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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 21:22

2568199925_1.jpg C'est un peu comme le "voyage au centre de la terre " de Jules Verne: par la cheminée d'un volcan éteint des explorateurs trouve le chemin décrit sur un vieux parchemin menant au centre de la terre où ils devront faire face à des animaux préhistoriques que l'on croyait disparus. Un jour, il arrive que l'on trouve le chemin menant au centre de nous même, après de dures épreuves auxquelles on craint de ne pas survivre. Le centre de nous même c'est l'inconscient, et le chemin qui y mène, on ne le trouve pas toujours et même pas souvent. C'est une remise en question profonde de notre existence. Mais nous faisons ce chemin à  l'aller, sans savoir où il mène, il est étroit et de chaque côté on peut tomber dans un abîme insondable. Au retour, c'est le retour sur le chemin cahotique de la vie que nous devons suivre jusqu'au bout; c'est le courage de le suivre que ce voyage vous donne. Au centre de nous même, une multitude d'être qui nous sont proches génétiquement ou par l'esprit, des êtres que l'on croyait à jamais disparus pour toujours, mais qui ont survécus en nous même et reviendront à la vie celon les lois complexe de la génétique, enrichit de l'héritage inconscient de l'expérience de survie de ceux qui les ont précédés.

On peut retrouver quelqu'un dont on ne connaissait rien ou si peu, un autre nous même parfois, en d'autres temps; une mémoire du danger et de la lutte pour la survie, une mémoire que l'on nomme "instinct" dont on a ignoré l'existence chez l'homme, et méprisé à tort chez l'animal. Pourtant, si l'on regarde évoluer une vie foetale, c'est toute l'histoire de l'évolution du monde du vivant qui se déroule en un seul être: d'abords un être uni puis multicellulaire, puis un être à "branchies" ressemblant à un poisson,  aquatique avec des membres évoquant un batracien, un être qui à sa naissance,contrairement à l'animal(sauf les marsupiaux dont l'évolution se poursuit dans la poche maternelle), n'a pas fini son évolution neurologique, la vue notamment, très imparfaite à la naissance. Eh bien, de la même manière, il y a  plusieurs moi en moi, qui font de nous un moi unique, qui laissera s'exprimer peut être le "moi" en lui déterminé par des facteurs environnementaux. Darwin disait en observant la silhouette élancée et aérodynamique de la gazelle et du léopard, qu'il aura fallu plusieurs générations d'ancêtres de la gazelle ayant souffert en mourant dévoré pour parvenir à la perfection de la silhouette actuelle, et plusieurs générations de léopards risquant de mourir de faim s'ils ne suivaient pas l'évolution de la gazelle. De même un traumatisme d'un "moi" antérieur a pu entraîner une mise en alerte et une possibilité évolutive psychologique en nous même.

 

- Après ce discours péremptoire, laissons place au moi romantique qu'il y a en moi:

Ma grand mère maternelle s'appelait "Marguerite", sur cette photo, ses soeurs, Marguerite n'est pas encore née. Trois de ses soeurs décèderont de la tuberculose. Marguerite, fleur de l'espoir...

Et c'est vraiment Marguerite qui fut l'espoir de cette famille, puisqu'elle sera la seule à avoir une descendance, bien que décédant à une trentaine d'années. Elle eut trois fils, l'aînée, mon père fut prénommé "René" ce qui signifie "né deux fois". Désir inconscient de ramener à la vie ses soeurs? Mon père ressemblait à sa mère, et dans la descendance de ma grand mère, ontrouve des ressemblances frappantes avec au moins deux de ses soeurs( deux ressembleraient peut être à des cousins perdus de vue). Marguerite était bien la fleur de l'espoir, celles qui vint quand les autres furent fauché par la mort avant de faire germer la vie. 

On me raconta la vie de ma grand mère, mais de sa soeur aînée, Alexandrine, je sus seulement un jour son existence et son décès précoce vers 19 ou 20 ans. On m'a dit que je lui ressemblais une fois, mais je n'avais jamais vu sa photo, ce n'est que vers plus de 50ans qu'une vieille photo jaunie, "rajeunit" par l'informatique(augmentation des contrastes), me permit de voir ses traits.

J'ai appelé ma fille aîné "Sandrine" en ignorant que c'était le diminutif "d'Alexandrine", mon cadet, un fils, Alexandre sans penser une seul fois que c'était la forme masculine de cette grande tante inconnue et oubliée, puis mon fils Guillaume. Son nom me vint à l'esprit peu de temps avant mon accouchement alors que je n'avais auparavent jamais pensé ni aimé ce prénom. Des parents désaprouvèrent, me disant "c'est le nom de l'empereur allemand qui a provoqué la guerre en 1914". La première guerre mondiale étant pour moi reléguée à l'histoire et cet empereur me laissant indifférente, je maintenais notre choix, car si ces trois prénoms avaient été proposés par moi, mon époux les avait approuvé. Alexandrine est morte en 1914, ce n'est que récemment que je l'ai appris.

Simple hazard? ou nos choix, nos goûts, voir nos rêves, sont dictés par des informations inconscientes d'une mémoire ancestrale, instinct évolué de l'être humain.

 

lire aussi: Intuition, rêve prémonitoire ou prophétique, mécanisme de la spiritualité

                 Une théorie du fonctionnement cérébral qui explique à la fois le mécanisme du rêve et du délire

 

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Published by marie-jeanne jourdan - dans psychologie - sociologie
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