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-extrait et mise à jour d'un texte proposé pour publication, avant le PACS(15 nov 1999), :

 

- C'est avec le PACS, initialement prévu pour la seule reconnaissance social des couples et donc des droits des couples homosexuels, fruit de longues années de sape médiatique des valeurs judéo-chrétiennes (qui condamnaient et marginalisaient l'homosexualité), que les grands manitous médiatiques ont fait montre de leur toute puissance de conditionnement idéologique en présentant l'homosexualité sous un jour photogénique mais au combien standardisé, édulcoré et étranger à la réalité.

- Quelles furent en effet les idées véhiculées sur l'homosexualité à travers les films, émissions, déclarations, et même jusqu'à une loi assimilant la discrimination dont pourrait être victime des homosexuels à une discrimination raciale ou sexiste, sous entendant par là qu'il s'agit d'une discrimination concernant des citoyens présentant un particularisme physique et non des citoyens aux moeurs particulières, rompant parfois avec leur héritage culturel?

 

- La première assertion médiatique est la suivante: l'homosexualité est une prédisposition innée et donc un individu ne serait être marginalisé de par sa nature ce qui serait encouragé une forme de racisme.

Nul argument ne vient étayer cette affirmation, la population homosexuelle n'a pas de "marqueurs génétiques" comme c'est le cas de certaines populations dont l'étude génétique a permis de suivre la migration. Et les individus présentant une ambigüité sexuelle à la naissance, n'ont pas pour autant de tendance homosexuelle et adopte en général un comportement féminin ou masculin que leur permettent leurs organes génitaux externes. 

- Mais la politique médiatique actuelle consiste t-elle à argumenter pour convaincre démocratiquement le peuple?

Certes non, dans le domaine idéologique il est bien évidemment plus aisé et efficace de jouer sur le registre émotionnel d'un peuple comme ont toujours su le faire tous les régimes autoritaires de tout temps, que d'informer, instruire honnêtement un peuple et lui donner les moyens d'un véritable débat démocratique dans une France prétendument "démocratique", d'autant plus que l'idéologie en question repose sur des idées fausses.

Et le registre émotionnel d'une population ne peut être mieux touché que par des films télévisés: c'est d'abord "la cage aux folles", à la fois comique et bouleversant par la belle sentimentalité de ce couple homosexuel, puis un film vous montre la prédisposition homosexuelle d'un   jeune enfant de sexe masculin: il aime jouer avec les petites filles, et surtout il s'obstine à piquer le maquillage, les robes ou les souliers de sa mère!

Il y a quelques années avant que le PACS soit proposé, à l'époque du féminisme et de la lutte contre les préjugés sexistes, les psychologues répétaient que chez l'enfant le choix des jeux dit "de fille" ou "de garçon" était conditionné par les à priori sociaux et leur impact sur l'éducation, plutôt qu'un déterminisme sexuel; Par contre, il est vrai, que le sexe a une influence sur le dévelloppement psycho-moteur de l'enfant, notamment sur la rapidité d'acquisition du language et de la finesse des gestes, et donc sur la manière de jouer. Et puis, qui a dit que la coquetterie était un caractère masculin? Cette conception est une conception occidentale  relativement moderne! Chez l'animal comme chez l'homme de culture tribale ancestrale, la parure est pour le mâle,dans le monde animal le plumage ou la fourrure sont plus fourni, plus coloré que chez la femelle, et l'homme les imitent, à lui plumes, colliers, peinture, les femmes sont plus discrètes. L'aristocratie de l'ancien régime à l'époque des rois de France, arborait une coquetterie de classe, et ce fut Louis XIV qui fut le premier à mettre des talons hauts!

De même la disparition du clan (où la notion de couple n'existait pas, où les relations sexuelles de nature polygame s'établissaient entre les membres de clan avec des enfants appartenant au clan), au profit de la famille cellulaire père-mère, joua probablement un rôle dans l'apparition d'une coquetterie plus féminine, la femme devant se mettre en valeur pour trouver l'homme qui lui permettra d'élever sa progéniture dans une société où une femme seule ne pouvait que difficilement subvenir à ses besoins, et souvent la prostitution ou le couvent étaient les seules alternatives. Par contre ce film reflète plus certainement les dangers des préjugés qui dès l'enfance associent le sexe à l'image sociale. Brimer un enfant sur ses jeux, dire non à une vocation en se référant à son sexe, bref, lié un satut social au sexe dès l'enfance, c'est le traumatiser psychologiquement et prendre le risque d'un refus de son identité sexuelle à l'âge adulte.

 

De même une seule et unique référence historique concernant l'homosexualité est faite à travers les médias, et encore tronquée et donc falsifiée, et c'est cette même référence que des films romancés de la seconde guerre mondiale évoquent:

- la persécussion des homosexuels par les nazis-

C'est vrai, comme on se complaît à nous le répéter sur les ondes, des homosexuels masculins furent envoyés dans des camps de concentration nazis; sur leur tenue de prisonniers, un triangle rose les identifiait et ils étaient éliminés rapidement après leur arrivée aux camps.

Cependant il conviendrait de rappeler également que bon nombre de SA étaient homosexuels et qu'un certain nombre d'entre eux qui ne furent pas assassiner au cours de "la nuit des longs couteaux", furent envoyés dans les camps afin de les éliminer discrètement. En somme, comme c'est le cas dans bien des révolutions(voir histoire de la terreur après la révolution française), bourreaux SA auteurs de "la nuit de cristal",premier pogrome de l'Allemagne fasciste, se trouvèrent logés à la même enseigne et connurent le même sort que leur victimes juives, de la même manière que les premiers guillotineurs de l'aristocratie française furent guillotinés par les guillotineurs suivants, ou comme les premiers révolutionnaires bolcheviques à leur tour envoyés au goulag ou assassinés par les révolutionnaires suivant, ou encore les gardes rouges maoïstes assassins, assassinés ou envoyés en camps de rééducation par les nouveaux maoïstes. Certes, il y avait peut être dans les camps nazis des homosexuels non nazis mais la SA semble avoir fortement contribuée au développement de l'homosexualité en Allemagne, elle se voulait d'inspiration helléniste voulant reproduire le même lien de solidarité par la chair entre miliciens à l'instar de ce qu'ils croyaient exister, à tort, entre soldats athéniens. Hors, cette croyance est basée sur une erreur de traducteurs méconnaissant la culture grèque, en effet de même, qu'à une époque le mot "ami" puis "copain" n'avait initialement aucune connotation sexuelle, l'abus de language leur en donna une, de même à l'époque antique le terme traduit par amant signifiait une amitié, par la suite au moyen âge le terme amant signifia l'homme aimé d'une femme par opposition au terme amoureux, celui qui aime sans être aimé en retour. L'homosexualité a d'ailleurs été fermement condamnée par Socrate. Les SA qui donc revendiquaient l'héritage helléniste qui lui même selon eux, montrait la supériorité de la civilisation indo-aryenne, revendiquaient des valeurs imputées à tort aux athéniens: l'homosexualité et l'antijudaïsme. Ni l'une ni l'autre ne pouvaient être attribuées à la culture helléniste: l'ère pré-chrétienne vit de nombreux grecs fascinés par le judaïsme et des juifs s'enthousiasmer pour Platon ou Socrate. D'autre part Hérode le grand, le plus grand bâtisseur d'Israël adopta l'architecture grecque au grand dam des grands prêtres. Le chrisatianisme peut apparaître comme une fusion culturelle judéo-grecque; les apôtres ne prirent-ils pas d'ailleurs sous la direction de Jésus des prénoms grecs?

 

Lorsqu'il fut arrêté par un groupe SS ayant Hitler à leur tête, Röhm, chef suprême de

 

deux millions de SA, soit vingt fois plus d'hommes que l'armée allemande en 1933, se

 

trouvait dans un hôtel. Dans la chambre voisine de Röhm, Hitler découvrit un chef SA

 

au lit avec un jeune homme ainsi qu'un autre SA homosexuel, le comte Spreti*

 

Ceci explique peut être que bon nombre de pédophiles, au dires d'une ONG, faisant du tourisme sexuel, sont allemands. En effet bon nombre d'homosexuels masculins sont attirés par des adolescents voir des enfants pré-pubères; ceci est peut être une conséquence du développement de l'homosexualité par la SA malgré la répression hitlérienne qui se posait en défenseur de toutes les églises du Christ, c'est à dire des diverses confessions chrétiennes face au persécuteur religieux bolchevique. En tout cas l'épuration des homosexuels par les SS ne fut pas totale semble t-il, puisqu'un intime de Pinochet le dictateur chilien,

ancien SS, dirigeait un immense internat pour garçons avec interdiction de visites parentales. Il s'agissait d'enfants issus de milieu défavorisés et plusieurs accusations de viol et d'attentat à la pudeur pesèrent sur cet individu.

Homosexualité et hiérarchisation masculine, rapport de dominant sur dominé, sont indiciblement liées depuis la nuit des temps.

L'homosexualité hiérarchique existe d'ailleurs dans divers groupes de mamifères. On la retrouve chez l'éléphant, le chien, les chimpanzés bononos, les mâles dominés adoptent une attitude femelle, évitant le combat pour la possession des femelles par un seul mâle ou une position sulbaterne chez les bononos. Ce comportement animal se retrouve également chez l'homme en orient antique et le livre de la génèse s'y réfère à de nombreuses reprises. Il semblerait que l'étranger arrivant dans certaines cités soit humilié et soumis à la sodomie aux hommes de la ville s'il ne leur a pas cédé quelques femmes pour être toléré et la génèse recommande vivement de se soumettre à ce tribut humain plutôt que de subir cette infâmie.

A une époque plus contemporaine, les guerres montre une survivance de ce comportement animal par le viol homosexuel des vaincus chez certains peuples: ce fut le cas des turcs à diverses époques(viol avant la mise à mort de soldats anglais, ou de jeunes garçons arméniens, et pendant la seconde guerre mondiale, la chute du fascisme et le retour de la mafia se traduisit dans l'Italie pauvre du sud par la prostitution, notamment celles de jeunes garçons à des soldats turcs), le cas des iraniens(viol de jeunes recrues arabes frontalières avec l'Irak par des soldats iraniens avant de les lancer sur les champs minés par l'ennemi irakien lors de la guerre Iran - Irak). En occident l'homosexualité guerrière et hiérarchique n'a pas marqué l'histoire, si ce n'est l'accusation, considérée comme calomnieuse par les historiens concernant les templiers, moines guerriers. Les SA nazis semblent donc être une exception de l'histoire guerrière occidentale.

- L' Europe semble plutôt avoir connu une homosexualité de frustration:

Au moyen âge le célibat imposé à un grand nombre de jeunes gens, seul l'aîné d'une famille étant souvent autorisé à se marier, les autres devenant moines ou soldats, favorisa la prostitution ou le viol pour le soldat en campagne et l'homosexualité chez ceux devant vivre dans un milieu masculin et cloîtré des monastères.

L'histoire d'Arnaud de Verniolle, publiée dans historia n°613, est assez explicite: On retrouve son histoire dans le registre de l'inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers de 1317 à 1326. Il est sous diacre, évadé des prisons de l'ordre des frères mineurs, accusé d'hérésie et de sodomie. Alors qu'il a environ 10 à 12 ans, son père le met pour apprendre la grammaire dans une chambrée tenue par Pons de Massabuc et partage le lit d'Arnaud Auréol qui commet des attentats à la pudeur répétés sur lui. Arnaud Verniolle déclare "comme j'étais alors enfant, bien que cela me déplût, je n'osais en parler à personne, et à l'époque je n'avais ni penchant, ni déisr pour ce péché, car je n'avais pas encore de tel désir".

Par la suite il aura des expériences hétéro et homosexuelles. Il renonça aux femmes suite à une mésaventure, après avoir eu des relations avec une fille publique. Son visage enfla, mui faisant craindre d'avoir la lèpre. Aussi jura t-il qu'il ne connaitrait plus de femme charnellement.
Par la suite il collectionna les aventures avec des adolescents. D'autre part il prétendait qu'un homme non marié, qui couche avec un autre homme, commet un péché moins grave que s'il connaît charnellement une femme car il s'agit d'une nécessité de nature.
L'église réprima sévèrement l'homosexualité, surtout à partir du XIII eme siècle(auparavent peine de prison, abstinence et régime de pain et de vin pendant 10 ans), ainsi, en France, le code du droit d'Orléans, prévoit la castration pour la première faute, l'amputation d'un membre pour la deuxième, le bûcher pour la troisième et confiscation des biens au profit du souverain afin de l'encourager à poursuivre le crime de sodomie. Des mesures préventives sont prises également dans les monastères: la règle de ST Benoît prévoit qu'une lampe brûlera toute la nuit, chaque moine dans son lit, les plus jeunes n'auront pas leur  lit voisin les uns des autres, mais répartis parmi les anciens, et ils seront accompagnés pour aller aux toilettes.

 

De même le terme moderne d'homosexualité recouvre deux entités psycho-affectives totalement différentes: celles de pédérastre et celle de lesbienne qui semble avoir connu un développement avec l'apparition du féminisme dont la célèbre écrivain Colette est le type même.

En effet dans le premier cas on retrouve souvent "un initiateur" sodomisant plus âgé, plus mature, souvent socialement bien inséré, voir ayant une profession valorisante ou une fonction liée au pouvoir ou influente; un initiateur protecteur, voir dominateur sur l'initié sodomisé qui est souvent adolescent ou adulte immature, voir enfant, ou encore une personnalité hystérique exhibant ses faiblesses et utilisant le chantage affectif, jaloux et possessif. Un fils culpabilisé par les frustrations d'une mère possessive qui empiète et détruit sa vie affective car elle estime lui avoir consacré sa propre vie, peut devenir homosexuel par fidélité inconsciente à sa mère. Il peut développer une personnalité hystérique et reproduire avec son partenaire sexuel le même lien possessif et de frustration qu'il entretenait avec sa mère. Il sacrifie  une sexualité qui ne peut s'exprimer du fait du despotisme maternel, accepte avec masochisme les conséquences désagréables, voir douloureuses, des agressions de son sphincter anal et réclame en échange un amour sans partage que bien souvent un partenaire à l'esprit chasseur et dominateur est incapable de lui donner; d'où les couples explosifs, les tentatives de suicides "d'appel" répétées. Il y a 30 ans, l'homosexualité était encore traitées dans les livres d'enseignement psychiatrique au chapitre "troubles mineurs de la personnalité, perversion sexuelle". En effet l'homosexualité féminine ou masculine peut être lié à des relations parentales pathologiques, un rejet des valeurs parentales ou du parent de même sexe, ou, au contraire, un lien incestueux, même platonique, dont le risque est peut être accru dans les familles mono parentales.

Drogue entraînant la prostitution pour l'acheter, traumatismes psychologiques dans l'enfance(viol, inceste, violences, pas de foyer parental stable), tentatives de suicides, errance, se retrouvent souvent chez l'initié.(...), c'est ce que la consultation de dossiers psychiatriques lors de mon stage d'internat de médecin généraliste en psychiatrie m'apprit.

Ce sont souvent des couples explosifs, l'un volage de nature, l'autre jaloux, souvent recherchant un amour exclusif, souvent matériellement dépendant. Ainsi on retrouve l'homosexualité à toutes les époques, chez des hommes au pouvoir absolu, des guerriers, des hommes au sommet de la hiérarchie sociale, des créateurs, des politiques, des artistes narcissiques ou bénéficiant de relations influentesd'une minorité fermée mais infiltrant les postes de pouvoir, notamment médiatique.

Pour d'autres l'homosexualité, c'est le bout du chemin d'une histoire de vulnérabilité, ceux là mutile leur virilité à un puissant. N'oublions pas que dans l'histoire de l'humanité, le sacrifice humain aux dieux a été remplacé très souvent par le sacrifice sexuel: c'est le cas de la circoncision judaïque puis islamique, la prostitution sacrée, le sacrifice de la virginité, voir même dans certaines peuplades africaines le sacrifice d'un testicule et l'émasculinisation dans le culte de cybèle(déesse terre) dont même un empereur romain dépravé fut adepte, puis la continence sexuelle chez les esséniens juifs et les ascètes grecs, puis chez les chrétiens.(...)

 

Dans le second cas, c'est à dire les lesbiennes, les conditions psychologiques sont forts différentes, bien souvent, on ne retrouve pas ce passage initiatique, ils s'agit de femmes d'âge mûre ou de jeunes femmes ayant un passé hétérosexuel douloureux, greffé bien souvent sur une enfance particulièrement douloureuse, une image négative du père ou une recherche à l'âge adulte, pour différentes causes, d'une image paternelle rassurante, plus facile à retrouver chez une femme mûre protectrice que chez un amant(mais le hazard a aussi son rôle, d'autres le trouveront chez un homme plus âgé et paternel à leur égard, protecteur sans être dominateur). De plus de nos jours, une lesbienne sera moins l'objet de sarcasmes qu'une vieille fille dans une société où séduction physique et sexualité ont une si grande place.

Mais il est vrai que l'homme n'est pas fait pour vivre seul, et on devrait encourager, les veufs, divorcés de plus de 60 ans à se regrouper entre amis ou parents ou de se pacser avec un conjoint de sexe opposé ou de même sexe dans une relation de type platonique. D'ailleurs l'amour entre lesbienne est guère différent de l'amour platonique, il y ajoute simplement des lèchages, des contacts physiques évoquant un contact comme les chiens, loups, ou autres mammifères ont entre eux, ou le léchage des parties génitales est un une prise de contact amicale.

- Pour réflexion, je vous livrerai seulement l'histoire d'une ancienne copine de travail: A.M:

- originaire du "midi" de la France, sa jeunesse est marquée par le souvenir d'un restaurant tenu par ses parents, un père qui boir et fait des dettes de jeux, une mère profondément angoissée par cette situation, une soeur d'un an son aîné mais psychologiquement plus fragile que sa cadette A.M au caractère décidé et volontaire. A 17 ans, A.M a sa première aventure sentimentale avec un vacancier étudiant qui, ses vacances terminés, "partira sans même lui dire au revoir, sans même envoyer une carte postale", et là encore, c'est le sentiment d'humiliation qui la fait souffrir et nourrit sa colère. Plus tard, elle et sa soeur, rencontre deux copains, deux forains, leur mère est morte, l'un épouse la soeur d'A.M, l'autre devient le concubin d'A.M("pas folle, dira t-elle, elle ne veut épouser un homme qui la ferait souffrir comme sa mère. Très vite, les deux couples d'amoureux disparaissent pour faire place à deux autres couples: celui des deux copains qui gardent l'argent pour eux selon elle, et filent le dilapider au café, et celui d'elle et sa soeur qui après avoir trimé toute la journée, se doivent d'attendre "leurs hommes" en s'ennuyant.

-Cette situation A.M ne l'accepte pas, elle romp rapidement aec son ami, encourage sa soeur à divorcer. Désormais, elles ne se quitteront plus, elles aménagent dans un même appartement à Lyon où elles ont trouvé du travail, font la fête, multiplient les aventures sans lendemain, nvoir les "partouzes", A.M multiplie les provocations. Pourtant cette griserie ne la satisfait pas, elle soupire parfois qu'elle voudrait un homme qui la protège et la comprenne, à tel point qu'on se demande si elle cherche un amant ou un père, le père protecteur qui lui a manqué dans son enfance. Pour sa mère et sa soeur, elle a été forte trop tôt, adulte elle cherche un protecteur qui la protège d'elle même. Des hommes l'ont déçue, d'autres ont fait souffrir les deux seuls êtres qu'elle a aimé profondément, sa mère et sa soeur. Elle hait le genre masculin, elle souhaite que l'un d'eux l'aime passionnément, afin qu'elle puisse le trahir et le faire souffrir psychologiquement comme elle a souffert. Mais cela arriva rarement, elle n'avait pas la patience pour une vengeance préméditée, c'était une rage qu'elle ne pouvait contenir. Elle ira même jusqu'à dérober de l'argent à un amant d'une nuit, non par cupidité mais pour qu'il ait le sentiment qu'elle s'était vraiment payé de sa tête.

Finalement, sa soeur qui était très jolie trouva un mari plutôt riche qui pût la gâter et devint une mère de famille "rangée".

Un jour j'appris avec stupéfaction qu'A.M avait trouvé "la femme de sa vie", cadre dans la fonction publique, les cheveux coupe masculine très courts, partant "costume - cravate". Avec elle, A.M trouva la sécurité, stabilité, protection affective et autorité qui avaient manqué à son enfance; fidèle à son amante, elle connut les joies de la toilette grand luxe, des voyages à l'étranger, bref, ce dont elle rêvait, "standing, sécurité matérielle, stabilité affective", et une place dans la bonne société.

- Un petit nuage cependant à ce bonheur: une amie commune la rencontra et elle lui confia qu'elle et "la femme-homme de sa vie" souhaitaient un enfant, elles avaient un projet d'insémination artificielle sur A.M, une fille était souhaitée, mais un garçon serait quand même le bienvenu.

J'ignore si elles ont pu concrétiser ce rêve, mais si c'est le cas, quelque soit son sexe, arrivera t-il à affirmer son identité sexuelle au sein d'un tel couple?

-Dans une émission télévisée, un couple de lesbiennes mère de deux enfants nés par insémination artificielle:

l'aînée était lesbienne également, la cadette, très jeune, n'avaient eu que des petits amis masculins, mais bien des lesbiennes ne le sont que tardivement, et de toute façon une sur deux, c'est un pourcentage énorme comparés au pourcentage d'homosexuels issus de couples hétérosexuels, et même de mères célibataires.

 

Les civilisations changent, mais l'homme reste le même dans ses affects.

N'ont-ils pas, à travers les temps une vulnérabilité commune, ces adolescents arrachés à leur famille, fusionnant dans un corps d'armée avec leur aîné qui les construit(ou détruit?), cet enfant du moyen âge lui aussi isolé dans une collectivité religieuse, ce lycéen de 15 ans des années 90 dont j'ai croisé le chemin de sa vie alors qu'il était hospîtalisé dans un service d'urgence pour "crise de nerfs", violence clastique au lycée suite à une mauvaise note, puis simulant une crise d'appendicite selon le psychiatre du service qui pensait le renvoyer pour éviter une mauvaise rencontre pouvant l'entraîner dans une rupture scolaire ou familliale. Il avait pour voisin un homosexuel hospitalisé suite à une nième tentative de suicide pour garder son ami, il mit en confiance l'adolescent et lui présenta son ami qui lui rendit visite le soir même. Il espérait que l'adolescent en quête d'un soutien se laisserait séduire ce qui lui vaudrait la reconnaissance de son ami. Dans tous les cas nous retrouvons l'initiation en période d'immaturité psychique ou sexuelle. Dans tous les cas l'homosexualité enferme l'individu dans un cercle fermé, soit une communauté élitiste, soit un groupe marginal; non pas marginal parce qu'homosexuel, mais homosexuel parce que marginal. Quelle différence y a t-il entre l'histoire retrouvé dans un procès de l'inquisition(historia n°631 janv 1998) d'un clerc pervers du moyen âge qui abrite des jeunes hommes pauvres à condition qu'il le laisse assouvir ses désirs charnels, et celle de ce jeune asiatique de 19 ans qui arrivé en France se retrouve dans des foyers d'hébergement, devient homosexuel en France, et que l'on retrouve dans un service des urgences médicales pour tentative de suicide? Il a un logement personnel à cemoment là mais "il a un trop grand dégoût de lui même du fait d'une homosexualité mal acceptée" dit sa fiche médicale, ne serait ce pas plutôt imposée contre logement? Bien souvent également la drogue est le chemin qui mène droit à la prostitution aussi bien féminine que masculine.

 

Les moeurs changent dans l'espace et dans le temps, mais les facteurs extérieurs qui les font changer restent les mêmes et la société d'hier devient celle de demain.

Ces facteurs sont connus: baby boom d'après guerre ou post cataclysme, épidémies mortelles vécues comme un châtiment divin(peste au moyen âge) et suivies d'une plus grande austérité des moeurs(syphilis, époque dite "victorienne" en Angleterre). Parfois ces changements sont politiquement voulus, changement de société va de paire avec changement de moeurs, simplement Sainte télévision a remplacé les prophètes et à l'époque du PACS, les films mettant en avant homosexuel soit en tant que personnage sympathique ou héros ou film sur l'amour homosexuel, l'amour incestueux ou inter-génération se sont multipliés.

Pour exemple "récent" à l'échelle de l'histoire, je rappelerai simplement la politique nataliste, le confinement de la mère au foyer dans les régimes fascistes notamment en Italie avec Mussolini. Hitler ira plus loin en affirmant: "vous ne pouvez être toutes avoir un mari, mais vous pourrez être toutes mères". Les femmes devant enfanter puisque la guerre tuait. Ceci fut pris pour certains dans les camps de jeunesse nazis comme un encouragement aux viols de jeunes filles mineurs! En réaction, passer le babyboom d'après guerre, on observa une dénatalité en Europe notamment en Allemagne où natalité fut associée à politique guerrière et aliéniation de la femme au rôle de reproductrice(à cette époque se perdit le respect de la mère, apparurent les expressions "poule pondeuse", se reproduire comme des lapins...).
D'ailleurs la propagande nazie d'avant guerre, ne justifiait - elle pas sa militarisation parce que lit-on dans Mein kamph, l'Allemagne ne peut nourrir sa population, il lui faut conquérir les terres de l'est, à une époque où le crash boursier de 1929 ruina l'Allemagne et fit dépendre une grande partie de la population de la soupe populaire?

 

-Quelles sont les conséquences du Sida sur les moeurs?

Les conséquences immédiates, spontanées, des populations liées à l'instinct de survie ne furent guère surprenantes, on assista très vite à un retour d'un puritanisme type angoisse syphilitique et le sida considéré comme un châtiment divin puisqu'initialement ne touchant électivement que les homosexuels masculins(il serait en fait plus juste de parler d'homosexualité pour le sexe masculin et d'homo-érotisme pour le sexe féminin), le sida dans certaines communautés homosexuelles urbaines, touchait jusqu'à 80°/° des membres qui étaient séro-positifs. Ce phénomène fut surtout visible aux USA où les jeunes gens déclaraient publiquement et avec fierté leur virginité et leur volonté de continence jusqu'au mariage.

Cette attitude eut deux effets positifs sur la santé de la population: freiner l'épidémie du sida et encourager les mariages dont augementer la fécondité des couples.

En tant que médecin, je fus souvent surprise par l'attitude opposée entre des mères de ma génération et leur filles: les parents qui dans leur jeunesse ont connu l'apologie sans restriction de la "pilule anticonceptionnelle" et par conséquence des-inhibitrice et libertine, la déresponsabilité parentale des parents par l'état en ce qui concerne la sexualité de leur enfant en autorisant par exemple la pilule aux mineurs par les centres de planning famillials sans autorisation parentale, et sans même l'obligation de les prévenir, ces parents donc, sont décontenancés par le romantisme et la recherche du grand amour de ces jeunes à qui on a légué sida et préservatif pour leur premier rapport sexuel. Cependant, dès qu'ils pensent construire un couple, ils abandonnent le préservatif sans prendre la précaution de vérifier leur séropositivité, ce qui limite l'intérêt du préservatif. Ils croient à la fidélité et réclament la pillule anticonceptionnelle qui n'est plus libertine. L'engagement de la fille effraie la mère qui déclare: "tu as bien le temps de t'engager", émet un doute sur la fidélité si jeune, ce à quoi un visage fermé, résolu, voir coléreux de sa fille lui répond. Mais la "pillule" qui est en faite une dose de charge hormonale, peut également être un facteur favorisant la propagation du sida, en ce sens que la plupart ont une action de diminution de la glaire cervicale qui a un effet protecteur, antiviral, antibactérien, voir pour une petite minorité anti-sida, d'autre part on sait qu'une infection virale ou bactérienne, peut en favoriser une autre. En 1985, des recherches sur les prostituées de Nairobi (Kenya) ont défrayé la chronique. Malgré une exposition fréquente au virus, ces femmes ne développaient pas le Sida. D’après les études d’un chercheur canadien, le Dr Francis Plummer de l’Université de Manitoba, près de 5 % d’entre-elles bénéficiaient d’une immunité naturelle, et ces femmes appartenaient toutes à la même tribu. Il s'agissait d'une immunité cellulaire procuré par les lymphocytes de leur glaire cervical qui empêchait la pénétration virale, cependant en cas de rapport rapproché entre deux clients, le virus transmis par l'un pouvait contaminer l'autre si le virus n'avait pas séjourné assez longtemps dans la glaire cervical, transmis à un autre hôte, il retrouvait sa virulence. Ces prostituées semblaient donc protégées, mais contaminaient leur client du fait de la fréquence élévée des rapports sexuels. Avec un pourcentage encore plus faible, on retrouve également des femmes protégées par le sida dans d'autres populations. Mais la prise de pillule, de part son action diminuant la glaire cervicale pourrait favoriser diverses infections, sida compris pour un petit pourcentage de femmes. Dans des pays dépourvus de structures sanitaires, une politique d'hygiène publique devrait en tenir compte, et encourager, dans le cadre d'une politique publique de contrôle des naissances, la stérilisation par section des trompes en post partum(après accouchement) ou obstruction des trompes, ce qui est très aisé actuellement, après le 4eme enfant ou plus tôt, le 2sd ou 3eme, sur demande de la mère.

 

Suite à l'épidémie de sida, un changement de comportement put être observé au sein même des communautés homosexuelles victimes d'une véritable hécatombe, ayant pu engendré un sentiment d'anéantissement de leur groupe et donc d'anéantissement identitaire social, et donc stimuler un besoin de procréation jusque là inexistant. D'autre part, la campagne homophobe qui apparut aux USA au début de l'épidémie et la stigmatisation dont ils se sentirent menacés, peut expliquer ce nouveau désir de couple stable qui jusque là existait peu ou pas chez les homosexuels masculins, ce désir d'enfant, afin d'imiter les familles des hétérosexuels, être moins visibles et donc en sécurité. Dans l'imagerie populaire me revient l'histoire des vampires, beaux, raffinés, vivant en communauté fermé, et devant "contaminé" un humain pour maintenir l'existence de leur communauté.(...)









 


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