Partager l'article ! LE ROMAN NOIR DE LA MEDECINE - chapitre 1: Début: aller dans article(et non page) et chercher le roman noir de la médecine) Introduct ...
Début: aller dans article(et non page) et chercher le roman noir de la médecine)
Introduction:
« Tu te bats contre des montagnes ma fille, » disait ma mère désespérément.
Elle avait raison, j’avais un sentiment d’impuissance, pourtant Dieu ou le Destin en avait décidé ainsi, ce n’était pas une volonté de me foutre dans la merde qui me mettait dans une situation
dangereuse, mais une insatiable curiosité et une incapacité à fermer les yeux sur l’injustice si répandue en ce monde.
Après avoir été infirmière, puis mère de trois enfants, j’avais toujours trouvé mon bonheur dans des joies simples, mais les enfants grandissants, leurs besoins nécessitant des apports
financiers plus importants, j’avais l’impression de ne « plus être à la hauteur« dans cette société matérialiste et immorale . Pourtant, comme disait la chanson de la comédie musicale
du « roi soleil », toute ma vie en tant que soignant et mère j’avais voulu:
« Être à la hauteur,
De ce qu’on vous demande,
Ce que les autres attendent.
Et surmonter sa peur
D’être à la hauteur,
Du commun des mortels,
Ou chaque jour
Répondre à l’appel
Et avoir à coeur
D‘être à la hauteur.
Mais en ce monde qui ne juge que sur des valeurs matérielles la valeur de l’individu, je devenais par rapport à leur entourage, une mère pauvre donc médiocre, ce qui était pour moi une
souffrance, mais je savais qu‘il n‘y pas de vrai bonheur sans s‘investir en amour, ni de meilleur satisfaction que celle que peut apporter la connaissance et la réflexion et j‘espérais
qu‘un jour mes enfants le comprendrons. Le bonheur je l’avais connu quand j’étais mère au foyer avec trois enfants en bas âge, et ce bonheur là aucun trésor ne peut le remplacer, et je voulais
poser des fondations solides pour chacun d’eux, de l’avenir qu’ils devront chacun se construire, même si la destinée est bien souvent un avenir remodelé par le destin.
Mais l’histoire que je vais vous conter, semble une parfaite illustration de la comédie musicale du roi soleil, aussi, commencerais-je chaque chapitre par les paroles de cette comédie qui semble
si bien s’y reporter.
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CHAPITRE 1 :
la cabale:
« Tout est dans l’allure,
C’est une certitude,
Tout est dans le style,
La pose attitude.
Met des crabes dans un panier,
C’est la société,
Des panurges et des requins associés.
Ça marche, bras dessus et bras dessous,
Ça marche, l’un dessus, l’autre dans la boue,
Ça marche, tant qu’on peut encore debout, monter des marches.
Ça roule sans respect ni foi ni loi,
S’écroule sur ceux qui ne font pas le poids,
Ça tourne, et ça tournera comme ça,
Tant que ça marche.
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Médecin généraliste à Belville, je suis mère de trois grands enfants, un fils mariée et deux lycéens de 14 et 16 ans. J’avais ouvert un cabinet
médical à Belville depuis trois ans.
A cette époque je n’adhérais à aucun parti politique, mais je me suis toujours intéressée à la vie sociale. Un jour, un fait divers relaté à la télévision, me scandalisa, et je
ne pus m’empêcher d’en faire part à un petit journal local qui publia mon pamphlet dans son courrier des lecteurs. Mais cela déplût profondément à des confrères socialistes.
Elle n’avait pas l’air très hardi cette petite dame qu’au journal télévisé on interrogea. Elle avait un terrain à bâtir, elle était passée par une agence immobilière qui lui
avait proposé un acheteur qu’elle refusa car il avait un nom à consonance arabe et elle ne voulait pas dit-elle vendre à un maghrébin et refusa de le rencontrer. Par l’agence immobilière, cet
acheteur appris le motif de sa demande et déposa plainte, S.O.S racisme se porta partie civile. Résultat cette femme fût condamnée à verser de lourdes indemnités à ce supposé éventuel acheteur,
jusqu’à conclusion de la vente, ce qui finalement l’obligeait à brader rapidement son terrain à cette personne. Quelques temps auparavant, interrogé sur une émission de radio, le président de SOS
racisme, avait déclaré, compte tenu que l’on était obligé de contrôler l’immigration, qu’il était favorable à l’existence de quotas migratoires, et de quotas en faveur des pays du Maghreb par
rapport aux pays de l’est, compte tenu « des liens anciens unissant ces pays avec la France ». Ma « lettre ouverte » que j’adressais au journal, était une critique sévère sur
S.O.S racisme et son Président. Je faisais remarquer les éléments suivants:
- Cette femme pouvait être taxée de communautarisme mais non pas de racisme, en effet dans ses propos il n’y avait de notion de supériorité ou infériorité raciale, seulement le désir de
garder ses terres au sein d’une communauté française de souche et non musulmane, peut être logeait-elle prêt du terrain qu’elle vendait et comme un grand nombre de français souhaitait-elle avoir
des voisins qui lui seraient culturellement proche. En effet la conception de la solidarité nationaliste est une extension de la solidarité familiale puis tribale. Si on la remet en cause, dans
ce cas l’héritage des descendants directs ou du conjoint peut être considéré comme une préférence raciste!
- D’autre part, le président de SOS racisme à cette époque était lui-même d’origine maghrébine, ne faisait-il pas preuve lui aussi de sectarisme communautaire, en interdisant la France à des
polonais par exemple, alors que la Pologne avait toujours été notre allié depuis les guerres napoléoniennes, au profit de maghrébins alors que pendant la guerre d’Algérie le sang d’innocents,
d’enfants, avait été versé par le FLN.
Suite à cette diatribe, je m’attirais la foudre de confrères socialistes, le couple Simon. Lors d’une réunion de garde qui suivit je fus l’objet de leur part d’une
« mise en boîte systématique, de sous entendu comme quoi j’étais membre du FN, alors qu’à cette époque je n’adhérais à aucun parti. Mais beaucoup plus grave, je surpris une conversation où
il était clairement évoqué des projets visant à me ridiculiser professionnellement et sans aucun argument à l’appui. Je leur envoyai un petit mot, suite à un problème dont je me doutais qu’ils
devaient être en cause, je leur dit qu’ils feraient bien de « regarder la poutre qu’ils avaient dans l’œil au lien de la paille qui était dans le mien » et leur montrais qu’ils
n’étaient pas irréprochables. Cela, bien entendu, ne fit qu’attiser la haine de Mme Simon surtout, peu importe le patient, un médecin bien souvent ne pardonne pas à un confrère de corriger une
faute de sa part.
Mais surtout, mon plus grand crime était de ne pas être riche pour plusieurs raisons. Mon mari était au chômage depuis six mois et déprimait, nous devions payer une location à
Grenoble et les études coûteuses de mon premier fils, avant son chômage nous avions déménagé plusieurs fois en raison des mutations professionnelles de mon époux, et donc nous étions en location
à un âge où les couples de notre entourage sont propriétaires. Notre demeure était modeste, trop modeste pour un médecin et cela faisait « jaser », nous ne faisions pas de voyage à
l’étranger mais nous consommions des produits alimentaires biologiques, ce qui revient à multiplier le budget alimentaire par un facteur de deux à trois.
Un jour, un confrère, le Dr Grondin, me proposa le poste de médecin coordinateur à la maison de retraite dont il était à la fois l’administrateur et le médecin des
pensionnaires. Ce poste lui avait été imposé dans le cadre d’une convention régionale et était subventionné par la région. Le médecin coordinateur avait pour mission de veiller à la qualité de
vie des pensionnaires, d’encadrer le personnel, et avait un avis consultatif en ce qui concerne les entrées et les sorties définitives des pensionnaires, il restait subordonné au directeur de la
maison de retraite. En cas de problème, sa responsabilité pouvait donc être engagée, mais si le directeur ne tenait pas compte de son avis il ne pouvait rien faire.
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2
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