humanitaire:

La Turquie accusé du génocide arménien sous le gouvernement des jeunes turcs au nom de l'intérêt jugé supérieur de la nation dont on refusait l'intégration aux arméniens, sous un chef d'état croyant refuse le massacre des innocents au nom des droits jugés supérieurs par certains de la femme. Mais cette sage décision pourrait être suivi d'autres tout aussi sages comme le préconise ecolobabisme.com (bâtir un monde viable sous article de "pour une politique humaniste et écologique" catégorie écologie), à savoir:

- Politique de contrôle des naissances à l'échelle planétaire par stérilisation obligatoire en post partum d'une quatrième naissance chez les femmes par mise en place d'un implant bouchant les trompes tubaires. Si une femme désirait être stérilisée après une deuxième ou troisième grossesse une prime devrait lui être accordée. Interdiction des mariages précoces, à savoir avant la fin de la 17e année chez la femme ou 18e anniversaire.

- Une mère célibataire doit être protégé(maisons de la mère et l'enfant pour celles encourrant un danger et ce dès le constat de grossesse à la simple demande de l'intéressée même mineur), le géniteur mit face à ses responsabilités avec obligation de pension alimentaire pour l'enfant.

- Et bien évidemment une politique de droits égalitaires entre l'homme et la femme, notamment sur le plan professionnel doit être poursuivi.

 

lire pour une politique écologique et humaniste: link

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