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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:20

Un film original: cela se passe pendant la débâcle allemande en Russie, pendant la 2sde guerre mondiale: histoire troublante d'un tankiste russe grièvement blessé et qui, par la suite, a des prémonitions étranges sur l'arrivée ou la proximité d'un tank allemand "le tigre blanc" qui semble surgir à l'improviste et décime un grand nombre de chars russes avant de disparaître. Ce même tank qui blessa grièvement notre héros russe et détruisit son tank.

 

Amnésique après l'accident, ce soldat traumatisé sait cependant qu'il est tankiste et semble obsédé par le tank "le tigre blanc": en voyant des carcasses de tanks russes il sent qu'ils ont été victime "du tigre blanc", et il est persuadé qu'un esprit anime ce tank qu'il pressent sans équipage. Entre eux deux une rivalité mortelle est engagée. Mais le plus extra - ordinaire est que son supérieur qui initialement pense qu'il est "dérangé", va adhérer par la suite aux croyances du soldat, troublé de voir ce dernier "sentir" la venue du "tigre blanc" et anticiper l'action de ce dernier comme s'il était réceptif à "l'esprit du tank".

Amnésique, il ne veut pas que l'on prévienne sa famille de sa survie, et ne veut pas revoir les siens, son esprit est entièrement accaparé par la lutte contre le "tigre blanc": il se sent "déjà mort", en ce sens que son face à face avec le tigre ou la mort l'envahit, ne laissant nulle place pour tout autre sentiment; quant à sa famille, le croyant mort, il ne veut pas qu'elle apprenne "sa résurrection" pour ensuite être à nouveau dans le deuil, car, dit -il, le tigre le veut. Il a en fait frôler la mort de si près, et surtout vu "le tigre" s'apprêter à tirer sur lui et son char, qu'il s'est senti comme une proie paralysée par l'effroie face à son prédateur.

Et c'est exactement ce moment là qu'il continue à vivre les premiers temps: pétrifié, hynoptisé comme une proie par son prédateur et qui abandonne la lutte, car à ce moment là peut se produire un phénomène télépathique comme l'oiseau hynoptisé par le serpent, son cerveau ne fonctionne plus, il est sous influence du prédateur, un phénomène d'hypnose. Chez l'être humain on retrouve ce phénomène télépathique dans de brève circonstances: ce qui explique qu'une victime face à un agresseur parfois ne réagit pas, n'arrive pas à crier pour alerter, que lorsque vous suivez avec insistance du regard une personne de dos à la hauteur de la nuque, comme le félin qui s'apprête à sauter sur sa proie, un vieil instinct vous fait tourner la tête et regarder derrière vous. Et, dans un autre registre, de même le désir sexuel de l'un est ressenti par l'autre avant même un regard, et ce désir peut même s'imposer à l'autre si un état dépressif ou la peur l'empêche d'affirmer sa volonté.Cette fusion télépathique proie - prédateur se manifeste qunad le soldat s'approchant des chars russes détruits dit que "les chars lui parlent depuis que la mort l'a frôlé", vidant sa mémoire pour mieux se concentrer sur la lutte pour la survie ce qui déclenche la communication télépathique. Cette communication télépathique(harmonisation d'ondes cérébrales?) pourrait exister aussi  chez les mammifères terrestres pour trouver un(e) partenaire sur une longue distance tout comme les phérohormones ont un rôle capital chez les insectes(mais existent aussi chez l'homme), ou les ondes acoustiques pour les mammifères marins. En fait le tankiste a pu avoir accès à la mémoire de son adversaire et la vision des chars déclenche l'expression de ce souvenir ou l'explique.

 

Cette hypothèse pourrait expliquer qu' en situation de stress permanent et sur une longue durée(ce qui pourrait expliquer les bouffées délirantes fréquentes en année de concours d'études supérieures) ou bien dans une situation générant une forte angoisse avec idées suicidaires souvent, l'individu peut la vivre comme une situation de lutte pour la survie face à un grave danger imminent, son attention ne se relâche pas, si bien qu'il se trouve dans un état "d'alerte maximum"pour une longue durée ce qui génère une forte angoisse. Hors l'angoisse pour la survie peut déclencher la communication télépathique pour trouver une aide, ou encore favoriser l'instinct de  reproduction(transmette la vie avant de mourir, héritage archaïque de l'évolution où bien souvent dans les espèces peu évoluées la mort survient peu après la reproduction), cette stimulation de la libido peut avoir divers effets: soit le choix inadéquate d'un partenaire(voir choix déviant), soit déclencher la communication télépathique pour trouver à distance le partenaire, et si l'individu trouve "l'âme soeur"(ne dit - on pas "sur la même longueur d'ondes?) l'angoisse disparaitra ainsi que la communication de longue durée télépathique. Ce tableau de pensées partagées lié à l'angoisse a été décrit chez des naufragés en mer décrivant les mêmes visions. Nos pensées sont fonctions de nos différents modes de notre perception.

 

 

 

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Published by marie-jeanne jourdan - dans psychologie - sociologie
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:07

-Fervente défenseuse de la religion quand elle permet la naissance d'une conscience collective qui renforce la solidarité, et permet de surmonter l'angoisse existencielle liée à la mort en débouchant sur une continuité spirituelle au delà de la mort, je m'étonne cependant chaque jour des dégâts du conditionnement religieux dans la prime enfance et du fait de l'effet de groupe sur l'intelligence. Je ne peux me sentir que profondément triste de voir des individus socialement très influents, voir de hauts personnages, des individus ayant une capacité de réflexion logique leur ayant permis d'atteindre un haut niveau de connaissance technique, et dans le même temps, leur capacité de réflexion totalement anhilée par la peur de la mort, la manipulation de l'histoire, la recherche désespérée d'un "paradis" , aboutissant à des croyances d'un degré de stupidité inouï, en total désaccord avec nos connaissances biologiques ou astronomiques. Et dans ce domaine, les confessions religieuses sont diverses, les évangélistes, notamment, en ce qui concerne le conditionnement superstitieux  étant plutôt doués .

 

- Alors pour tenter de lutter contre l'abêtissement des jeunes générations, je vais vous raconter aujourd'hui l'histoire d'Abraham:

P1010679.JPGTout le monde connaît l'histoire d'Isaac, fils d'Abraham: Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils unique, Isaac, pour l'éprouver, puis voyant ce dernier s'apprêter à lui obéïr, il lui demande d'y renoncer, et de lui sacrifier un bélier.

Mais jamais dans un sermon vous n'entendrez tous les autres passages relatifs à Abraham, car leur lecture scandaliserait n'importe quel auditoire. Mais nous allons vous raconter son histoire en même temps que celle d'autres personnages bibliques qui se comportèrent à l'identique afin de démontrer que le monde biblique n'est pas notre monde, et que ses moeurs ne sont pas les notres et que par conséquence, si la Thora est une source d'enseignement historique, elle n'est en rien une référence morale, d'où le "tri", les versions édulcorées servant de base à l'enseignement religieux bien souvent.

Avant l'alliance avec l'éternel, Abraham s'appelait Abram, et Sara, sa femme, Saraï

On peut faire remonter la filiation paternelle d'Abram jusqu'à Noé, lui même descendant de Seth, le troisième fils d'Adam, donc de la seule lignée issue de Seth ayant survécu au Déluge(Tout comme Utanapishti, le "héros du déluge", seul survivant  de la dynastie prédiluvienne d'Ubar Tutu, considéré comme "immortel"; voir légende: épopée de Gilgamesh, Whikipedia ou: link ecolobabisme art sur Gilgamesh)

Abram est le fils de Térach un habitant d'Ur, et il a deux frères: Nachor et Haran, père de Lot(qui est doncle neveu d'Abram

genèse 11/28 à 12/4

"Et Haran mourut en présence de Térach son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée. Abram et Nachorprirent des femmes: le nom de la femme d'Abram était Saraï, le nom de la femme de Nachor était Milca, fille d'Haran, père de Milca et père de Jisca. Saraï était stérile et n'avait point d'enfant. Tetrach prit Abram, son fils, et lot fils d'Haran, et Saraï sa belle fille. Ils sortirent ensemble d'Ur ...pour aller au pays de Canaan. Ils vinrent jusqu'à CHaran, et ils y habitèrent. Les jours de Térach furent de 250 ans; et Térach mourut à Charan.

L'Eternel dit à Abram: "va t'en de ton pays...Je ferai de toi une grande nation...." Lot partit avec lui, Abram était âgé de 75 ans quand il partit."

 

...Suite à une famine à Sichem où il avait dressé ses tentes, "les cananéens étaient alors dans le pays",  il dut descendre vers l'Egypte.

  genèse 12/11: Comme il était près d'entrer en Egypte, , il dit à Saraï, sa femme: "voici, je sais que tu es une feme bellede figure. Quand les égyptiens te verront, ils diront: c'est sa femme et ils me tueront, et te laisserons la vie.Dis, je te prie que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi. Les grands de Pharaon...la vantèrent à Pharaon qui la fit venir dans sa maison.IL traita bien Abram, et Abram reçut des brebis, des boeufs, des ânes, des serviteurs, ...Mais l'Eternel frappa Pharaon et sa maison de grandes plaies, à cause de Saraï, femme d'ABram.

Alors Pharaon appela Abram et dit: "Qu'est ce que tu m'as fait? Pourquoi as tu dis: "c'est ma soeur? Aussi l'ai je prise pour ma femme.Maintenant, voici ta femme, prends là et vas t-en! Et Pharaon donna l'ordre de le renvoyer avec tout ce qui lui appartenait.

 

Puis Abram se sépare de Lot, qui avait aussi des brebis, des boeufs et des tentes, il s'installe dans la vallée du Jourdain, et Abram dans le pays de Canaan. Abram participe à des conflits guerriers entre cités, soutenant notamment le roi de Gomorre.

Pendant "un profond sommeil" l'Eternel fit alliance avec Abram: Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate...(genèse: 15/18)

Saraï voyant qu'elle n' a pas d'enfant, donne sa servante Agar l'égyptienne à Abram dont il eut un fils Ismaël. Quand Agar se vit enceinte, elle se moqua de Saraï qui demanda à Abram de la punir. Ce dernier lui rendit sa servante en lui disant de la traiter comme bon lui semblera. Maltraité, Agar s'enfuit une première fois dans le désert près d'une source où "l'Eternel" lui apparait et lui conseille de rentrer et de "s'humilier" devant Saraï. Quand Ismaël naquit, Abram avait 86 ans.

Quand Abram a 99 ans, (et donc Ismaël 13 ans puisqu'il est né quand Abram avait 86 ans) , Dieu apparait de nouveau à Abram: "voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d'une multitudede nations...ton nom sera Abraham et ...des rois sortiront de toi"...Je te donnerai le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan..."

C'est suite à cette nouvelle promesse que "L'Eternel" demande à instaurer la circoncision pour tous homme ou nouveau né de sexe masculins, ceux de sa descendance de même que ses esclaves. Abram prendra le nom d'Abraham, Saraï celui de Sara.

Puis c'est l'histoire de la destruction de Sodome et Gomorrhe, attribué dans la genèse à une punition divine, alors que l'archéologie confirme la destruction de deux villes pouvant leur correspondre par l'inflammation d'une poche de gaz ou de soufre lors d'un séïsme et la projection de bitume enflammée suite à une séïsme.link

Suite à cet épisode, lot vit seul avec ses deux filles, sa femme est morte:

Genèse19/30

(Après la destruction de Sodome et Gomorrhe dont seul Lot et ses deux filles réchappent, ce dernier se réfugie à Tsoar)

Lot quitta Tsoar pour la hauteur, et se fixa à la montagne, avec ses deux filles. L'aînée dit à la plus jeune: "Notre père est vieux; et il y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens faisons boire du vin à notre père, et couchons afin que nous conservions la race de notre père...Les deux  filles de Lot devinrent enceintes de leur père. L'aînée enfanta un fils, qu'elle appela du nom de Moab: c'est le père des Moabites, jusqu'à ce jour. La plus jeune enfanta aussi un fils, ... c'est le père des ammonites, jusqu'à ce jour.

 -Genèse 20: Abraham partit de là ...et fit un séjour à Guérar. Abraham disait de Sara sa femme: " c'est ma soeur."

Abdimelec, roi de Guérar, fit enlever Sara. Alors Dieu apparut en songe à Abdimelec(nom dynastique des rois phillistins) pendant la nuit, et lui dit: Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari. Abdimelec qui ne s'était point approché d'elle  répondit: Seigneur ferait tu périr même une nation juste? Ne m'a t-il pas dit "c'est ma soeur"?...Dieu lui dit en songe: "je sais que tu as agi avec un coeur pur; aussi t'ai je empêcher de pêcher contre moi. C'est pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches. Maintenant, rend la femme de cet homme. car il est prophète,...mais si tu ne la rend pas, tu périras toi et tout ce qui t'appartient. Abdimélec se leva de bon matin, il appela tous ses serviteurs, et leur rapporta toutes ces choses; et ces gens furent saisis d'une grande frayeur. Abdimelèc appela aussi Abraham, et lui dit: Qu'est ce que tu nous as fait? Et en quoi t-ai je offensé, que tu aies fait venir sur moi et mon royaume un si grand péché? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre. Et Abdimelec dit à Abraham: Quelle intention avais tu pour agir de la sorte? ABraham répondit: je me disais qu'il n'y avait aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l'on me  tuerait  à cause de ma femme. De plus il est vrai qu'elle est ma soeur, fille de mon père, mais elle n'est pas ma fille de ma mère; et elle est devenue ma femme. Lorsque Dieu me fit errer loin de la maison de mon père, je dis à Sara: ... dis que je suis ton frère.

Abdimelec prit des brebis, des boeufs, des serviteurs et des servantes et les donna à Abraham; et il lui rendit Sara, sa femme. Abdimelec dit: voici, je donne à ton frère mille pièces d'argent; cela te sera un voilesur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et auprès de tous tu seras justifiée. Abraham pria dieu, et Dieu guérit Abdimélec, à cause de Sara, feme d'Abraham.

- Après cet épisode, Sara considérée comme "stérile" est enceinte...La paternité d'Abraham est pour le moins suspecte...Selon la genèse il aurait 100 ans, Sara serait vieille également, elle dit(21/7):Dieu m'a fait un sujet de rire: quiconque l'apprendra rira de moi. Elle ajouta: Qui aurait dit à Abraham: Sarah allaitera des enfants? Cependant je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse.

genèse 21/ 9 : Sara vit rire le fils d'Agar l'égyptienne avait enfanté à Abraham; elle dit à Abraham: chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac. Cette parole déplut à Abraham.

Mais Dieu dit: que cela ne déplaise pas à tes yeux...Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que je ferai sortir une grande nation." Abraham abandonne Agar et son fils dans le désert avec une outre d'eau. Agar laisse l'enfant sous des arbrisseaux, elle s'assoie à une portée d'arc: "que je ne voie pas mourir mon enfant." L'Eternel apparait à Agar, lui dit de prendre son fils par la main et la dirige vers une source. Ismaël prendra une femme égyptienne et sera l'ancêtre des  ismaëlites.

- Puis ABraham fit alliance avec Abdimelec.

Alors qu'Abraham séjournait dans le pays des philistins, "Dieu mit Abraham à l'épreuve.", il lui demande de sacrifier "son unique fils". ALors qu'Abraham s'apprêtait à égorger Isaac, il vit un bélier, et décida de sacrifier l'animal.

Ensuite, "on fit un rapport à Abraham", son frère avait engendré 8 fils à sa femme et sa concubine également a enfanté 4 fils.

- Y avait-il un lien entre le sacrifice et le rapport mentionnant les naissances? S'agissait-il de chasser "la malédiction " de la stérilité?

Puis Sara mourut à 127 ans.

- Après lavoir enterré Sara dans une caverne à Macpéda qu'il achète à un hittite(les hittites étant maître du pays à cette époque), près d'Hébron en Canaan, Abraham fit jurer à son intendant, de trouver une femme à son fils Isaac: "...de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les cananéennes au milieu desquels j'habite. Mais d'aller dans mon pays, dans ma patrie, prendre une femme pour mon fils Isaac", mais il lui recommande bien de ne pas y emmener son fils.

Le serviteur se rendit en Mésopotamie dans la ville de Nachor(frère d'Abraham époux de Milca fille d' Haran, l'autre frère d'Abraham, donc Nachor a épousé sa nièce.) donc Abraham se considère comme sumérien(de descendance sumérienne ou akkadienne ou mixte?). Le serviteur choisira Rebecca pour femme pour Isaac. Elle est la fille de Bethuel qui est un des huits fils de Milca et Nachor. Isaac épouse donc la petite fille de son oncle Nachor, soit une cousine par son père, mais également nièce de son père puisque fille d' Haran, soit une union fortement consanguine.

L'histoire de Rebecca resemble comme un "copier-coller" à celle de Sara, femme d'Abraham:

Rebecca est "stérile", puis après qu'Isaac ait invoqué l'Eternel, elle met au monde des jumeaux, plus exactement des faux jumeaux très dissemblables: l'un, Esaü est roux, fort, aime chasser, l'autre, Jacob, est calme, reste sous les tentes. Le premier est préféré d'Isaac, le second, de Rebecca, mais par ruse, Rebecca manipulera Jacob pour voler le droit d'ainesse donné à Esaü.

suite à une famine, Isaac se rend à Guérar où règne Abimélec, roi des philistins. A Guérar, il présente Rebecca comme "sa soeur". Mais Abimelec les surveille:

genèse 26/ 7 à 11: Abimelec fit appeler Isaac, et dit: certainement c'est ta femme, comment as tu pu dire: "c'est ma soeur?" Isaac répondit: "j'ai parlé ainsi de peur de mourir à cause d'elle." Et Abimelec dit: "Qu'est ce que tu nous as fait? Peu s'en est fallu que quelqu'un du peuple ne couche avec elle, et tu nous aurais rendu coupables. Alors Abimelec fit cette ordonance...: "Celui qui touchera à cet homme ou cette femme sera mis à mort". Puis, suite à une rivalité autour de puits d'eau, Jacob sera chassé de chez les philistins, avant qu'Abimelec propose une alliance nouvelle car "l'Eternel est avec Jacob".

Suite à l'usurpation du droit d'aînesse d'Esau, Jacob fuira la colère de son frère en se réfugiant chez Laban qui vit parmis les Hittites(fils de Heth). Mais Rebecca prévient: "Si Jacob prend une femme parmi les filles de Heth, à quoi me sert la vie?"Aussi Isaac ordonne à Jacob de pendre pour épouse une fille du frère de sa mère, Laban.

Jacob aura deux épouses(il choisit la seconde, Rachel, mais Laban lui imposa d'épouser aussi l'aîné, Léa, qui "avait les yeux fragiles"). Rachel, tout comme Sara ou  Rebecca fut considéré comme "stérile" dans un premier temps, puis, engendra deux fils, Joseph et Benjamin, tandis que Léa était féconde et eut quatre fils. Tout comme Sara, Léa et Rebecca offrirent leur servante respective à Isaac, dans une compétition à la reproduction de mâles, aboutissant à deux clans rivaux qui ne parvinrent à se réconcilier que suite à la politique menée par Moïse.

(voir: Abraham et Moïse, la vraie histoire...)

 

- Commentaire sur la vie d'Abraham et l'exploitation religieuse d'une histoire antique:

 

  • Moralité de la sexualité à l'époque d'Abraham: nous sommes dans un autre monde, les unions sont de type endogamie familliale, entre demi-frère et soeur, entre oncle et nièce, entre cousins germains. Il faut conserver "la race du père" à tout prix; ainsi, quand une catastrophe naturelle isole Jacob et ses filles et que ce dernier n'a pas de fils et qu'il est veuf, c'est avec ses filles, par l'inceste, qu'il assurera la survie de sa lignée. On remarque que la femme transmet "la race de son père", en épousant un homme de la famille de son père, oncle, demi frère, cousin paternel. Moïsequi réunit les douzes tribus, conserva cependant une endogamie intra-tribale, interdisant seulement les unions entre proches parents: "si un homme prend sa soeur, fille de son père ou fille de sa mère pour épouse c'est une infâmie, ils seront retranchés sous les yeux des enfants de leur peuple...(idem pour celui qui couche avec sa tante)...car c'est découvrir la nudité de son proche parent, ils seront sans enfants."  Mais, même sous le roi David, l'inceste était tolérée, immoral, mais moins grave qu'une union avec un étranger: Ainsi quand Tamar fille du roi David, déclare à son frère Absalom avoir été violé par leur demi-frère Ammon, fils d'une autre épouse du roi David, Absalom lui déclare: "maintenant ma soeur, tais toi, c'est ton frère; ne prends pas cette affaire trop à coeur". Et Tamar, désolée ,demeura dans la maison de son frère. (Samuel 13)  
  • La destruction de Sodome et Gomorhe vécue comme un châtiment divin: L'éternel se manifeste de deux manières:
  • physique (colère divine) par des phénomènes sismiques ou volcanisme ou des feux spontanée(buisson ardent: existence dans cette région d'arbustes résineux qui par forte chaleur entre en combustionspontanée. 
  • par les songes ou rêves, mais il semble qu'une conviction profonde survenant suite à une méditation, soit vécue comme uneparole divine également.
  • Comme auparavent, Lot frère d'Abraham est aggressé, lui et les siens, chez lui par les habitants; quoi de plus banal que d'y voir un châtiment divin pour "mauvaise conduite". Et un tel châtiment général des habitants ne pouvaient être que la conséquence de ce qui à l'époque était la pire des ignominies: l'érotisme par sodomie, bien que dans ce cas là, on peut se demander si le viol collectif n'était pas une forme de vengeance,. Plus tard, Moïse condamnera cet acte à la peine suprême: bien des actes jugés criminels pouvaient entraîner la peine de mort, mais le corps d'un criminel  était cependant enterré en terre consacrée, sauf s'il s'agissait d'un homosexuel qui restait exclu de la communauté même après sa mort. Mais on peut se demander s'il ne s'agissait pas d'une explication postérieure trouvée pour expliquer la colère divine. Et si Lot ne payait pas les fourberies d'Abraham qui disait "elle n'est pas ma femme, elle est ma soeur." Ce qui lui vallait "d'être bien traité", et de bénéficier de dons importants évoquant un accord en vue d'une alliance matrimoniale...Lorsqu'on lie la généalogie des ancêtres d'Abraham(G 11/27), on constate dans la bible traduite par Segond que si Milca est bien à la fois la soeur et la femme de Nachor, Saraï n'est pas mentionné...Si bien que l'on peut même se demander si Abraham n'a pas menti...de même Isaac qui agit de même et prétend que Rébecca est aussi sa soeur alors qu'elle est sa cousine...(il faudrait bien sûr vérifier sur le texte originel en hébreu. L'histoire originel a probablement été remanié, quand la Thora fut rédigé après Jésus Christ, sous les romains. A cette époque, seul la virginité avant le mariage était importante, et l'on voit bien qu'à cette époque, un mari favorisait parfois les rapports sexuels de sa compagne avec des "étrangers". Rappelons la conception de l'époque: la femme est propriété de son père puis de son mari qui" l'achète", Mahomet la compare à "une terre de labour". Dans le cas présent, il semblerait que ce fut plutôt comme un arbre qui "bougeonne", autant de bourgeon, autant de "corps", la fille transmettant le corps animal "accordé par Dieu", l'esprit qui anime étant transmis par l'homme lors du premier rapport sexuel, d'où l'importance d'épouser un homme de la famille paternel. Ce qui explique que le mari "achète" une femme comme on achète une terre, les rapports ultérieurs à cette époque semble avoir peu d'importance, sont vécus comme le sein donné par la mère au nouveau né. Les amants apparaissent comme des "pères nourriciers" des foetus! Les enfants sont de la race de leur mère, les enfants des concubines sont donc des esclaves. Mais si une femme n'a pas de garçon, un processus d'adoption maternel est décrit: lorsque Rachel vit qu'elle ne donnait point d'enfants...elle dit à Jacob:"donne moi des enfants où je meurs!(en effet son mari Jacob a épousé aussi Léa, soeur de Rebecca, avec qui il a eu des enfants, la mort véritable est pour celui qui décède sans enfants, ce qui explique que plus tard, n'allait au combat que les hommes ayant eu un premier né). Elle dit: Voici ma servante Bilha(qui est donc sa demi soeur, fille de son père et d'une concubine); va vers elle; qu'elle enfante sur mes genoux".

 

  • Pharaon, aussi bien qu'Abimelèc, roi des philistins semble craindre "l'Eternel', les hébreux, la dynastie de Pharaon et d'Abimélec aurait donc une origine culturel commune, celle peut être disparu sous la mer noire,il y a 7500 ans(voir plaidoyer pour nos enfants, pour un monde viable, signaler dans un commentaire si plus de renseignements). Abraham, tout comme Isaac, ne reçoivent que des reproches pour une escroquerie grave, l'explication est peut être là: genèse 26/ 18 à 32: Isaac chassé par les philistins, creusent les puits qu'Abraham avait creusés et que les philistins avaient recouvert de poussière, ils durent plusieurs fois abandonnés les puits aux philistins, juqu'à ce qu'il trouve de l'eau là où personne avait creusé. Suite à cela, Abdimelec recèle une alliance avec Isaac car dit-il "l'Eternel est avec toi". N'oublions pas que Seth, ancêtre prédéluvien de Noé est aussi le dieu de l'enfer chez les égyptiens, et chez les hébreux, les manifestations multiples de "l'Eternel" évoque de manière précise des phénomènes volcaniques ou sismiques. Abraham, comme Isaac semble donc être de talentueux "sourciers", donc des protégés de Seth, Dieu terrible dont il ne faut pas déclencher la colère.
  • lire: L'Eternel, Dieu des Hébreux, et Seth Dieu des égyptiens, le même caractère "volcanique"
  • On peut être étonné des âges donnés dans ce texte: Abram devient père à 86 ans, il meurt à 175 ans, Sara à 127 ans. Mais si l'on regarde les âges des patriarches antédiluvien, Adam vécut 930 ans, Noé 950 ans, puis les âges diminuèrent jusqu'à Abraham. L'explication la plus probable est celle d'un nom "dynastique" lié à une terre, si l'individu quitte sa terre ancestral, il garde son nom de naissance, s'il hérite de la terre paternel, il prend le nom de l'aïeul: Ainsi Abram devient Abraham et père d'Isaac à 100ans, c'est à dire que depuis 100ans des "Abraham" se sont succédés sur cette terre. Bien que nomade, Abraham a "une patrie", il demande à son serviteur de prendre une femme à son fils dans le "pays dont il est sorti". Il a son premier né mâle à 86 ans avec Agar, la servante et supposons qu'il soit âgé de 16 ans (car on se mariait à 15 ans jadis). Il devient Abraham à 100 ans, ce qui fait qu'il devient le "patriarche" de la tribu à 19 ans, et il décède à 94 ans, ce qui est déjà un bel âge! La durée des âges des patriarches donne donc une idée de l'étalement de la colonisation. AInsi, on peut lire par exemple: "Seth âgé de 105 ans engendra Enosh. Seth vécu après la naissance d'Enosch 807 ans" ; et il engendra des fils et des filles. Donc Enosh représente une séparation de la tribu de Seth au bout de 107 ans. La tradition semble se perdre avec Isaac, qui hérite d'Abraham mais garde son nom. Dans les textes mésopotamien on trouve la généalogie de dynastie prédéluvienne durant plus de 10 000 ans. Ce qui pose la question: y a t'il transmission d'une durée avec un changement d'échelle de civilisations ayant un système de comptage différent? Ou bien y a t-il eu une civilisation antédéluvienne, une autre humanité, capable de compter le temps en utilisant la position des étoiles sur la voûte céleste ense basant sur la précession des équinoxes?
  • Bien des passages de la vie d'Abraham sont "opaques": quand Ismaël nait, Abraham a 86 ans, quand Isaac nait, Abraham a 100 ans, il y a donc 14 ans d'écart entre Isaac et Ismaël. A cette époque, âge auquel, on se marie dans les sociétés anciennes. Hors la description d'Agar et de son fils dans le désert, évoque celle d'un jeune enfant que sa mère "dépose sous un arbrisseau, dont elle s'éloigne à une portée d'arc pour ne pas le voir mourir ce qui sous entend qu'il s'agit d'un nourisson incapable de marcher seul sans qu'on lui tienne la main, ce que fait Agar pour aller jusqu'à une source d'eau sur le conseil de l'Eternel. La logique voudrait que ce fut plutôt Isaac et sa mère qui ait été dans le désert. Il y a ce curieux épisode auparavent de l'Eternel qui vient accompagné de "deux anges"(qui ensuite détruiront Gomorrhe et Sodome) parmi les chênes de Mamré, qui mangent, demandent à voir Sara, et qui annoncent la naissance d'Isaac. Il est précisé que Sara, "rit en elle même", la raison donnée: elle pense être trop vieille pour enfanter est peu crédible. La vérité pour l'instant, on ne peux la connaître, une chose est sûre, ce n'est pas avec son fils de 14 ans  qu'Agar l'égyptienne est décrite dans le désert, mais avec un petit enfant...On peut imaginer le scénario suivant: Sara détestait Agar, Ismaël également selon elle, se rit d'elle, elle veut un fils à elle. Supposons qu' Agar soit ait eu un deuxième fils, Sara s'entend pour faire enlever Agar et son fils par les trois hommes qu'Abraham voit dans les chênes de Mamré et qui lui disent qu'ils lui rapporteront l'enfant sevré dans un an . Car on parle d'hommes qui mangent sous sa tente, et ensuite curieusement l'un d'eux est assimilé à Dieu et à ses deux anges qui ensuite vont détruire Sodome et Gomorrhe. En fait, peu après l'enlèvement d'Agar sur l'ordre de Sara qui lui vole son nouveau né, le séïsme destructeur frappe, Abraham y voit un châtiment divin, et attribue du même coup l'enlèvement d'Agar à Dieu et ses deux anges. L'auteur de l'enlèvement est peut être Lot et deux hommes à lui, il pense sans doute vendre Agar en ville, mais Agar est peut être reconnu par des proches qui ameutent la ville contre lui. Du fait du séÏsme, Lot est sauvé et s'enfuit, de même Agar qui fuit dans le désert avec son nouveau né. PEU auparavent Sara déclara "son fils n'héritera pas avec mon fils". Le deuxième fils d'Agar devant être définitivement séparé de sa mère après le sevrage, il ne devait reconnaitre pour mère que Sara, et donc on sent dans cette parole une menace sur Ismaël. Sans doute, intrigue t-elle, Dieu a puni Agar comme les villes impies, après qu'Abraham sacrifie un bélier à la place d'Ismaël, on lui fait un rapport avec la naissance de nombreux fils à son frère. La croyance aux sorcières jetant des sorts est très ancienne, et le déroulement de l'histoire donne à penser qu'Agar fut accusé d'avoir jeté la malédicton de stérilité sur la maison d'Abraham afin de s'assurer la prééminence de son fils Ismaël. Pour contrer le sort, Ismaël est donc condamner à être offert en holocauste à l'Eternel Bien que combattu par les prophètes, et bien que rares, il existe dans la thora d'autres exemples de sacrifices humains. Ismaël, s'interroge sur le fait que son père n'emporte pas d'animal à sacrifier mais le suit en toute confiance, ce qui émeut sans doute Abraham qui entre temps a retrouvé la trace d'Agar dans le désert. Il décide alors probablement, de tuer un bélier à la place d'Ismaël, décision qui s'impose à lui avec une telle force, celle de l'amour paternel qu'il l'attribue à la volonté divine. Il renvoie donc Ismaël dans le désert avec sa mère en s'assurant de leur survie, à 14 ans Ismaël est apte à guider sa mère dans le désert jusqu'à un oasis? et il reprend le nouveau né qu'il donne à Sara. 
  • On ne peut qu'être surpris en voyant le nombre de femmes "stériles" qui ensuite deviennent mère d'un ou plusieurs fils: Sara, Rebecca femme d'Isaac..Rachel femme de Jacob. Seule Léa qui dès son premier enfant a un garçon est dite "féconde", et les généalogies ne s'interressent aux femmes que lorsqu'elles sont à l'origine de conflits d'héritage. La forte consanguinité, peut expliquer une baisse de la natalité et de la durée de vie, mais comme toutes ces femmes "stériles" finissent par avoir un fils, une autre explication apparait: une femme qui met au monde des filles est considérée comme "stérile", c'est à dire elles font des filles semblet-on croire comme un arbre bourgeonne, la fécondité c'est à cette époque avoir un garçon fruit de l'esprit de son père et du corps fait par sa mère par bénédiction de l'Eternel.

 

On voit donc que le livre de la genèse s'ouvre sur un monde qui n'est pas le nôtre et dont il ne peut être que dangereux de vouloir s'en inspirer. Il n'est en rien par exemple, un receuil de moeurs de la culture juive au XXe s comme le pensait Hitler ou comme il voulait le faire croire. Il est un passionnant témoin des temps anciens, de moeurs, de raisonnement que l'on peut retrouver dans d'autres cultures de ce temps soit il y a plus de 2000 ans!Que le conditionnement dans l'enfance fasse de ce livre "mamouth" une source d'inspiration divine à laquelle s'accrochent des communautés incapables d'évoluer dans un monde sans "assurance tout risque" divine les protégeant, refusant de voir le monde tel que la science nous le fait découvrir dans toute sa splendeur majestueuse, refusant d'utiliser ce précieux héritage: l'intelligence. Mais il est vrai que l'évolution indispensable des sociétés humaines s'est toujours fait de manière bien plus efficace par la religion que par les révolutions toujours sanglantes. c'est pourquoi ami lecteur, je t'invite dans le monde écolobabiste ci dessous:

link:ecolobabisme religion des partisans de la vie.

 

 

 

 

 

 

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 15:03

Tout le monde le sait:

le saumon remonte le courant des rivières, sans se nourir, vivant sur ses réserves énergétiques pour se reproduire dans la frayère qui l'a vu naître, et meurt le plus souvent peu après.

Pour bien des espèces, y compris l' homme, au cours de la vie génitale, l'avancée en âge se traduit par un espacement des naissances liées à une baisse de la fertilité, mais par contre la portée augmente (cas de gemellarité chez homo sapiens), ainsi que le poids du nouveau né avec l'âge de la mère ou le nombre de grossesses antérieures. Et la fin de l'activité génitale entraîne une accélération du vieillissement : cela se constate également chez la femme après la ménopause qui favorise ostéoporeose, infections urinaires(muqueuse vésicale atrophiée), affections cardio-vasculaire du fait de la disparition de la protection vis à vis de l'athérome par les oestrogènes.Voir disparaître rapidement les individus âgés devenus infertiles est tout avantage pour l'espèce: cela diminut le risque épidémique en éliminant des sujets fragilisés par l'âge, et augmente les réserves alimentaires pour la population assurant la reproduction.

- Une fertilité élevée chez les femelles jeunes favorise l'accroissement de la population quand les conditions de vie sont favorables.

- L'espacement des naissances, les grossesses plus prolifiques, chez des femelles plus âgées donc plus expérimentées, chez les espèces protégeant leur progéniture, augmenteront la chance pour ces femelles de transmettre leur capital génétique quand les conditions de survie deviennent difficiles. Cette adaptation, par la sélection du milieu, explique que les espèces "généralistes" (s'adaptant à divers milieux mais peu spécifique) aient une progéniture nombreuses et des portées rapprochées mais une durée de vie courte, tandis que des espèces spécifiques d'un écosystème très particuliers et fragile, où donc la survie de la progénitureest fragile auront des portées moins fréquentes, une durée d'élevage de la progéniture plus longue, mais une longévité plus élevée pour compenser la faible reproductivité.

 

Mais voilà qu'avec le contrôle des naissances, l'espèce humaine change la donne: la période reproductive devient très inférieure à la durée d'activité génitale, voire nulle. Une formidable énergie vitale qui jusque là était employée uniquement à la survie de l'espèce par la reproduction devient inemployé et doit trouver un autre usage.

Mais le contrôle des naissances n'a pas commencé avec la contraception, il a débuté bien avant, par la privation de sexualité de certains individus au sein de diverses sociétés humaines:

 

- On constata d'abords que l'ascétisme favorisait la combatitivité, qu'elle soit guerrière ou sportive, ce qui est logique puisque chez la plupart des espèces supérieures, avant l'accouplement, les mâles deviennent agressifs et se disputent les femelles. Celui donc qui dominait ses instincts était protégé des Dieux.

- Aussi bien dans un grand nombre de sociétés païennes méditerranéennes avec les prêtresses ou les pythies grecs, que chez les juifs où des jeunes filles servaient au temple, des jeunes filles étaient interdites à vie de sexualité.

Les chrétiens firent de même avec l'apparition des nonnes et des moines. Dans tous les cas le but poursuivi était le même: favoriser un contact psychique entre ces individus et le ou les dieux. Très souvent, mais pas tous, certains présentant surtout des symptômes de frustration, celui qui est chaste parvient à une sensation de plénitude, d'extase, de communication sympathique avec ce qu'il dénomme "Dieu". Cet état peut - il correspondre physiologiquement à quelque chose?

 

-Voyons tout d'abord quelles furent les conséquences communautaires de cette privation de sexualité  chez les religieux chrétiens:

- une vie consacrée au labeur(travail de la terre) et ascétisme: privation de sommeil, frugalité dans certains établissements religieux, investissement dans l'étude ou dans l'élevage de la progéniture d'autrui. Ainsi d'une part l'énergie vitale est affaibli et donc les pulsions sexuelles également, et d'autre part l'énergie vitale des religieux abstinents est détournée au profit du labeur pour la communauté ou la reproduction des autres membres de la communauté qui bénéficièrent de leur soutien: déforestation, mise en valeur des terres permettant de lutter contre la famine par des moines laborieux, receuil des orphelins..., moines guerriers également que furent les templiers qui conquirent terre et richesse consacrant au combat toute leur énergie vitale. Ainsi ces religieux furent-ils des volontaires qui enrichir leur société comme le firent les esclaves de la Rome antique mais en donnant une large part de leur temps à l'enseignement, ils faisaient bénéficier de leur savoir une grande partie des couches sociales les plus humbles, se comportant comme "des parents spirituels" ils participaient à l'évolution d'une unité culturelle, terreau des futurs démocraties européennes du 19e siècle. La civilisation qui se développa d'abord dans le pourtour méditerranéen favorable à l'agriculture, se déplaça dans des régions plus froides, plus hostiles, en diminuant la progéniture d'une population en diminuant le nombre de géniteur, mais en augmentant la protection des "petits" par le nombre d'adultes protecteurs comme le fait un troupeau assurant une protection communautaire. Ainsi ces populations chrétiennes du nord (ou encore les populations bouddhistes avec les moines et nonnes boudhistes) se comportèrent comme une espèce spécifique d'un milieu hostile.

Mais cependant l'évolution de la natalité bien plus faible chez les communautés chrétiennes que chez les musulmans polygames explique la domination et la formidable expansion des arabes puis des turcs en terre chrétienne riche et prospère. Là encore, nous retrouvons une règle naturelle: une espèce variante invasive plus prolifique qu'une espèce indigène élimine cette dernière. Ainsi, au final, la civilisation chrétienne créa les conditions d'expansion de celle de l'Islam par phagocytose de la civilisation orthodoxe dans son berceau oriental.

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 22:17

La triste histoire d'Evariste Galois que publie le n° de mai de science et vie, en est le triste exemple:

"La nuit du 29 mai 1832 sera pour Evariste Galois, la dernière et il le sait: aux premières lueurs de l'aube, un stupide duel au pistolet l'attend. Pour "une infâme coquette" écrit-il, et "deux dupes". Sans expérience des armes, il ne peut espérer en sortir vivant. Quelle injustice de mourir ainsi à 20 ans, alors qu'il s'apprête à révolutionner l'algèbre!...

La lettre testament qu'il adresse à son ami Auguste Chevalier, et dans laquelle il reformule à la hâte ses idées principales est son ultime tentative d'en convaincre ses pairs. "Je n'ai pas le temps" griffonne le jeune Evariste >Galois. Pas le temps de finir les démonstrations qui jalonnent son manuscrit...

Dans quelques heures en effet, ce jeune homme sera mort, frappé d'une balle de pistolet...mais dans quelques décennies, quand les pensées qu'il a jetées ici seront enfin comprises, la postérité lui rendra justice. Et les mathématiques, qui s'enfonceront résoluement dans l'abstraction, ne seront plus jamais les mêmes."

 

 

Prisonnier des "convenances sociales", ce jeune homme qui dès 20 ans s'averrait comme étant un brilant mathématicien, trop brillant pour être même compris immédiatement par ses maîtres, se rend à un duel comme à l'abattoir, sans espoir d'y survivre, au point de s'épuiser en veillant pour terminer ses démonstrations mathématiques au lieu de se reposer et être au mieux de sa forme dans le combat qui l'attend. Il meurt sans raison, pris au piège des convenances du sens de l'honneur de ce temps, une querelle à cause d'une femme, une femme pourtant qu'il rejette avec mépris au soir du duel. Au cours de cette nuit fatidique, le duel d'honneur s'impose à lui comme une obligation morale à laquelle il ne peut se soustraire. Mais de nos jours, rien, des combats idéologiques de ce jeune homme n'est connu, et ce qu'il nomme honneur apparait à nos yeux comme une barbarie, seul ses brillants traveaux mathématiciens demeurent et l'on ne peut que regretter qu'une telle bêtise ait tué un tel génie. 

plus d'info: voir Evariste Galois Wikipédia

 

 

Il faudra en Europe deux guerres mondiales pour qu'enfin on mesure le gachis d'une jeunesse, de millions de morts et mutilés pour que le spectacle de deux hommes qui s'entretuent devienne odieux.

Mais dans les pays où la femme reste encore plus une propriété qu'un être humain à part entière, les convenances sociales trouvent encore moyen de mêler l'honneur au crime, mais là ce sont des jeunes femmes que l'on tue simplement pour avoir voulu aimer:

 

Le frère tue sa soeur, le père sa fille, l'amant éconduit la femme qu'il prétend aimer, le mari jaloux sa femme, oubliant qu' en plus de voler une vie, c'est une lignée qui peut être menacé quand disparait une procréatrice, une chance de régérescence génétique d'un ancêtre puisqu'un nombre fini de gènes sur un temps infini ne peut qu'amener à un retour cyclique des codes génétiques déterminant les individus.

C'est oublier que l'attirance sexuelle a pour finalité naturelle la reproduction, et que la Nature pour les uns, ou Dieu pour les autres, qui en a décidé ainsi a ses raisons que l'homme n'a pas à remettre en cause.

C'est ce point de vue que défend ecolobabisme.com link (voir article écolobabisme, la religion des partisans de la vie)

   
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 17:11

Récemment une passionnante émission sur la voyance est paru, documentaire France 5 je crois;

- Dans les cas de voyances par téléphone, elle apparait comme une vulgaire escroquerie bien organisée et à grande échelle:

- Serveur en Tunisie, voyants recrutés parlant bien le français et faisant croire qu'il s'agit d'un cabinet en France, voyants en "batterie" comme des animaux d'élévage industriel: un voyant par box et une multitude de box, et un enquêteur arrive à se faire embaucher alors qu'il ne connaît rien à la voyance, et se montre incapable de donner son signe astologique et se trompe sans que le recruteur ne semble s'en apercevoir!

- Mais à côté de celà, on est troublé par le fait que des hommes politiques, ou d'affaires et même un trader réputé, utilise l'aide d'un voyant! Dans une école de voyance, des élèves à qui l'on fait passer une enveloppe contenant une photo d'un site célèbre, donne des éléments troublants concernant l'identification de cette photo. Certes, ils donnent des indications assez vagues pouvant correspondre à d'autres images, mais TOUS donne une indication qui correspond à l'image.

L'enseignant de la voyance parle de "perception" plus affinée chez certains, mais existant chez tous et pouvant être travaillé. Le voyant du trader déclare qu'il sent comme une "une âme au marché" et il tente d'en saisir les fluctuations.

 

-Hormis les cas d'escroqueries simples, hélas plus que fréquents, on peut trouver une explication rationnelle: ce serait effectivement lié à la "perception", la perception télépathique.

- Tout le monde peut faire l'expérience que si l'on veut suivre à distance une personne sans qu'elle le remarque, on ne doit pas fixer du regard sa nuque, sinon elle se sent observer et se retourne, qui également n'a jamais observer qu'il peut parfois deviner les pensées, les intentions d'une personne  qui lui est très proche, avant même qu'elle les exprime, on le ressent. Dans le cas de l'image ce sont les propres pensées associatives de l'expérimentateur fixant l'image que les élèves voyants ressentent: image du Louvre et de la pyramide, ligne des sommets des monuments et du sommet de la pyramide comme des montagnes, éclairé et sombre, personnages dénudés du musée, du monde... cela relève plus d'une description subjective d'évocation et d'association d'idées propre à l'expérimentateur qu'une description objective(pas de description des éléments de construction, verre, pierre, nuage....)

Les voyants en fait "ressentent" les affects, voir ont une perception télépathique par flash des pensées des autres et puisent en fait leur prédictions dans les propres convictions de leur clients qui ont besoin d'un soutien psychologique pour affirmer leur propre convictions qu'ils peuvent parfois même refouler inconsciemment par peur de leur reponsabilité.
L"âme du marché" est en fait "l'âme du trader" qui a peur des conséquences d'une erreur de sa part et a besoin d'entendre d'une autre bouche que la sienne ses propres convictions liées à son intuition liée à sa grande expérience des marchés. Il en va de même des hommes politiques dont le voyant verbalise leur propre analyse politique.

Dans certains cas le voyant  peut avoir des flash hallucinatoires visuels ou auditifs des pensées "envahissantes" du sujet ayant une forte charge émotive, désir d'être aimé, désir de réussir, vocation, enjeu politique, rêve d'un avenir qu'on n'ose imaginer par peur de déception ect...

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 17:32

"Le mot âme vient du latin animalis qui signifiait animé et donna également le terme animal",

 

me dit un jour ma cousine Colette qui a conservé d'assez bons souvenirs de son apprentissage du latin qui à cette époque était encore enseigné aux élèves en primaire si les parents donnaient leur assentiment. Et c'est toute l'évolution psychologique des communautés monothéïstes actuelles, qui à travers ce terme latin traverse les âges pour nous parvenir et que nous allons développer ci dessous:

- Alors que l'homme n'était encore qu'un animal chasseur cueilleur, il sépara son univers en deux monde:
* il y avait ce qui bougeait, la proie qu'il traquait ou le prédateur qui le traquait ou des éléments naturels qui se comportaient comme des prédateurs, semblaient le poursuivre lui ou toute sa tribu pour l'anéantir: le feu, la rivière qui déborde, la source qui jaillit pour l'abreuver, l'éclair qui le terrasse, le vent qui le pousse ect...
* Et il y avait ce qui ne bougeait pas ou ne bougeait plus, la seule chose qui restait posée là pour l'éternité, les rochers, et tout ce qui finissait par disparaître, les morts, la flaque d'eau qui s'assèche, des arbres si vieux qu'ils semblaient éternels....Et ce qui ne bougeait plus fut assimilé à l'état de mort. D'ou les légendes de personnages inconsolables que les dieux changèrent en pierre ou en arbres.

(l'arbre est assimilé plutôt à la vie endormie, le sommeil permettant l'oubli de la souffrance, sauf de temps en temps par les cauchemards, et chez l'arbre le bruissement des feuilles qui semblent un long sanglot: la poésie était née).

 

- Probablement là encore le phénomène volcanique joua un rôle dans cette conception:

la montagne vivait, les forêts s'agitaient sous le vent, la neige dévalait la pente en avalanche, lors d'orage, les pierres roulaient sous vos pieds et l'eau des torrents vous emportait quand la montagne était en colère et manifestait sa colère par le grondement du tonnerre et les éclairs qui semblaient chercher à vous tuer. Mais quand la montagne s'avérait être un volcan, que l'on ressentait les vibrations du séïsme, c'était un géant qui sortait des entrailles de la terre, dévalant la pente sous forme de lave dont la puissance dévastatrice laissait un traumatisme collectif qui se transmettait d'une génération à l'autre. Sans doute des hommes ou animaux fossilisés par la lave furent à l'origine du mythe de l'homme changé en pierre, soit pour punir un mauvais personnage, soit pour supprimer une souffrance insurmontable chez un personnage bon. D'où les mythes grecs des titans emprisonnés sous terre par Zeus, le Dieu du mont Olympe qui lance des éclairs quand il se sent outragé et qui sont fabriqués par Vulcain, Dieu dont la forge est souterraine et qui est au service de Zeus.

 

- Mais pour comprendre comment naquit l'idée que la passage du vivant lié au mouvement, à létat de mort et de l'absence de mouvement, se fait par la séparation du corps et de l'âme, il nous faut plonger dans les légendes de Perse et les textes des tablettes sumérienne de l'épopée de Gilgamesh pour le comprendre:

 

"Avant le temps, il n'y avait rien. Rien que deux sortes d'eau, qui coulaient côte à côte, sans rives, sans rien. Ces deux eaux ne se mélangeaient pas. Chacune avait une divinité pour la gouverner:
L'eau douce obéissait au Dieu Apsou, l'eau salée à la déesse Tiamat; et Tiamat était l'épouse d'Apsou. Cet état des choses dura longtemps. Mais comme le temps n'existait pas, il est impossible de dire combien d'années, de siècles, ou de dizaines de siècles...
Tiamat et Apsou engendrèrent un fils et une fille Lahmou et Lahamou, dont nous ne savons pas grand chose, sinon qu'ils engendrèrent à leur tour Anshar et Kishar... avec Anshar et Kishar, le frère et la soeur, il y eut un haut et un bas: le monde prenait forme et le temps commença à couler à son tour. Le temps n'est pas un Dieu, mais le sentiment que les Dieux ont d'eux mêmes. Anshar contenait tout ce qui est en haut, et Kishar tout ce qui est en bas. C'était déjà l'ébauche d'un ciel et d'une terre, d'un monde des Dieux et d'un monde des hommes. Anshar et Kishar eurent un seul enfant, un fils nommé Anu, qui prit possession du ciel: avec lui apparurent le firmament , chargé d'étoiles, cette voûte de cristal transparent et bleutée, sombre la nuit et transparent le jour, à laquelle tout ce qui est sur terre se trouve rattacher par des liens mystérieux. Anu règnant sur le ciel, engendra à son tour un seul fils: ce fut Ea. Avec Ea, l'univers connut une force nouvelle, et ce fut l'esprit....il était "Celui qui connaît". En lui se trouvait contenu, de façon mystérieuse, tous les êtres qui avaient existés jusque là. Il n'y avait plus de secret dans le monde, car Ea connaissait tout.
Dès lors, les générations divines se succédèrent avec une grande rapidité. Il naquit des dieux en grand nombre, chacun incarnant une qualité d'Ea. Il y eut le dieu de la Guerre, la déesse des fileuses, le patron des artisans, celui des moissonneurs,celui des bergers, les divinités des sources et celles des montagnes. Ea par sa seule pensée, concevait les êtres à venir, et chacune de ses pensées était un Dieu qui naissait.

 

Ce texte magnifique par la poésie, la sagesse qu'il renferme, est un héritage spirituel d'Uruk à l'époque de la première dynastie qui remonte vers 2700 à 2500 av J.C. Hors les tablettes d'argile des premières cités sumériennes, Uruk en ce qui concernel'épopée de Gilgamesh, et Ur qui fut la cité originaire d'Abraham, père des croyants dont l'épopée est compté dans le livre biblique de la génèse, décrivent également un déluge identique au déluge biblique et dans un article précédent( Eden, le paradis terrestre du livre de la génèse était en Arménie occidentale.   ) nous avons montré que ce déluge correspond probablement au cataclysme qui il y a plus de 7000 ans fut à l'origine de la formation de la mer noire par rupture de la barrière rocheuse du Bosphore qui permit l'invasion d'un ancien lac d'eau douce d'une vallée qui était en dessous du niveau des eaux de la mer Egée par ces mêmes eaux et donc que les rescapés de ce cataclysme furent les fondateurs des deux premières cités sumériennes Ur et Uruk.

 

- Voyons maintenant comment le traumatisme collectif engendré par ce cataclysme provoqua une réflexion mystique apportant une réponse mythique au tout début d'une réflexion philosophique engendrée par le sentiment d'anéantissement, d'extinction d'espèce par la disparition du lac et des cités lacustres l'entourant, il y a plus de 7 millénaires. Appelons notre premier philosophe: Umnapishti, nom du "héros du déluge" des tablettes sumérienne, un personnage qui pourrait correspondre à notre Noé biblique.

Il était l'héritier de cette civilisation prédéluvienne vivant au bord d'un lac vivant "Eden" pourrions nous l'appeler en se référant à la bible, et d'Eden sortait quatre fleuves selon la génèse. Homo sapiens devint homme quand il prit conscience que le corps était animé par les pensées d'un "esprit" et par conséquent, tout ce qui bougeait était vivant, et tout ce qui était vivant était animé par un "esprit" qui prit le nom de Dieu lorsqu'il s'agissait d'un esprit animant une force colossale de la nature, la mer, le volcan, le soleil ou le ciel, le vent ect...

Cette cité lacustre vivait essentiellement de pêche et donc ne connaissait ou ne s'interessait qu'à deux Dieux: celui du lac, l'eau douce, Apsou, et celui de la mer, Tiamat qui en fait était une déesse et l'épouse d'Apsou.

De ce temps là prédéluvien nous gardâmes un souvenir des croyances animistes existant encore de nos jours en Afrique qui ne connut pas le déluge. Ce souvenir, c'est "l'âme" nom de l'esprit qui animait les êtres humains.

Mais avant l'âme, apparut les Dieux secondaires, les nymphes des sources, le monde des dieux se hiérarchisa de la même manière que se hiérarchisa les premières cités sédentaires.

A de nombreuses reprises dans les récits bibliques on trouve l'expression: le peuple se leva "comme un seul homme", l'observation de ce qu'aujourd'hui nous appellerions "mouvement de foule" "esprit de corps", "communion" ..., amena la notion d'un esprit supérieur commandant aux esprits des individus de la même manière qu'il y avait pour les éléments des dieux et des dieux secondaires pour les sources, habitant les bois ect... Ainsi naquit Ea et sa progéniture de dieux de corps de métier. Et la chronologie de la naissance des Dieux, est celle de l'évolution psychologique de la tribu Adam de la cité lacustre. Adam observa que l'eau du lac se déversait dans un fleuve, et que ce fleuve se jetait dans la mer. De la même manière que la pluie du ciel semble féconder la terre, que ce qui sortait du sexe de l'homme fécondait la femme, l'eau douce était Apsou, Dieu masculin et le fleuve était son sexe et il fécondait la mer, la déesse Tiama qui était son épouse.

Ainsi, les peuples indo -ariens qui ont en commun la vénération d'un Dieu masculin, sont probablement issus d'une matrice tribale originelle d'une cité lacustre au bords du lac de la vallée d' Eden qui était en dessous du niveau de la mer, d'autant que les recherches archéologiques montrèrent le début d'apparition de l'agriculture autour de la mer noire. Probablement des infiltrations d'eau salée ou un changement climatique rendirent les terres impropres à la culture, ce qui dans la génèse se traduit par le fait que Dieu n'agréa pas l'offrande de Caïn l'agriculteur qui migra "à l'orient". A l'oppposé, ceux dont les ancêtres n'étaient pas originaire d'Eden, continuèrent à adorer la déesse Terre dont le culte se répandit il y a 8000 ans dans le bassin méditerranéen et le moyen orient. Quand Apsou, Dieu du lac fut tué par la mer, il laissa sa place aux "héros", homme ayant un ascendant divin et dont les exploits firent de lui un Dieu protecteur de sa tribu, ce fut là l'origine du  polythéïsme des dieux ancestraux. Refusant l'idée de mourir, des hommes jeunes risquèrent leur vie pour gagner l'immortalité dans la mémoire collective. C'est ce que nous explique l'épopée de Gilgamesh, et les héros de la Grèce antique firent de même, Alexandre le grand, le macédonien fut le plus ambitieux et le dernier conquérant voulant gagner sa place parmi les Dieux, et au Nord, ce sont les viking que l'ambition du héros entraîna jusque sur les côtes d'Amérique.

 

- De cette conception de l'eau du lac fécondant la mer, naquit la notion "d'esprit".

"Esprit" désigna  à l'origine tout fluide animant un corps ou un élément, et l'origine commune des esprits ne pouvait être qu'un fluide immense l'eau du lac et de la mer.

  Et ce que l'on observa pour les dieux  permit de concevoir la naissance du peuple ancestral, du premier couple. Ainsi Adam est façonné avec la boue

Eve est tirée d'Adam. Dans ce passage de la génèse, Eve, mère de tous les vivants dérive du concept de la déesse mère qui est à la fois fécondée et née du dieu qui donne la vie, fluide sortant de son sexe, le sang fluide de la vie de l'individu qui meurt lorsqu'il se vide de son sang. Le Dieu masculin supérieur maître de la vie des peuples indo-ariens et des religions monothéïste héritière du judaïsme, est apparu là, dans la cité lacustre de la tribu d'Adam, et il s'appelait Ea. Paul, apôtre chrétien ne s'y trompe pas en disant que le Christ a été envoyé pour faire connaître le Dieu Vivant aux peuples qui "l'ont oublié", sous entendant que les juifs conservait le souvenir d'un Dieu d'une civilisation mère de plusieurs peuples et qui ont oublié le Dieu de la civilisation mère.

 

-Mais revenons à Umnapishti, le premier philosophe, notre héros du déluge, inconsolable et qui contemple son monde englouti "par les eaux de la mort".

Quand, il y a sept millénaires, la barrière rocheuse du Bosphore céda et que "les eaux de la mort "(mer Egée), animée par la déesse Tiama se déversèrent dans la vallée qui disparut ainsi que le lac animé par le Dieu Apsou et ses habitants de la tribu d'Adam, notre philosophe dont le monde avait disparut sous les eaux, se mit à méditer tout en urinant.

L'urine jahissait en jet continu comme le sang, le sang était le fluide ou l'esprit qui animait l'individu puisque l'individu qui saignait mourait, fin habituel d'une proie mise à mort par un prédateur, l'homme étant parfois une proie, mais le plus souvent un prédateur, alors quel fluide -esprit représentait l'urine? L'urine s'écoulait d'abord comme n'importe quel fluide de vie, puis formait une flaque qui disparaissait rapidement, tout comme les eaux de la mort de la déesse Tiama s'écoulèrent ou tombèrent du ciel avant de recouvrir le lac qui disparut. L'urine était donc comme les eaux de la mort qui avait fait disparaître sous terre le lac et pris sa place, c'était un esprit mauvais qui disparaissait sous terre. Ainsi naquit la notion de "démon", esprit mauvais qu'il fallait évacuer, des malades n'urinaient plus et mourraient ce qui prouvait bien que la maladie était un démon fort que l'esprit de l'individu ne pouvait chasser. D'où naquit l'idée des chamans, homme à l'esprit fort qui par leurs incantations pouvaient chasser les démons qui après l'avoir affaibli, allaient emporter sous terre l'esprit du malade. C'est ainsi que le monde souterrain devint le monde des esprits des morts emportés par les démons ou la colère d'un Dieu. Jésus et ses disciples, des millénaires plus tard, "chassaient les démons"( L'enseignement de Jésus), et les selles dont la couleur évoquait la terre, l'odeur la pourriture de la mort, étaient les impuretés rejetées par les démons.

Et l'on retrouve là la base du raisonnement gnostique du monde matériel corruptible par les démons, de la terre crées par les archontes puissances maléfiques, alors que l'esprit incorruptible est comme une étincelle du Dieu bon, père de l'Adam primitif, l'homme parfait qui n'est qu'esprit. C'est l'apparition du Dieu solaire universelle, les forces de la lumière( les dieux des juifs et des égyptiens se mêlent et se confondent ) et cet esprit  "lumineux" , esprit du Bien, issu du Dieu bon et emprisonné dans l'envelloppe charnel crées par les archontes, est libéré par la mort d'un corps corruptible, c'est l'âme qui rejoint le monde pur, immatériel de la lumière, de l'esprit parfait. Cette nouvelle évolution dogmatique, nous la devons aux phénomènes volcaniques et sismiques, la bible y fait de multiples références, et même dans le mythe d'Eden, un ange agitant une épée flamboyante empêche le retour, ce qui évoque une éruption volcanique. Dans l'épopée de Gilgamesh ou dans le mythe éyptien, le soleil parcourt un tunnel souterrain, la découverte de "puits de lave" en suivant la course du soleil couchant ou levant en est probablement à l'origine, de même dans la gnose, ce sont les Archontes, puissances maléfiques qui font un second Adam(le premier n'est qu'esprit, né du Dieu bon et androgyne), il est fait avec de la boue mais est incapable de se lever, c'est le Dieu bon qui le prend en pitié et lui donne une étincelle de vie et d'esprit. Là, la boue est probablement la lave qui recouvrant des corps humains fut à l'origine de l'Adam de la gnose qui se répandit aussi bien en Grèce, en Egypte et chez les juifs.

Cette notion de fluide ou d'esprit incorruptible, est née avec la découverte des eaux souterraines. Des sources sortaient de terre animée par des esprits et les nymphes, naïades y vivaient. Il n'est pas impossible qu'en observant une source, l'idée de creuser un puit naquit car plusieurs observations( mare qui s'assèche devenant une zone boueuse) donnèrent à penser que les esprit des eaux disparaissaient sous terre et demeuraient emprisonner, alors que la notion d'évaporation était inconnue. De la même manière, séïsme et volcan furent interprétés de deux manières: pour les hébreux et les peuples issus de Seth, troisième fils de Noé, c'était une manifestation de la colère de l'Eternel, Dieu de Seth(voir), pour d'autres, une manifestation des forces maléfiques dont il ne fallait pas invoquer le nom, ce fut là l'origine probable du Diable chef des démons que servaient les juifs qui ne se convertirent pas au christianisme,

l'anti-judaïsme de l'antiquité. En effet, bien des éléments du christianisme primitif emprunte au culte du solaire, "la lumière" devient la manifestation de Dieu, et le feu sous terre devient l'esprit du Diable, mais le séïsme reste une manifestation du créateur puisque dans la bible il détruit des villes païennes, le diable d'ailleurs s'en prend uniquement à ceux qui n'obéïssent pas à Dieu et donc reste vassalisé à Dieu. L'angoisse mystique, existentielle, ne s'extériorisant pas par un fluide représentant la sortie du démon, devient un signe de possession par le diable, chef des démons à qui l'on attribue des manifestations organiques ou psychosomatiques. A partir de ce moment on distingue donc l'esprit animal ou démon sous forme d'un fluide et l'esprit étincelle donné par le "Dieu de lumière"  qui prend le nom d'âme.

Si l'esprit animal domine en l'homme, il s'agit d'un démon qui est responsable d'injures, de vociférations, de cris, de violence, de blasphèmes...C'est ce qui fera considérer par les hébreux comme impurs les femmes menstruées, la viande non cachère.  

NB: Dans l'évangile apocryphe de Thomas on lit: "Jésus dit: Bienheureux est ce lion que l'homme mangera en sorte que le lion devienne homme. Mais maudit est l'homme que le lion mangera en sorte que le lion devienne homme! Pour les contemporains de Jésus, l'esprit animal du lion restera en l'homme qui l'a mangé et s'il domine l'esprit de l'homme, l'homme devient possédé par un démon. Par contre l'esprit de l'homme mangé par un lion peut rester prisonnier dans le corps de l'animal et donc ce lion devient un homme puisque son âme est prisonnière du corps du lion.


Avec le christianisme, et il faudra attendre le concile de trente avant que l'église attribue une âme aux femmes. En effet les menstruations étaient un signe de la maturité de l'esprit animal qui animait la femme, d'elle sortait régulièrement "des démons" d'où la nécessité de la mettre à l'écart pendant les menstruations. La femme avait un esprit "faible" qui ne se fortifiait pas en Dieu comme l'homme , adulte, l'esprit animal dominait en elle et elle devait être guidée par son père ou son mari. Quand elle était enceinte, l'esprit divin de l'enfant qu'il tenait de son père, lui permettait de dominer l'esprit animal. Lorsque Jésus chassa sept démons en Marie Madeleine, cela signifie probablement qu'elle eut sept grossesses et donc sept arrêt des menstruations. La femme âgée servait au temple car la ménopause était vécue peut être comme une période ou l'esprit animal était chassé ou dominé.

Mais Jésus était censé n'avoir qu'une mère et tenir son esprit directement de Dieu selon l'église, puisque Marie serait devenue enceinte avant sa première menstruation et sans avoir eu de relation sexuelle, donc Jésus tenait son âme d'homme parfait de sa mère qui ne pouvait être également que parfaite. Et si Marie avait une âme, l'église en conclut que toutes les femmes avaient bien une âme quoique plus faible et plus facilement séduite par "le diable". Et nous trouvons là l'origine des terribles persécutions que subir principalement les femmes au moyen âge, accusées de sorcellerie.


 

Ainsi des raisonnements irrationnels furent-ils à la base d'observations rationnelles permettant l'essor des sciences comme la science du guérisseur, de l'irrigation, des constructeurs de monuments gigantesques comme les pyramides, l'observation astronomique qui bien souvent relevait d'une démarche philosophique spirituelle.

Un raisonnement irrationnel amena cependant à une compréhension juste de son univers de l'homme de cette époque, le rôle majeur de l'eau et du volcanisme dans la vie terrestre, les notions d'hygiène, d'impureté des excréments, de l'urine, des "humeurs "d'un malade, l'interaction entre le psychisme et le physique, la personnification des éléments de la nature d'où leur identification permettant ultérieurement de les dominer. L'idée du Diable, un bel ange déchu qui commande les démons, les démons correspondent à des douleurs ou des affections somatiques(maladies), soulagées par l'évacuation d'humeur, d'une fausse couche, de diarrhée..., tandis que le Diable représente une angoisse majeur que l'on ne peut évacuer et qui peut provoquer des désordres. Et dans l'antiquité ou an moyen âge(malgré la censure de l'église) la science astronomique fut impressionnante et amena la science mathématique, on l'oublia par la suite, mais c'est dans l'Egypte antique, avec une simple mesure de compas qu'un homme démontra que la terre était sphérique et non plate.

organiques, des affections psycho-somatiques. Inversement un bon psychisme permet de  mieux faire face à des affections somatiques.

Mais surtout la notion d'apocalypse liée à une colère divine suscitée par nos fautes, qui nous prépare à la notion actuelle éco-cataclysme nous engagent à la solidarité et un comportement respectueux envers le Vivant.

 

lire également: Le volcan, père de l'évolution humaine du premier hominoïde à Jésus.

 

                          Traumatisme collectif, perversion religieuse, trouble ou frustration sexuelle

 

                          A l'origine, la religion exprime la conception de la création et de la reproduction sexuée

                           Le Zodiaque ou l'histoire des peuples qui ont écrit leur histoire dans les étoiles

                       

                           Quand religion, histoire, et évolution psychologique ne font qu'un...      


 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 21:36

Nous savons tous que nous avons une vie d'enfant, d'adolescent, d'adulte jeune puis vieillissant, à chaque stade des capacités physiques, des désirs et ambitions différentes qui seront satisfaits ou pas et modèleront des personnalités différentes. Un regard superficiel pourrait comparer la vie humaine à celle d'une chenille pour le stade enfant, puis chrysalyde pour l'adolescence qui prépare l'adulte "papillon".
Une légende voulait que le chat connaisse sept ou neuf vies. Cela est faux pour le chat, mais vrai bien souvent pour l'être humain, dans notre civilisation "moderne" tout du moins.
En effet notre vie d'adulte est souvent faite de multiples changements de situation dans notre vie privée ou professionnelle, entraînant parfois un sentiment de perte et d'échec qui nous entraîne dans un état de profonde dépression. Cette dépression correspond à la disparition de ce que nous considérions comme faisant partie intégrante de nous même, un être cher ou une situation professionnelle, un sentiment de mort d'une partie de nous, au point que le suicide nous apparait comme un moyen d'abréger une agonie plutôt qu'un "auto-crime".
Mais il nous faut cependant accepter "cette petite mort" que représente ce passage dépressif. Il nous faut croire "en Dieu", un potentiel énergétique de fusion des pensées en une pensée commune qui nous régénère, un Dieu en nous qui nous lègue un héritage ancestral des luttes pour la survie de nos ancêtres qui ne font qu'un en nous. Mais c'est aussi un Dieu hors du temps qui lie  les humains les uns aux autres, une pensée commune qui grandit avec l'humanité et se manifeste dans un patrimoine génétique commun de l'humanité. Ce Dieu de l'espoir fera s'éveiller en nous un autre moi qui grandira et nous donnera la force de construire une nouvelle vie.
Nous ne sommes pas "un " mais multiples en nous même, nous pouvons avoir plusieurs vies pour peu qu'on y croit et qu'on les cherchent, des dons multiples légués d'ancêtres forts différents et donc des possibilités multiples d'épanouissements.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 21:22

2568199925_1.jpg C'est un peu comme le "voyage au centre de la terre " de Jules Verne: par la cheminée d'un volcan éteint des explorateurs trouve le chemin décrit sur un vieux parchemin menant au centre de la terre où ils devront faire face à des animaux préhistoriques que l'on croyait disparus. Un jour, il arrive que l'on trouve le chemin menant au centre de nous même, après de dures épreuves auxquelles on craint de ne pas survivre. Le centre de nous même c'est l'inconscient, et le chemin qui y mène, on ne le trouve pas toujours et même pas souvent. C'est une remise en question profonde de notre existence. Mais nous faisons ce chemin à  l'aller, sans savoir où il mène, il est étroit et de chaque côté on peut tomber dans un abîme insondable. Au retour, c'est le retour sur le chemin cahotique de la vie que nous devons suivre jusqu'au bout; c'est le courage de le suivre que ce voyage vous donne. Au centre de nous même, une multitude d'être qui nous sont proches génétiquement ou par l'esprit, des êtres que l'on croyait à jamais disparus pour toujours, mais qui ont survécus en nous même et reviendront à la vie celon les lois complexe de la génétique, enrichit de l'héritage inconscient de l'expérience de survie de ceux qui les ont précédés.

On peut retrouver quelqu'un dont on ne connaissait rien ou si peu, un autre nous même parfois, en d'autres temps; une mémoire du danger et de la lutte pour la survie, une mémoire que l'on nomme "instinct" dont on a ignoré l'existence chez l'homme, et méprisé à tort chez l'animal. Pourtant, si l'on regarde évoluer une vie foetale, c'est toute l'histoire de l'évolution du monde du vivant qui se déroule en un seul être: d'abords un être uni puis multicellulaire, puis un être à "branchies" ressemblant à un poisson,  aquatique avec des membres évoquant un batracien, un être qui à sa naissance,contrairement à l'animal(sauf les marsupiaux dont l'évolution se poursuit dans la poche maternelle), n'a pas fini son évolution neurologique, la vue notamment, très imparfaite à la naissance. Eh bien, de la même manière, il y a  plusieurs moi en moi, qui font de nous un moi unique, qui laissera s'exprimer peut être le "moi" en lui déterminé par des facteurs environnementaux. Darwin disait en observant la silhouette élancée et aérodynamique de la gazelle et du léopard, qu'il aura fallu plusieurs générations d'ancêtres de la gazelle ayant souffert en mourant dévoré pour parvenir à la perfection de la silhouette actuelle, et plusieurs générations de léopards risquant de mourir de faim s'ils ne suivaient pas l'évolution de la gazelle. De même un traumatisme d'un "moi" antérieur a pu entraîner une mise en alerte et une possibilité évolutive psychologique en nous même.

 

- Après ce discours péremptoire, laissons place au moi romantique qu'il y a en moi:

Ma grand mère maternelle s'appelait "Marguerite", sur cette photo, ses soeurs, Marguerite n'est pas encore née. Trois de ses soeurs décèderont de la tuberculose. Marguerite, fleur de l'espoir...

Et c'est vraiment Marguerite qui fut l'espoir de cette famille, puisqu'elle sera la seule à avoir une descendance, bien que décédant à une trentaine d'années. Elle eut trois fils, l'aînée, mon père fut prénommé "René" ce qui signifie "né deux fois". Désir inconscient de ramener à la vie ses soeurs? Mon père ressemblait à sa mère, et dans la descendance de ma grand mère, ontrouve des ressemblances frappantes avec au moins deux de ses soeurs( deux ressembleraient peut être à des cousins perdus de vue). Marguerite était bien la fleur de l'espoir, celles qui vint quand les autres furent fauché par la mort avant de faire germer la vie. 

On me raconta la vie de ma grand mère, mais de sa soeur aînée, Alexandrine, je sus seulement un jour son existence et son décès précoce vers 19 ou 20 ans. On m'a dit que je lui ressemblais une fois, mais je n'avais jamais vu sa photo, ce n'est que vers plus de 50ans qu'une vieille photo jaunie, "rajeunit" par l'informatique(augmentation des contrastes), me permit de voir ses traits.

J'ai appelé ma fille aîné "Sandrine" en ignorant que c'était le diminutif "d'Alexandrine", mon cadet, un fils, Alexandre sans penser une seul fois que c'était la forme masculine de cette grande tante inconnue et oubliée, puis mon fils Guillaume. Son nom me vint à l'esprit peu de temps avant mon accouchement alors que je n'avais auparavent jamais pensé ni aimé ce prénom. Des parents désaprouvèrent, me disant "c'est le nom de l'empereur allemand qui a provoqué la guerre en 1914". La première guerre mondiale étant pour moi reléguée à l'histoire et cet empereur me laissant indifférente, je maintenais notre choix, car si ces trois prénoms avaient été proposés par moi, mon époux les avait approuvé. Alexandrine est morte en 1914, ce n'est que récemment que je l'ai appris.

Simple hazard? ou nos choix, nos goûts, voir nos rêves, sont dictés par des informations inconscientes d'une mémoire ancestrale, instinct évolué de l'être humain.

 

lire aussi: Intuition, rêve prémonitoire ou prophétique, mécanisme de la spiritualité

                 Une théorie du fonctionnement cérébral qui explique à la fois le mécanisme du rêve et du délire

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 18:40
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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 14:59

Aperçu de la page “Traumatisme collectif, perversion religieuse, trouble ou frustration sexuelle” :

sont indibutablement liés et interactifs...

L'origine de ce qui deviendra sur plusieurs millénaires le judaïsme, se trouve dans le traumatisme post- diluvien des rescapés.
Mais il faut d'abords…


Lire la page “Traumatisme collectif, perversion religieuse, trouble ou frustration sexuelle”

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