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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 16:49

Marine devait s'exprimer sur radioJ, elle ne le fera pas, victime d'une censure qu'elle qualifiera de "fâchiste" de la part de certaines organisations juives comme l'Union des étudiants juifs de France, mais il s'agit plutôt d'une censure de "gauche", de ceux qui utilisent le traumatisme d'une immense souffrance collective que fut la persécution nazie et l'horreur de ses camps de la mort.

Il fut une époque alors que Jean Marie Lepen était le seul à mettre en garde les français sur les dangers d'une immigration non contrôlée qui menacerait l'identité française, aujourd'hui ces propos ont été repris par d'autres courants politiques sans pour autant qu'ils en reconnaissent la paternité à Jean Marie Lepen.

Au vrai débat politique qui s'ouvrait à savoir: la pérennité d'une nation française et son singularisme au sein d'une mondialisation de la précarité, de la délocalisation, de migrations de la misère de l'Afrique du nord ou une France s'effaçant au sein d'une Europe identitaire, elle même au sein d' un monde "sans frontière" censé devenir "un monde sans guerre" car métissé;on préféra la guerre des mots, la déstabilisation par une guerre d'usure du leader nationaliste, une incitation à la haine de celui qui eut le courage de dire "tout haut ce que d'autres pensaient tout bas". Il incarnait le mal absolu, un homme droite dite "extrême droite"car nationaliste face à des hommes "de gauche".Ces hommes de "gauche" réagissaient non pas comme des adversaires politique du temps présent, mais de manière identitaire, tout comme les religions jadis qui créèrent des identités adverses. Trop de sang avait coulé, pour les hommes de gauche, les flots de sang des dictatures rouges devaient tomber dans l'oubli,  "on ne fait pas de révolution sans morts en grand nombre, on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs" disaient-ils, mais dans leur coeur était enraciné la compassion pour les victimes du franquisme espagnol ou du fachisme mussolinien ou hitlérien. D'où un premier amalgame, fachisme égale antisémitisme alors que pendant la seconde guerre mondiale, les persécutés juifs du fachisme nazi trouvèrent refuge en Espagne, que l'antisémitisme d'Hitler embarrassait Mussolini, qui ne voulait pas s'attirer la désapprobation des catholiques par le rejet papal de l'antisémitisme, et que des démocraties fermèrent leurs portes à la migration juive allemande au début des persécutions antisémites en Allemagne, craignant une aggravation de la situation économique de leur pays et des mouvements sociaux. A ce sujet je ne saurais trop recommander la lecture édifiante du livre passionnant de Saül Friedlander, d'origine juif allemand, "l'Allemagne nazie et les juifs" tome 1 édition Seuil.

Et d'autre part, c'était oublié que Staline également s'engagea dans une persécution juive qui heureusement s'arrêta avec la mort de Staline(lire,le livre noir du communisme).

Ainsi, paradoxalement, alors que Jean Marie Lepen mettait en garde ses compatriotes contre une immigration que la France ne pouvait intégrer, que par la suite des synagogues (et même une alerte à la bombe dans une école juive à villeurbanne où j'habitais) furent l'objet d'attentats par des islamistes issus de cette immigration ou de quelques français de souche convertis par ces derniers, ce fut Jean Marie Lepen qui fut présenté comme l'ennemi n°1 de la communauté juive! Réciproquement, les attaques insultantes provenant de juifs appartenant au milieu médiatique scandalisèrent bon nombre de partisans du FN et leur leader qui les considérèrent comme déloyales, ce qui les amena par calcul politique probablement, à soutenir le droit aux partisans des thèses "négationistes" de s'exprimer.

Et on n'en arrive à l'affaire du "détail": alors que Jean Marie Lepen cherchait à exprimer son point de vue politique sur des questions essentielles pour l'avenir, le voici sans cesse questionner, soupçonner, et sommer de répondre sur le crédit qu'il porte aux thèses négationistes; agacé, à ce moment là probablement sans calcul politique, il répondit:"mais ce n'est qu'un détail de la seconde guerre mondiale". Ce n'était évidemment pas une chose à dire car ce n'était pas un détail pour ceux qui ont vécu cette horreur dans leur chair, ceux dont les leurs ont péri dans les camps de l'horreur. Mais tristement, dramatiquement, c'était une horreur parmis toutes celles des deux guerres mondiales, les tranchées de la première guerre mondiale où mort ou vivant et les vivants avec les morts, se trouvaient enterrés de tout jeune gens, les enfants juives de l'ex union soviétique, qui du fait de leur taille, échappèrent à la fusillade préalable et furent jetés vivant dans le brasier allumé par les SS nazis, ces enfants, ces adultes juifs ou gitans ou polonais qui subirent mutilations et souffrances atroces dans "des expériences" de vivisection médicale, idem pour les torturés chinois de Nankin par les troupes japonaises ou les prisonniers servant de cobayes pour des empoisonnement chimiques, infection inoculée, interventions chirurgicales après avoir reçu une balle sans anesthésie pour apprentis-chirurgiens de l'armée et qu'on laissait mourir, sans compter les innombrables morts par la faim dans les camps ou ghettos ou villes assiégées de la seconde guerre mondiale.

 

Mais quand on lit le livre d'Yves Ternon, "les arméniens, histoire d'un génocide" éd seuil, le génocide arménien, est ce un détail pour que Mme Simone Veil refusa de cautionner sa reconnaissance par l'Europe du génocide arménien, n'acceptant pas de parallèle avec la shoa? J'ai souvenir d'un passage édifiant de ce livre, où un consul voulant faire un rapport édifiant sur les souffrances du peuple arménien, partit courageusement en reconnaissance dans le pays, il trouva avec horreur une pile faite avec des mains d'enfants coupées, surmontant l'effroi que lui inspira ce spectacle, méthodiquement il se mit à compter le nombre de mains pour apprécier le nombre de victimes, quand il eut fini, il s'aperçut alors qu'il y avait plus loin un autre tas, pris de nausées, il rebroussa chemin. Ayant vécu l'horreur, pour lui, pourtant endurci aux horreurs de la guerre, ce n'était pas un détail. Quand j'appris qu'une foule turque avait osé manifesté dans les rues de Lyon pour protester contre l'inauguration du mémorial au génocide arménien près de la place Bellecour, une immense colère m'envahit: colère double, contre ceux qui insultaient la mémoire arménienne, contre ceux qui insultaient le drapeau français sur le sol français par une manifestation nationaliste qui avait une allure "d'invasion". 

 

Je me souviens également d'une émission radio à l'époque du procès "Papon", "un procès pour l'histoire". Sur le principe, j'étais déjà contre, car en démocratie on juge un homme pas une époque historique à travers un homme, l'histoire doit être instruite par la recherche documentaire et loin des passions partisanes. Dans cette émission, une femme se disait juive et appartenant à une famille déportée par les nazis, elle disait se rendre dans les écoles pour témoigner de l'horreur nazi. Le journaliste lui demanda son avis sur Papon, était-il simple fonctionnaire impuissant de Vichy ou coupable de complicité antisémite criminelle? Coupable dit -elle. Le journaliste lui fit remarquer que la défense de Papon, mettait en avant qu'il avait signé de son nom certes, mais au nom de son chef René Bousquet qui lui, après guerre, fut protégé par François Mitterand, lui aussi un ancien de Vichy qui fleuri jusqu'à sa mort la tombe de Pétain, d'autre part Papon refusa que les déportés voyagent entassés dans des wagons à bestiaux et obteint un court délais pour organiser un transport plus décent. Le journaliste fit remarquer également que Papon put sauver des enfants mi-juifs(issus de mariage mixte), mais la souffrance destructrice dont souffrait l'interwievé lui fit dire à peu près ceci: "et alors, s'ils étaient mi juifs, ils n'étaient pas juifs, qu'est ce que ça peut me faire?" Faisant preuve, donc, elle aussi d'un racisme courant. Papon, lui, par sa conduite, si elle avait été celle que présentait la défense, n'avait pas fait preuve de racisme, et si des crimes lui étaient reprochés par certains(manifestations de gauche pro FLN sous la présidence de Gaules), l'antisémitisme dans ce procès semblait aux yeux de beaucoup, servir de prétexte pour obtenir la condamnation la plus lourde.

Marine Lepen en refusant de renier son père, montre qu'elle n'est pas de ceux qui tolèrent l'injustice pour raison d'état, et par là même est crédible aux yeux de la communauté juive.
Son inérêt se porte sur l'avenir de ses compatriotes, tout comme moi je m'inquiète de sauver les victimes de demain(lire bâtir un monde viable c'est l'organiser, Yellowstone, écolo-babisme la religion des partisans de la vie sur link ecolobabisme.com)

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Published by marie-jeanne jourdan - dans actualités
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