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Il fut une époque, avec la chute de la mortalité bactérienne par les antibiotiques où seul le mot "cancer" terrorisait la population. Mais des études récentes semblent montrer que des affections chroniques, neurologiques ou psychiatriques seraient en fait une conséquence au long terme d'un processus infectueux:

sciences et vie, février 2012:

Schizophrénie:

  • des études montrant dans les années 1980, un lien statistique entre épidémie de grippe et naissance d'enfants développant ultérieurement une schizophrénie. Un pourcentage plus élévé de schizophrènes est ainsi relevé chez des personnes nées à la fin de l'hiver et au printemps, ou durant de grandes épidémies de grippe. Une banale épidémie grippale chez une femme enceinte pourrait participer à ce que vingt ans plus tard, son enfant se mette à entendre des voix...

Pour le confirmer, des laboratoires ont étudié le lien entre la présence dans le sang des femmes enceintes ou chez des nouveaux nés d'anticorpsdirigés contre certains germes infectueux, et le développement ultérieur chez l'enfant d'une schizophrénie. Les résultats positifs se sont alors accumulés de manière inattendue: grippe, toxoplasmose, herpès, rougeole, poliomyélite...Autant d'infctions virales qui risquent de multiplier par 2, 10, voire 20 le risque pour l'enfant de développer une schizophrénie! Selon Daniel Gonzalez Dunia chercheur à l'université Paul Sabatier de Toulouse. Quelque soit le type d'infection, c'est la réaction inflammatoire(de la femme enceinte, du foetus ou du nouveau né) qui est suspectée de provoquer une susceptibilité à la schizophrénie. Plusieurs études ont d'ailleurs décelé des anomalies anatomiques au niveau du cerveau de nourrisson développant à l'âge adulte une schizophrénie. L'action néfaste de la réaction immunitaire sur le développement du cerveau serait en cause.

  • En 2005: une étude montre que 20,6°/° des personnes atteintes de schizophrénie présentent de fortes concentrations sanguines d'anticorps dirigés contre le parasite Toxoplasma Gondii(reponsable de la toxoplasmose)  contre 10,6°/° de personnes non atteintes.
  • En 2011, de l'ADN spécifique de deux espèces de chlamydiae est retrouvé dans le cortex frontal de 23,53 °/° de schizophrènes contre seulement 5,71°/° de personnes non atteintes.
  • A coté de ces infections prénatales et périnatales, d'autres infections dans l'enfance et même à l'âge adulte, pourrait jouer un rôle: Rudolph Wank, de l'université de Munich, a récemment découvert des bactéries chlamydiae dans le sang de 40°/° des schizophrènes, contre seulement 6°/° des personnes saines. Outre les réactions d'inflammation, certains germes sont suspectés d'affecter directement les cellules nerveuses.

Autisme:

Pourquoi, durant leur deuxième année, certains enfants comencent-ils à se couper du monde et devenir des autistes? Alors que des médecins mettent généralement en avant des causes génétiques multiples et des toxines environnementales qui restent à identifier, l'hypothèse selon laquelle la maladie serait la conséquence d'une infection par un microbe semble devenue d'actualité.(...) : 43°/° des mères d'enfants autistes auraient souffert d'une infection(respiratoire, urinaire, vaginale...) durant leur grossesse, pour une moyenne générale de seulement 26°/°.
Il est possible que l'autisme soit la conséquence d'infections à répétition, avant et après la naissance, affirme Robert Bransfield, psychiatre à Red Bank. On sait en effet que les réactions immunitaires peuvent altérer le bon développement du cerveau."

Des bactéries peuplant nos intestins seraient en cause: Ellen Bolte, bénévole dans les hôpitaux et mère d'un enfant autiste montre en 1998 à partir de ses propres observations et recherches bibliographiques que la maladie pourrait être lié à un déséquilibre dans la flore intestinale et d'une surreprésentation de la bactérie du tétanos, Clostridium tétani, connu pour produire une toxine attaquant le cerveau. Anne Mc Catey, de l'université de Reading(Royaume Uni) confirme: "avec notamment une surreprésentation des bactéries du genre Clostridium. Une autre étude met en cause Desulfovibrio(présent 8,6 fois plus dans les selles d'enfant autiste que dans celles d'enfant normal), mais dans les deux cas il y a production de toxines multiples qui par voie sanguine gagnent le cerveau.

  • Des études montrent que des enfants autistes traités par antibiotique, ont changé de comportement: ils sont devenus plus calmes, ont témoignés d'avantage d'affection...autant de progrès qui disparaissent avec l'arrêt de l'antibiothérapie.
  • Des médecins américains ont ainsi observés que des enfants autistes souffrant de troubles digestifs étaient aussi sujets à des anomalies au niveau des gènes impliqués dans la digestion des sucres et dans l'absorption des nutriments. Des anomalies qui pourraient être à l'origine de l'installation d'une flore microbienne anormale. Un problème microbien  secondaire à des troubles nutritionnels d'absorption d'origine génétique, pourrait donc bien être mis en cause dans l'autisme. 

 

 

 

Maladie de Parkinson

hypothèse défendue par le neurologue allemand Heiko Braak, et le gastro entérologue australien Thomas Borody: la maladie de Parkinson serait la conséquence d'une infection intestinale.

 

- Hypothèse reposant sur deux types d'observations:

  • Des lésions caractéristiques de la maladie surviennent souvent dans les neurones de l'intestin avant d'atteindre le cerveau,
  • Les symptômes ont régressés chez 7 patients sur 8 grâce à un traitement antibiotique.

Plusieurs chercheurs suspectent que la dégénérescence neuronale et sa progression seraient dues à une toxine émise par les bactéries intestinales. Cette toxine perturberait le système de régulation d'une protéïne qui s'accumulerait alors dans les neurones jusqu'à les détruire. Pour l'heure, la toxine n'a pas encore été identifiée.

 

 

Maladie d'Alzheimer

des chercheurs mettent en cause deux types d'agents pathogènes:

  • Herpès simplex virus 1: responsable de la quasi totalité des herpès de la bouche. Selon les régions du monde il infecterait entre 65°/° et 90°/° de la population. Ce virus sournois, es capable de rester caché durant toute la vie d'une personne infectée. Or l'autopsie de cerveau de personnes agées a révélé sa présence élevée, surtout dans les régions où l'on observe de grandes dégénérescences neuronales. Plus rare chez les jeunes, il profite peut être de l'affaiblissement du système immunitairedû au vieillissement pour coloniser le cerveau? "Silencieux, le virus pourrait être réactivé par un stress ou une infection, raconte Ruth Itzaki, chercheur à l'université de Manchester(Royaume Uni). Il se mettrait alors à se répliquer dans certaines régions du cerveau et causerait des dommages aux neurones, soit directement, soit via un phénomène d'inflammation." En outre, le virus de l'herpès semble interagir avec un gène(APOE) porté par les personnes considérées comme à risque face à la maladie d'Alzheimer.
  • D'autre chercheurs pointent plutôt un coupable du côté des bactéries, dans la famille des spirochètes, parmi lesquelles on trouve l'agent de la siphilis(tréponéma pallidum) ou celui de la maladie de lyme(borrélia burgdorferi 13 fois plus présente dans un cerveau d'Alzeimer que chez des sujets non atteints). Car ces spirochètes, absents des cerveaux sains, seraient présents dans le cerveau de 90°/° des malades d'Alzheimer! Ces bactéries sont assez troublantes parce que leur seule présence conduit à la formation de plaques séniles", explique Judith Miklossy, directricedu centre international sur Alzheimer(Suisse).
  • Parmi les autres suspects, on compte des bactéries(notamment Chlamydophila pneumoniae) ou des virus (hépatite C ou le cytomégalovirus). Les chercheurs parlent alors de co-infection: tous ces microbes pourraient jouer un rôle, même s'il reste à préciser lequel tient le premier.

Et les fameuses plaques séniles caractéristiques du cerveau atteint de maladie d'Alzeihmer? Des chercheurs américains ont dévoilé, en 2010, qu'il s'agissait de peptides antimicrobiens censés combattre virus et bactéries infectant le cerveau. Cette hypothèse permettrait de comprendre les échecs des traitements visant les amas de béta amyloïde. Ce ne serait pas la première fois qu'une maladie chronique serait requalifié en maladie infectueuse. "Il y a beaucoup de points communs entre  maladie d' Alzheimer et la Siphilis: toutes deux conduisent à une démence et sont caractérisées par une dégénérescence neuronale et par l'accumulation de fibrilles protéïques. Or il a fallu des années pour que la bactérie Tréponème pallidum soit reconnu coupable."

- Aujourd'hui la syphilis se traite avec des antibiotiques. On comprend alors qu'on puisse rêver à un traitement simple de la maladie d'Alzheimer.

 

 

 

commentaire de Marie-Jeanne Jourdan:

  •   Schizophrénie:

- Dans un article précédent, nous expliquions le mécanisme du délire

( lien Une théorie du fonctionnement cérébral qui explique à la fois le mécanisme du rêve et du délire psychotique -comprendre c'est prévenir-) :

- un processus qui mettrait en jeu les fibres lentes actives pendant le rêve au cours du sommeil, alors qu'éveillé, le sujet normal mobilise les fibres rapides. Un mécanisme qui mettrait en jeu des fibres lentes au lieu des fibres rapides en éveil chez un sujet schizophrène est tout à fait compatible avec une atteinte infectueuse ou une conséquence immunologique négative.

- Un processus qui rappelerait la myopathie dégénérative de Duchenne qui est caractérisé par une contraction musculaire mettant en jeu les fibres lentes et excluant les fibres rapides. Les muscles squelettiques sont effectivement constitués de fibres rapides qui initient la contraction, et de fibres lentes qui la terminent(voir myopathie de Duchenne théorie du Dr Gernez, le blog de Jacques Lacaze). La mise en place des fibres rapides se fait vers le 6 eme mois de vie chez le sujet sain.

Dans la myopathie de Duchenne la cause est génétique, une mutation récessive liée à l'X, entrainant une absence de fibres rapides, du fait du déficit de production d'une protéïne: la dystropnie.

 

- On peut donc imaginer qu'un processus inflammatoire ou immunologique, pourrait également avoir une incidence sur le fonctionnement cérébral en bloquant les fibres rapides.

 

 

 

  •   Autisme:

J'ai pu constater également le brusque changement d'évolution du comportement d'un enfant après une rougeole qui ne se compliqua pas pourtant d'une encéphalite. L'évolution fut cependant favorable sans aller jusqu'à l'autisme complet et régressive. J'attribue les raisons du succès aux facteurs suivants: le contact(et stimulation) maternel constant, forcer l'écoute en parlant tout en gardant un contact physique accepté par l'enfant, dialogue qui n'est possible que dans un dialogue à deux et non dans un goupe,  l'apprentissage du language par l'occupation manuelle, méthode d'apprentissage de la lecture par la méthode Montéssory, suivi par une neuro-orthophoniste.

 

  • Maladies d'Alzheimer

De ces constats scientifiques, des conduites à tenir semble s'imposer:

  • On connait d'autres maladies infectueuses chroniques se traduisant par un tableau pseudo psychiatrique: 

- La patraquerie brucellienne: grande fatiguabilité physique, psychique ou sexuelle, troubles du caractère, douleurs musculaires, névralgiques, ostéo-articulaire...Elle est associé souvent à des manifestations récidivantes d'allergie:érythème noueux, hypodermite, infiltrats pulmonaires labiles, rhumatisme inflammatoire...

Aucune anomalie biologique n'est retrouvé, le syndrome inflammatoire est nul. Seule l'intra- dermo à la mélitine est positive, témoin de l'hyper-allergie tissulaire spécifique.

La brucellose humaine met en cause trois type de bactéries du genre brucella, la contamination se fait soit directe dans le cadre professionnel d'éleveurs ou vétérinaires au contact avec un animal infecté au niveau d'une excoriation cutanée ou d'une muqueuse., soit par voie digestive, consommation de lait non bouilli surtout ou de fromages frais contaminés, rarement consommation de végétaux souillés par l'animal contaminé ou consommation de sa viande mal cuite ou de salaisons. La brucellose chronique peut survenir soit après une brucellose aigüe, soit à distance, ou en l'absence de tout épisode aigüe connu; elle survient en l'absence d'antibiothérapie bien conduite après l'infection,  à la phrase chronique l'antibiothérapie devient inefficace, en cas d'intra dermo à la mélitine fortement positive, seule une thérapeutique de désensibilisation peut améliorer le patient, mais elle est déconseillée car dangereuse après 60 ans.

Heureusement la patraquerie brucellienne disparait avec le temps.

Si l'infection par une borrélia, par exemple, agent de la maladie de lyme est un facteur de prédisposition à la maladie de lyme, peut -il y avoir des maladies d'Alzheimer liées à ce gène sans obligatoirement passage par la maladie de Lyme, et donc faut-il une prescription plus large en cas de piqure de tiques d'antibiotiques bactéricide sur cet agent pathogène?

  • Les antibiotiques qui ne sont pas bactéricides mais bactériostatiques, peuvent-ils favoriser une infection tissulaire chronique?
  • Faut-il voir une raison de plus de diminuer l'usage des antipyrétiques et leur auto-médication, la fièvre ayant un rôle de défense immunitaire en acidifiant le Ph?(si ce n'est évidemment pour prévenir le risque convulsif du nourrisson ou du sujet fragile)
  • L'augmentation des inclusions d'aluminium dans les cerveaux de patients atteints par la maladie d'Alzheimer a t-elle une action de cofacteur toxique potentialisant la formation de plaques de béta-amyloïdes?

 

 

- Une chose est sûre, toutes ces observations relance le débât sur l'inocuité d'une politique vaccinaliste en l'absence d'un cadre épidémique: ces études démontrent l'augmentation du risque de pathologies neurologiques ou psychiatriques chroniques par des co-infection, des stimulations chroniques du système immunitaire, augmentant le risque inflammatoire et allergisant qui serait un facteur prédisposant à ces affections chroniques. Autant d'arguments déjà mis en avant par les anti-vaccinalistes.

 

 

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centres d'intérêts:histoire et étude des religions,écologie,sociologie. 
écrivain:auteur de "plaidoyer pour un monde viable"(commande aj56@live.fr)-sociologie- et "le temps des révélations" roman à thèmes, chez publibook
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